Une journée avec Tomi Ungerer

Image issue de film de Brad Bernstein, Tomi Ungerer, l'esprit frappeur

Après Les Trois Brigands, film d’animation réalisé en 2007 par Hayo Freitag, l’univers de Tomi Ungerer est à nouveau source d’inspiration pour les jeunes réalisateurs : Stephan Schesch adapte Jean de la Lune au cinéma et Brad Bernstein, Américain, réalise un documentaire sur le parcours riche et atypique de Tomi Ungerer.

Le premier, long-métrage d’animation, basé sur le livre du même nom réalisé par Tomi en 1961, s’adresse à un très jeune public mais pas que. L’histoire traite de sujets fondamentaux, tels que l’amitié, le rejet, les préjugés et vise à aborder avec intelligence et subtilité les questions que se posent les enfants.

Le second film, Tomi Ungerer, l’esprit frappeur, retrace l’art et la vie de Tomi Ungerer à travers les tumultes d’une carrière riche et fascinante. Témoignage du génie d’une figure incontournable de notre époque, ce documentaire se veut également révélateur d’une personnalité et d’une sincérité et fait preuve de créativité en donnant vie aux dessins de Tomi Ungerer.

En attendant les sorties officielles, le cinéma Star Saint-Exupéry vous donne l’occasion d’assister aux avant-premières lors d’une journée consacrée à l’artiste et de rencontrer Tomi Ungerer, et son équipe, après chacun des deux films.

Le petit plus Zut ! + Star Saint-Exupéry
Si vous venez de notre part, les billets seront à 5€. Il suffit de dire Zut ! et le tour est joué.

Journée Tomi Ungerer, avant-premières Jean de la Lune à 14h00 et Tomi Ungerer, l’esprit frappeur à 20h00, vendredi 16 novembre au cinéma Star Saint-Exupéry de Strasbourg. Pour les lecteurs de Zut ! billets à 5€.

Le lien de l’événement Facebook

Par Justine Goepfert

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Le by Zut alors dans la catégorie Cinéma, CULTURE, Illustration, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

Into the Bronx

Bronx, New York
18 heures

Je monte à bord d’un bus rempli de lycéens en furie. Normal, c’est le premier jour des vacances d’été…

Comme toujours, les petits caïds sont à l’arrière, allures de rebelles et rires sonores, le reste du bus n’a qu’à bien se tenir. L’ambiance est survolée, ça crie, ça chante, ça rit, je ne sais plus où donner de la tête, propulsée au milieu de tous ces jeunes.

Mais à mesure que le bus se vide, le collectif laisse place à l’individu et les masques tombent. Je me suis trompée en croyant que ces ados ressemblaient à tous les ados du monde. A l’image du quartier dans lequel ils vivent, leur vie est dure, violente et désabusée.

A la nuit tombée, je descends du bus. Chacun a repris sa route, mais je suis loin d’oublier ces visages…

A la limite entre documentaire et fiction, The We and The I fait incontestablement partie des grands Gondry : un rythme travaillé, des plans ingénieux, une esthétique soignée… A la fois drôle et touchant, ce film est porté par un groupe de jeunes acteurs amateurs au ton toujours juste et naturel, qui vous embarquent dans leur monde et leur génération. Un beau moment de cinéma, comme on les aime. Dans ce bus, c’est sûr, la magie a opéré… Courez vite prendre votre ticket !

Par Céline Mulhaupt

The We and The I de Michel Gondry à l’affiche au Cinéma Star, à Strasbourg

Le by Zut alors dans la catégorie Cinéma, CULTURE | Laisser un commentaire  

Je peux le garder pour Charlotte votre magazine ?

C’est l’histoire d’une photo, prise avec un Connan pas si barbare accompagné de la sylphide et douce Charlotte, avant leur concert strasbourgeois en mai et immortalisée dans le dernier numéro de ZUT! – qui doit bien évidemment encore trôner sur votre table basse, pris en sandwich entre le dernier IDEAT et Grazia VOGUE, the September Issue oblige ! – La magie Gainsbourg-Mockasin opère vite, notre rédacteur en chef préféré a joliment livré sa rencontre et Christophe Urbain a su capturer en un cliché le duo détonnant.

Mais voilà, trois mois plus tard, c’est à mon tour de rencontrer Monsieur Charlotte, qui après la tendance “fils de” me fait plonger dans le si facile et à la fois si évident “époux de”. Yvan Attal est venu présenter sa prochaine comédie Do Not Disturb prochainement à l’affiche, avec un François Cluzet particulièrement docile et loin d’être intouchable  – il est tard je fais ce que je peux en boutade -. Tous deux s’amusent au feuilletage express de ZUT!  Ah, il est si fier Yvan. Il a certainement pour la millième fois entre les mains et sur papier glacé celle qu’il porte magistralement à l’écran et qui vient de lui donner une petite Joe. Mais l’admiration reste intacte, malgré la taquinerie de circonstance : « Il sortait de chez le coiffeur Connan, vue sa tenue ? »

Mais l’apothéose, le Graal ultime, la consécration pleinement assumée demeurent dans cette question pourtant anodine du réalisateur :

« Dîtes, je peux garder le magazine pour Charlotte ? Ça lui fera plaisir ! »

Nous, si on peut faire plaisir…

Do Not Disturb, sortie le 3 octobre 2012

Rencontre avec François Cluzet à retrouver dans la rubrique Instant Flash, dans le prochain numéro de ZUT!

 

Le by Caroline Lévy dans la catégorie Cinéma, CULTURE, Musique, Rencontre, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

Les lémuriens aiment le cinéma

Si si ! Les lémuriens aiment le cinéma. Si on vous le dit. La preuve avec le festival de cinéma de Nancy Aye Aye, puisque pour ceux qui l’ignoraient l’aye-aye est un petit lémurien de Madagascar pourvu d’énormes yeux et de grandes oreilles, pour bien voir et pour bien entendre, mon enfant !

Une centaine de films, deux salles intérieures mises à disposition par l’institut européen de cinéma et le centre image Lorraine, et un écran en plein air dans la cour de la médiathèque pour le plaisir de sentir encore un peu l’été avant de s’engouffrer dans la rentrée, la 18ème édition du festival de cinéma de Nancy compte bien vous faire plaisir. Parmi la programmation : une compétition de courts-métrages internationaux regroupés par thématiques (L’espoir fait vivre, La vie de famille, Vive la révolution, Tromper les apparences, La dérive de l’homme), des projections de documentaires, de films d’animation, d’avant-premières, de grands classiques et de films jeunesse.
Cette année, le festival de cinéma de Nancy met le cap sur l’est européen en proposant une sélection Orient express avec, entre autres, Latcho Drom de Tony Gatlif (sélection Un certain regard au festival de Cannes 1993) qui suit en musique et en danse la route du peuple Rom, Les Yeux Noirs de Nikita Mikhalkov avec Marcello Mastroianni qui interprète un serveur de paquebot évoquant ses souvenirs ou Mustafa’s Sweet Dreams d’Angelos Abazoglou racontant l’histoire d’un apprenti-pâtissier. Un focus Caucase vient compléter cette belle programmation avec un hommage aux maîtres du cinéma caucasien : Artavazd Pelechian et Otar Iosseliani, Karaman, un film de Tamer Yigit et Branka Prlic sur le choix d’immigration d’une musulmane, ou encore le documentaire de Gor Margaryan en forme de petit conte de fées qui dresse le portrait de trois jeunes arméniens dans les parties rurales du pays.

Un festival qui explore la jeune création mais nous donne aussi à voir un cinéma ancré sur un territoire que l’on méconnaît.

Programmation complète sur le site du festival
Aye Aye film festival, du 1er au 10 septembre à Nancy.
http://ayeayefilmfestival.com
6 € la séance en tarif plein

Infos : 06 50 86 82 77 

Le by Cécile Becker dans la catégorie Cinéma, CULTURE, LORRAINE | Laisser un commentaire  

Chris Marker, au bout de la Jetée

Chris Marker n’est naturellement pas l’homme d’un film – il a signé bon nombre de documentaires dont Le fond de l’air est rouge, sans compter ses collaborations auprès des plus grands, et multiplié les approches formelles les plus aventureuses –, mais il reste pour nous l’homme du ciné-roman La Jetée (1962), “L’histoire d’un homme marqué par un souvenir d’enfance”.

Ce film de science-fiction est un cas unique dans l’histoire du cinéma puisqu’il est construit sur la base d’un diaporama animé avec voix-off et bande-son. Très rapidement, on n’oublie le dispositif pour se plonger dans le récit apocalyptique de l’après-Troisième Guerre mondiale. Paris a été bombardé, la Terre en surface devient inhospitalière, les survivants se cachent dans les sous-sols de la ville ; certains d’entre eux servent de cobayes à des expériences qui visent à les plonger dans le passé afin de chercher la clé du temps. La plupart de ces cobayes deviennent fous. Un homme, un seul, résiste aux effets du transport temporel : dans le passé, il retrouve une femme (sublime Hélène Châtelain !). Cette femme apparaît dans un souvenir qui le tenaille sur la jetée, à Orly…

“Une fois sur la grande jetée d’Orly, dans ce chaud dimanche d’avant-guerre où il allait pouvoir demeurer,
il pensa avec un peu de vertige que l’enfant qu’il avait été devait se trouver là aussi, à regarder les avions.
Mais il chercha d’abord le visage d’une femme, au bout de la jetée. […]”

L’histoire ne dit pas si Chris Marker a lui-même assisté, en se dédoublant, à sa propre mort comme le personnage principal de ce chef d’œuvre absolu inspiré par Vertigo d’Alfred Hitchcock, mais cet être exceptionnel s’est éteint le jour même de ses 91 ans. On lui souhaite de se “réveiller dans un autre temps”, lui qui a gardé la candeur, l’enthousiasme mais aussi la profonde lucidité de l’enfant.

La Jetée et Sans Soleil – Coffret de deux DVD
DVD 1 : La Jetée de Chris Marker (1963), prix Jean Vigo 1963
DVD 2 : Sans soleil, un film de Chris Marker (1982)

Le Fond de l’air est rouge – Coffret de deux DVD
DVD 1 : Le Fond de l’air est rouge – 1967-1977 : années capitales de l’histoire mondiale
DVD 2 : Les sixties

Le Tombeau d’Alexandre et Le Bonheur – Coffret de deux DVD
DVD 1 : Le Tombeau d’Alexandre, un film de Chris Marker (1993)
DVD 2 : Le Bonheur, un film muet d’Alexandre Medvedkine (1934)

Chats Perchés, suivi d’un bestiaire de l’auteur et d’un conte de François Maspero

Plus d’informations sur www.arte.tv

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie Cinéma, CULTURE | Laisser un commentaire