L’opéra en fête : Christian Lacroix, des costumes, une visite, des répétitions et une brocante !

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie Accessoires, CULTURE, Haute couture, MODE, Musique, TENDANCES, Théâtre | Laisser un commentaire  

édéric Godard

Christian Lacroix se confiait dans notre dernière édition de Zut ! Strasbourg. Il a réalisé les costumes pour les Les Pêcheurs de perles, un opéra en trois actes d’un compositeur avec lequel il entretient une relation privilégiée depuis l’enfance : Georges Bizet. Alors qu’il fait l’actu avec une escapade chez Schiaparelli, il nous avait livré son point de vue sur deux tendances de la mode et de la couture, théâtrales, « opératiques » comme il aime à la préciser, ou minimales – une tendance majeure aujourd’hui. Extrait de cette interview à lire en intégralité dans le numéro 17 de Zut !  :

« LeZUT_ChristianLacroix_Pêcheurdeperless deux tendances ont toujours coexisté, en plus ou moins bonne intelligence, anciens et modernes, classiques et baroques, etc. Certes, on assiste avec la crise à un retour des années 90 en noir et blanc. Mais il y aura toujours des designers et des maisons vouées au maximalisme, au baroque, au choc des cultures et des époques, des couleurs. C’était là mon inspiration, c’est aussi ce qui a fait que certains ont adoré mon travail tandis que d’autres l’ont méprisé ou détesté. Si Jean-Luc Tardieu, le premier, en regardant deux secondes l’un de mes tous premiers défilés au journal télévisé, a eu l’intuition – et je lui en serai éternellement reconnaissant –, que je pouvais faire du théâtre, c’est parce qu’il avait capté la part de spectacle qu’il contenait. Et le style des productions d’alors, surfait dans l’abondance des années 80 naissantes, où tout était spectacle, exhibition, excentricité, pour ne pas dire arrogance.

Puis, petit à petit, les influences septentrionales se sont fait sentir, le Regietheater et la crise allaient bien ensemble. Avec moins de décor, moins de costumes, pratiquement plus de costumes d’époque, à la fois trop chers et méprisés, les générations nouvelles ont eu à cœur de transposer toutes les œuvres dans des périodes plus ou moins contemporaines, la guerre et les années 30-40, les années 50 ou 60-70, si possible dans l’ambiance la plus quotidienne, ou même la plus triviale, la plus kitsch, la plus décalée. Certes, je peux faire des costumes contemporains noirs et des t-shirts sur des jeans, mais ce n’est pas mon plaisir. Ni ma force. Je peux avoir de la joie à habiller un chœur entier comme les spectateurs eux-mêmes le sont ou l’étaient dans la rue, quelques heures avant le spectacle. Mais à Strasbourg, heureusement, il s’agit de recréer un certain XIXe à partir des stocks formidables de costumes que possède l’OnR. J’adore cela, redonner une seconde ou troisième, voire une quatrième vie à un costume plutôt que de le laisser dormir et de créer un costume neuf qui aura moins d’âme. L’économie y trouve également son compte.

Ma créativité s’exprime aussi aujourd’hui dans ce genre d’exercice que j’aime. Contourner les impératifs ou les contraintes en les transformant en avantages, c’est là ma certitude. J’ai pu bénéficier dans certaines maisons de moyens illimités, mais cela peut parfois manquer de saveur ; se tordre l’esprit pour trouver une jolie solution au plus juste prix est un autre plaisir. Même en haute couture, je n’ai jamais disposé de budgets phénoménaux. Même inconsciemment, cela se sent je crois, et c’est tout à l’avantage des costumes. Mais pour vous répondre plus précisément, oui bien sûr que de travailler des volumes qui n’ont rien de quotidien, avec des effets à l’avenant, patines, perruques, décoration, et qui donnent l’illusion de faire renaître des modes et des silhouettes surgies de l’histoire du costume, ne me dépayse pas. Bien au contraire, c’est ma passion profonde. Je me sens dans mon élément au théâtre depuis l’enfance. La vraie vie ne me semblait commencer que lorsque la salle s’éteignait, que les trois coups résonnaient, que le rideau ou l’écran publicitaire se levaient sur le spectacle, le festival dans le théâtre antique ou la représentation d’une pauvre troupe ambulante de plein air, aussi bien dans un humble cinéma qu’une salle rouge et or. L’important était que le monde devienne enfin plus grand qu’au quotidien… »

Les Pêcheurs de perles de Georges Bizet, mise en scène de Vincent Boussard avec les Chœurs de l’OnR et l’Orchestre symphonique de Mulhouse, les 17, 21, 23, 26, 28 et 30 mai à l’Opéra de Strasbourg, les 7 et 9 juin, à La Filature de Mulhouse

TOUS À l’OPÉRA !

Des costumes de Christian Lacroix, c’est une première occasion de vivre l’opéra en fête, mais comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, sachez qu’à l’occasion de la journée “Tous à l’opéra”, l’Opéra national du Rhin, vous invite à découvrir les secrets des Pêcheurs, avec un accès à la grande salle du théâtre à l’italienne, le 11 mai à 12h et à 13h (durée : 1 heure) : se lèvera pour vous un coin de rideau sur la nouvelle production, mais aussi sur l’histoire du monument, place Broglie.

Vous pourrez également assister à la répétition ouverte des Pêcheurs de perle à 14h30 ou 16h (durée : 1h30) : l’occasion de découvrir les décors et leurs secrets en exclusivité, moins d’une semaine avant la première.

Enfin, de 14h3à à 17h, se tiendra la Grande Brocante avec la mise en vente de plus de 200 costumes, de nombreux accessoires et même des éléments de décors.

Informations complètes : www.operanationaldurhin.eu

Coup de cœur

Le by Cécile Becker dans la catégorie Clips, CULTURE, Musique, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

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Délicieux et physiques, comme on les aime, les Hermetic Delight reviennent avec un clip léché : Heartbeat I & II où l’on voit les membres du groupe (Delphine, la batteuse, irradie !) jouer comme si leurs vies en dépendaient devant des flashs de couleurs et de lumières et entourés de télévision. L’occasion de parler de ce titre, de ces images et de l’avenir avec Atef, le guitariste.

Heartbeat I & II, pourquoi ce titre de chanson ?
C’est du typique de HD (HD = Hermetic Delight, pour les moins perspicaces d’entre vous, ndlr.), de donner un nom de code aux nouveaux morceaux en attendant un vrai titre. Parfois, il ne change jamais. C’est le cas, ici. Le morceau est en deux parties, la première qui fait « poum poum » comme un « heartbeat » et la deuxième avec le supplément d’adrénaline.

On sent sur ce morceau un goût plus affirmé pour le krautrock et la noise, la voix passe complètement en second plan, très discrète, est-ce le résultat d’une réflexion plus profonde sur votre son ?
C’est le résultat de pas mal de choses ; on joue et on compose mieux qu’avant car on s’était formé sans trop savoir toucher de nos instruments. Il y a aussi la digestion de notre première démo, sept titres enregistrés en deux jours. Ce coup-là, on a passé tout l’été pour deux titres et on s’est appliqué pour prendre plaisir à mettre nos morceaux dans la voiture. La façon dont la voix résonne est un peu comme un message subliminal, ça fonctionne bien… Pour ce morceau, du moins. On y voit en aucun cas un mode d’emploi.

Aujourd’hui, vers quoi allez-vous ?
Vers l’infini et au-delà. Ça fait un petit moment qu’on se la joue sans concession et on a bien envie de le montrer. À nous cinq, on bouillonne d’un jukebox un peu trop bordélique pour nous cantonner à un seul style, comme toute cette vague actuelle d’artistes monogames.

Comment avez-vous déterminé les images de ce clip ?
Merci de poser cette question, ça me permet de rendre hommage à Harry Smith, alchimiste de l’animation vidéo. Zey (la chanteuse, ndlr.) était tombée sur son œuvre, Early Abstractions, une vieille séquence vidéo qui constitue le background du clip. J’aime la façon dont notre musique et son image se mélangent à merveille, malgré plus de 60 ans qui séparent l’un et l’autre. Pour le reste, on a fait que refléter individuellement ce que le public voit en live : nous, les télés, les amplis, tout en se creusant la tête pour que ce soit authentique, contemplatif et regardable pendant plus de 6 minutes.

Il y a quelque chose de très direct et très frontal dans les images puisqu’on vous voit jouer, mais en même temps de très flou, psychédélique aussi, pourquoi cette contradiction ?
C’est le Hermetic et le Delight. Le doux et le violent, le bruyant et le mélodieux. Le clip a été fait avec du gros matériel, et qu’est-ce qu’on fait ? On le bousille dans un magnétoscope VHS et on récupère le résultat. 2013…

C’est aussi, je crois, une affirmation esthétique, peut-on dire qu’avec ce clip vous avez trouvé votre image ?
Absolument. On en trouvé une qui correspond à ce morceau et qui est représentatif de notre état d’esprit actuel, en tout cas…

La suite ?
Ce week-end, on retourne en studio pour enregistrer de nouveaux titres qui refléteront HD d’une autre manière, encore. De la pop dévastée, au psychédélique. Une nouvelle composition et deux reprises. Mon tout fera un triptyque funéraire… Ça sortira à la rentrée. Entre temps, on compte bien repartir sur les routes.

Le clip Heartbeat I & II a été réalisé par Mathieu Garcia, Dominique Pichard et Bartosch Salmanski
Allez faire un tour du côté des Hermetic Delight, c’est par ici.

Girls girls girls

Le by Zut ! dans la catégorie CULTURE, LORRAINE, Musique, Rencontre | Laisser un commentaire  


C’était à l’occasion des Femmes s’en mêlent aux Trinitaires à Metz. Les TEEN ont grimpé sous les toits de la salle pour livrer une version acoustique de Cannibal. L’une a attrapé une guitare, l’autre tapait sur les charpentes, les deux autres ont fait les chœurs. Comme à chaque fois, ce beau moment a été capté par la caméra de Das Kuma pour une DSKM session sensible et harmonieuse.

Très justement, les membres de l’équipe Kuma évoquent ces filles comme celles de la génération Girls, imagerie populaire véhiculée à travers Lena Dunham et sa série : des filles qui s’assument, tantôt froides, tantôt enjouées. Les TEEN sont formées par trois soeurs et une amie : un girls band biberonné au punk et aux sons synthétiques qui a convaincu le label Carpark (Beach House notamment) mais aussi Peter Kember (Sonic Boom) qui a produit leur premier disque In Limbo et a longtemps été dans les petits papiers des blogs et des médias comme LE groupe à suivre. A l’aube de la sortie d’un nouvel EP le 28 mai, il ne reste plus grand chose pour asseoir leur réputation de groupe de qualité.

Retrouvez les DSKM Sessions, chez les Kuma, par là

Recette Zut #14 : Le brunch idéal avec les pancakes classiques de Rose Bakery

Le by Zut alors dans la catégorie Gourmandises, LIFESTYLE, Zut ! à table | Laisser un commentaire  

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Le week-end est déjà là et il est temps pour nous de vous conseiller pour le brunch du dimanche. Rose Bakery est une référence à Paris, et pas seulement pour sa réputation de coin bobo par excellence car quoi qu’on en dise, c’est toujours très bon. Des pancakes, des quiches, des salades, des gâteaux merveilleux et j’en passe. Cette fois, Rose Carrarini nous offre un chic livre de recettes sur les oeufs. Autant vous dire que cet ouvrage est plein de recettes plus alléchantes les unes que les autres. Voilà une recette de pancakes classiques, rapide à préparer, que nous avons choisi d’accompagner d’une petite compotée de framboises avec du sirop d’érable.

 Les autres recettes qui m’ont tapé dans l’œil :

* Boulettes de viande a la tomate
* Oeuf cocotte au dashi
* Sandwich œuf curry
* Mon chawanmushi aux legumes
* Eton Mess

Voici donc la recette de pancakes classiques de Rose Bakery extraite de son tout dernier livre Comment cuire un oeuf, paru aux Editions Phaidon.

Ingrédients : 

* 2 œufs
* 22cl de lait
* 60g de beurre fondu
* 175g de farine classique ou avec levure incorporée
* 1/2 cuillère à café de sel
* 4 cuillères à café de levure chimique (si vous utilisez de la farine classique)
* 1 cuillère à café de sucre en poudre

Préparation :

Dans un saladier, fouetter les œufs avec le lait et le beurre fondu.
Dans un second saladier, mélanger la farine, le sel, éventuellement la levure et le sucre en poudre.
Incorporer délicatement les ingrédients secs au mélange aux œufs, sans trop travailler la préparation : celle-ci doit contenir encore quelques petits grumeaux de farine non incorporée.
Faire fondre un peu de beurre dans une poêle ou une sauteuse à feu moyen à fort.
Lorsque la poêle est chaude, y déposer environ trois cuillères à soupe par pancake, en veillant à bien les espacer. Laisser cuire jusqu’à ce que des bulles se forment à la surface.
Retourner les pancakes, et laisser cuire 30 secondes supplémentaires jusqu’à ce qu’ils soient dorés.
Transférer sur un plat chaud et réserver au chaud pendant la cuisson des pancakes restants.
Servir aussitôt avec du sirop d’érable, des myrtilles ou tout autre accompagnement de votre choix.

Par Déborah Pham

Retrouvez toutes les recettes de Zut ! juste ici

Chilly Gonzales : le blind test

Le by Cécile Becker dans la catégorie CULTURE, Musique, Rencontre, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

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De passage à la salle des fêtes de Schiltigheim le 27 avril dernier pour présenter son disque Solo Piano II, nous avons rencontré la bête. Bête de scène d’abord, monstre du piano aussi : Chilly Gonzales. Ou Gonzo, pour les intimes. Avant de lire l’essence et les détails de cette belle rencontre dans les pages du prochain Zut ! Strasbourg (il faudra attendre le soleil, le vrai), petit avant-goût délicieux en forme de blind test à un personnage passionné par le hip-hop.

Daft Punk – Get Lucky feat. Pharrell & Nile Rodgers

Bien sûr, c’est Daft Punk ! J’aime beaucoup. J’ai eu la chance d’écouter tout l’album avant d’apparaître dans une vidéo dans laquelle j’explique comment j’ai collaboré à Random Access Memories (à regarder à la fin de ce blind test, ndlr.). L’album est très très bien mais je n’ai pas le droit de dire quoi que ce soit avant le 21 mai… Je suis très fier d’y avoir participé : mon but en tant que pianiste et personnage, c’est d’être un homme de mon temps. Pouvoir travailler sur un album comme ça ou avec Drake ou Feist, qui sont chacun, dans leur style, à un très très haut niveau… Je veux dire, Feist, c’est l’une des meilleures songwriters, Daft Punk ? Les dieux vivants de la musique électronique et Drake, le plus pop et le plus musical des rappeurs. C’est très rassurant pour moi que des collaborations comme ça soient faisables. A chaque fois, c’est au piano que les gens me demandent, c’est assez rare que quelqu’un veuille travailler pour autre chose que l’harmonie ou l’odeur pianistique que je peux apporter.

ZUT ! Magazine : Et qu’avez-vous pensé de tout le buzz autour du morceau ?

Ce sont des génies non seulement en musique mais aussi dans la gestion de leur carrière. Ils mettent beaucoup de gens à l’amende, à chaque album. Ils montrent une autre voie en étant tout à fait conscients de leur position. Leur œuvre d’art se passe sur un registre très très large qui incorpore parfaitement l’industrie du disque. A chaque fois, ils sont en avance ! Même si soi-disant, ils sont passéistes… Sur Human After All, il n’y a pas eu de promo du tout et ils ont fait l’album en 12 jours ! Beaucoup de musiciens ont des fantasmes en tête, et bien c’est possible que Daft Punk les aient réalisé avant : les crossovers, l’autotune sur One More Time. Sur ce nouvel album, les gens vont se dire « Han ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé ? » Ce sera très dur d’y résister. Tous les arguments contre, sont des arguments très positifs en fait. J’entends beaucoup de gens qui disent : « Hm. Je trouve ça un peu en-dessous, mais franchement elle me reste dans la tête pendant trois semaines. »« Ok, t’as un problème mec, si t’as une musique en tête c’est que finalement, tu l’aimes bien. » Ça va forcer les gens à écouter avec un vrai goût pour le rythme, pour la joie, pour tout ce qu’il y a de positif dans la musique. Les gens qui résisteront sont des cyniques, qui vont refuser, par principe… J’ai écouté tout l’album c’est tellement pop, joyeux, varié, on s’ennuie pas, c’est fait avec humour, avec joie… « It’s a masterpiece ! »

James Blake – Limit To Your Love

Ah. C’est la reprise de James Blake de Limit to Your Love, que j’ai composée avec Feist. J’aime beaucoup beaucoup beaucoup cette version. D’ailleurs, j’ai fait une erreur il y a quelques années… Je rigolais sur scène à Londres, j’étais un peu possédé par le truc, et je n’ai pas vraiment dit du mal de lui mais fait semblant qu’il n’avait jamais rappelé, j’ai dit : « James Blake, he covers my song but he won’t even return my calls ! » (James Blake, il reprend mes chansons mais il ne daigne même pas me rappeler !, ndlr.) Trois mois plus tard, il a entendu de quelqu’un que je disais du mal de lui. J’ai lu quelques interviews où les journalistes lui demandent si je l’ai contacté suite à sa reprise et il répond : « Non, mais je sais qu’il a mal pris le fait que j’ai repris son morceau. », alors que ce n’est pas du tout le cas… J’ai essayé de le joindre plusieurs fois suite à ça… C’est le danger sur scène, même si quand j’ai raconté ça, c’était moi dans la position du loser… Mais James Blake est un musicien très talentueux. Vraiment.

Aphex Twin – Avril 14th

Il réfléchit longuement tête baissée.
Je connais pas. Mais c’est bien, j’aime bien. C’est quoi ?

ZUT ! Magazine : Aphex Twin…

…Oh. C’est de l’album Drukqs c’est ça ? Je connaissais une autre petite interlude au piano, mais pas celle-ci.

Léonie Pernet – Blue is Dead

Je connais très très peu la musique actuelle… C’est quoi ?

ZUT ! Magazine : Léonie Pernet, Blue is Dead. Une jeune artiste, qui travaille seule et qui joue pas mal d’instruments. Elle se balade entre la pop, des choses plus classiques, et le rap aussi…

C’est vraiment bien. Rappelle-moi son nom ?

ZUT ! Magazine : Léonie Pernet. Quels noms retenez-vous de cette nouvelle génération d’instrumentistes qui travaillent dans leur coin, qui construisent leur musique seuls ?

J’adore Nils Frahm, par exemple, il est génial. En live, il est fabuleux apparemment. Je le respecte vraiment beaucoup. Il y a aussi Hauschka, ça c’est du piano préparé. Un très gentil monsieur.

Beyoncé – Run the World (Girls)

C’est Beyoncé ça ! Certains de ses tubes sont vraiment superbes. La musique pop comme ça, ça rejoint mes aspirations musicales, donc ça me touche. Et puis elle a cette connexion au rap qui me parle, forcément : le hip-hop doit être la meilleure musique qui existe sur terre, très honnête, très directe. Et puis elle est la femme de Jay-Z, leur couple est très ami avec Obama… C’est dingue.

Tyler, The Creator – IFHY feat. Pharrell

Quasiment immédiatement : « That’s Tyler ! »

Il est génial. J’ai écouté Wolf, son dernier album, j’adore ce mec. Un des membres de cette bande Odd Future, Domo Genesis, je suis en train de faire un truc avec lui. J’ai découvert qu’il adorait Solo Piano II, il avait tweeté qu’il se lève le matin, qu’il fume un joint tout en écoutant Solo Piano II.

BONUS (pour les pratiquants de la langue de Shakespeare) : l’épisode 6 de The Collaborators filmé par The Creators Project, présentant le travail de Chilly Gonzales sur Random Access Memories

Propos recueillis par Céline Loriotti et Cécile Becker le 27 avril à la salle des fêtes de Schiltigheim.

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