Blouson cuir

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The Napoleons sont des Nancéiens sympas, tout de cuir vêtus, qu’on peut croiser principalement entre deux concerts et trois bières, lorsqu’ils ne sont pas sur scène. Yannick, serviteur, au chant, Mike et Romain aux guitares, Jason à la basse et Pierre à la batterie. Il viennent de sortir un nouveau single et un nouveau clip.

Il font quoi The Napoleons, depuis quand ?
On fait du rock ! 
On a commencé à répéter ensemble en novembre 2010, puis les premiers concerts à partir d’avril 2011. A cette époque on était encore sur Besançon, puis Yannick a rejoint Romain à Nancy pour ses études, et le reste du groupe a suivi petit à petit, pour des raisons pratiques et des choix de vie. En janvier 2012 on a sorti un EP quatre titres, Mud Sand Overseas, qu’on a défendu sur pratiquement toute l’année en concert. On est partis en tournée en septembre 2012 dans toute la France, en Belgique et au Luxembourg. Depuis on a pas mal bossé en studio de répétition, on a repris les concert en mai et là on sort un single et un clip, Needle.

On sent évidemment que les Strokes ou le BRMC sont des références certaines du groupe. Est-ce que des groupes de styles différents influent sur vos choix musicaux ?
Ouais, niveau référence, on peut dire ça, on a des morceaux assez mélodiques et d’autres plus bruts, on essaie de trouver le bon compromis entre les deux sans verser dans l’excès, que ce soit d’un côté ou de l’autre. On écoute plein de trucs différents, je ne sais pas vraiment si ça se ressent dans notre musique, on essaie surtout de se focaliser sur la mélodie.

En parlant des Strokes, que pensez-vous du morceau One Way Trigger ?
Jason et Romain n’accrochent pas au synthé, Mike a toujours trouvé que les Strokes c’était de la merde, Pierre s’en fout et moi je kiffe, je trouve ça assez couillu comme choix de production, il faut juste savoir faire le deuil des deux, voire trois, premiers albums et écouter ça d’une oreille nouvelle.

Sur les deux nouveaux titres Needle et Concrete, les mélodies sont plus pop que sur l’EP, c’est quelque chose qui va rester ?
Ouais, comme je te disais, on se focalise sur la mélodie, c’est ce qu’on a essayé de rendre sur le single. Nos nouveaux morceaux et ceux sur lesquels on travaille restent à peu près dans la même direction mais ça reste quand même du rock. Par contre on a un troisième titre en boîte qu’on balancera gratuitement sur le net cet été et qui est plutôt lourd, dans la veine de Louisiana. C’est une espèce de dualité dans le groupe, des fois, on a besoin de gros son.

La suite, une tournée ? Un album ou une envie de rester sur des courts formats ?
La suite, c’est des concerts en juin/juillet, on a déjà plusieurs dates confirmées. On joue une date à Verdun avec Lescop et une autre avec BB Brunes, puis il y a des concerts tous les week-ends en septembre. On est en train de booker ça et on a déjà quelques pistes à Paris et en Allemagne. 
Concernant le studio on aimerait bien y retourner assez rapidement, je pense qu’on penchera plus vers un nouvel EP plutôt qu’un album.

Et niveau albums en 2013, ils écoutent quoi The Napoleons ?
Bon je te balance ça en vrac, on écoute beaucoup de choses : Aline, La Femme, Booba, Juveniles, Phoenix, Cold War Kids, These New Puritans, Tame Impala, Daft Punk, Queens Of The Stone Age, Hanni El Khatib, BRMC, The Yokel et bien sûr Chris Sorrelli. 
Je t’ai fait un pot-pourri là, je ne te dis pas qui écoute quoi.

The Napoleons seront en concert le 5 juin pour leur release party au Quai’son, à Nancy et le 29 juin dans le cadre du festival Musiques et Terrasses à Verdun

Propos recueillis par Anthony Gaborit

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Coup de cœur

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Délicieux et physiques, comme on les aime, les Hermetic Delight reviennent avec un clip léché : Heartbeat I & II où l’on voit les membres du groupe (Delphine, la batteuse, irradie !) jouer comme si leurs vies en dépendaient devant des flashs de couleurs et de lumières et entourés de télévision. L’occasion de parler de ce titre, de ces images et de l’avenir avec Atef, le guitariste.

Heartbeat I & II, pourquoi ce titre de chanson ?
C’est du typique de HD (HD = Hermetic Delight, pour les moins perspicaces d’entre vous, ndlr.), de donner un nom de code aux nouveaux morceaux en attendant un vrai titre. Parfois, il ne change jamais. C’est le cas, ici. Le morceau est en deux parties, la première qui fait « poum poum » comme un « heartbeat » et la deuxième avec le supplément d’adrénaline.

On sent sur ce morceau un goût plus affirmé pour le krautrock et la noise, la voix passe complètement en second plan, très discrète, est-ce le résultat d’une réflexion plus profonde sur votre son ?
C’est le résultat de pas mal de choses ; on joue et on compose mieux qu’avant car on s’était formé sans trop savoir toucher de nos instruments. Il y a aussi la digestion de notre première démo, sept titres enregistrés en deux jours. Ce coup-là, on a passé tout l’été pour deux titres et on s’est appliqué pour prendre plaisir à mettre nos morceaux dans la voiture. La façon dont la voix résonne est un peu comme un message subliminal, ça fonctionne bien… Pour ce morceau, du moins. On y voit en aucun cas un mode d’emploi.

Aujourd’hui, vers quoi allez-vous ?
Vers l’infini et au-delà. Ça fait un petit moment qu’on se la joue sans concession et on a bien envie de le montrer. À nous cinq, on bouillonne d’un jukebox un peu trop bordélique pour nous cantonner à un seul style, comme toute cette vague actuelle d’artistes monogames.

Comment avez-vous déterminé les images de ce clip ?
Merci de poser cette question, ça me permet de rendre hommage à Harry Smith, alchimiste de l’animation vidéo. Zey (la chanteuse, ndlr.) était tombée sur son œuvre, Early Abstractions, une vieille séquence vidéo qui constitue le background du clip. J’aime la façon dont notre musique et son image se mélangent à merveille, malgré plus de 60 ans qui séparent l’un et l’autre. Pour le reste, on a fait que refléter individuellement ce que le public voit en live : nous, les télés, les amplis, tout en se creusant la tête pour que ce soit authentique, contemplatif et regardable pendant plus de 6 minutes.

Il y a quelque chose de très direct et très frontal dans les images puisqu’on vous voit jouer, mais en même temps de très flou, psychédélique aussi, pourquoi cette contradiction ?
C’est le Hermetic et le Delight. Le doux et le violent, le bruyant et le mélodieux. Le clip a été fait avec du gros matériel, et qu’est-ce qu’on fait ? On le bousille dans un magnétoscope VHS et on récupère le résultat. 2013…

C’est aussi, je crois, une affirmation esthétique, peut-on dire qu’avec ce clip vous avez trouvé votre image ?
Absolument. On en trouvé une qui correspond à ce morceau et qui est représentatif de notre état d’esprit actuel, en tout cas…

La suite ?
Ce week-end, on retourne en studio pour enregistrer de nouveaux titres qui refléteront HD d’une autre manière, encore. De la pop dévastée, au psychédélique. Une nouvelle composition et deux reprises. Mon tout fera un triptyque funéraire… Ça sortira à la rentrée. Entre temps, on compte bien repartir sur les routes.

Le clip Heartbeat I & II a été réalisé par Mathieu Garcia, Dominique Pichard et Bartosch Salmanski
Allez faire un tour du côté des Hermetic Delight, c’est par ici.

Le by Cécile Becker dans la catégorie Clips, CULTURE, Musique, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

These feet are made for walking

Après avoir sorti Red Panda, un album réjouissant reflet d’une palette sonore extrêmement variée et recherchée, les Strasbourgeois de Colt Silvers signent un nouveau clip : As We Walk, réalisé par le talentueux Yves Brua, dit Le Maudit. Beaucoup de pieds, de sang, de magie noire, de roses et l’apparition remarquée de la mascotte de l’album : un panda roux.
A l’aube d’une tournée en Allemagne et en Chine, le groupe promet de faire parler de lui. Affaire à suivre.

Le site du groupeLes suivre sur Facebook
Deaf Rock Records

Le by Cécile Becker dans la catégorie Clips, CULTURE, Musique, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

Attrapez-les tous !

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La Lorraine est une terre fertile aux jeunes groupes à forts potentiels. Capture, dernière sensation nancéienne, en est la preuve avec un son indie pop froid et plein d’énergie. Les quatre loustics viennent de sortir un nouveau single.

Si elle ne peut compter sur une météo clémente, la Lorraine a pourtant toujours pu compter sur un climat des plus torrides. Les rivalités entre la cité messine et la cité des ducs font l’objet d’un éternel derby, en sport comme en musique. Heureusement, des groupes semblent ne pas être dans cette compétition. Capture, groupe composé de trois mecs et d’une nana à la batterie, met tout le monde d’accord depuis la sortie de son premier EP Where We All Belong en septembre dernier.

Un chant froid et profond, une rythmique solide, de jolies mélodies et un sens certain de la mixité, voilà comment l’on pourrait raconter le groupe qui ne cesse de progresser. Première partie de Sébastien Tellier lors du Nancy Jazz Pulsations, lancement du festival Zikametz, et des scènes partagées avec des groupes comme BRNS ou Breton.

Les membres de Capture confient puiser leurs influences dans l’indie pop et la new wave, et s’ils ont sans doute probablement déjà beaucoup appris de leurs ainés nancéiens, ils sont influencés majoritairement par des groupes de la scène indie internationale : « On aime et écoute beaucoup de groupes comme Bombay Bicycle Club, Everything Everything. Surtout Bombay’ en fait, ils arrivent à créer quelque chose plein de mélancolie qui me transporte à chaque fois », ajoute Amin aux percussions et au clavier.

Dans ce nouveau titre, Alex au chant, explique que le groupe montre aussi des influences différentes de la tendance générale : « On fait de l’indie pop mais on a toujours été dans des choses assez mélancolique et sombre. Avec Florent, le bassiste, on écoute beaucoup de choses punk hardcore alors pour ce single, on a voulu mélanger quelque chose de lourd et massif avec des sonorités dance, dans le sens rythmé du terme. ». Le groupe qui ne souhaite pas brûler les étapes, préfère faire les choses petit à petit : « On ne veut vraiment pas sortir d’album pour le moment, ce serait trop risqué. On essaie de s’exporter un peu avec le live et on part sur la préparation d’un deuxième EP à sortir à l’automne.»

Récemment remarqués en finale des repérages Lorraine du Printemps de Bourges et sur un repérage des Inrocks à Reims, Capture continue son bonhomme de chemin, de briller et de nous convaincre qu’il faudra garder un œil sur eux en 2013.

Un nouveau single, doublé de leur tout premier clip, pour la scène, il ne vous suffira plus qu’à ressortir vos lunettes de soleil, votre combi de festivalier et vous déplacer samedi 1er juin à Bulligny pour le Jardin du Michel !

Le Bandcamp de Capture

Par Anthony Gaborit

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Young folk

Photo de couverture de l'album éponyme de Jake Bugg

Jake Bugg.com ©

En concert ce mardi soir à la Laiterie, Jake Bugg impose son back to basics avec beaucoup d’aplomb. Lui n’a pas été bercé aux sons hip hop comme certains acolytes de sa génération mais a definitely autant de « swag » que ces derniers.

Note to Self : Nottingham a pondu un incroyable talent. Du haut de ses 19 printemps, nul n’est insensible à la voix de ce jeune mélodieux anglais. Vous connaissez l’affection de la Zut Team pour Jake depuis la Z-U-Tape de Janvier 2013, constituée à partir des modèles et influences du jeune prodige. J’étais à Two Fingers de prendre le prochain avion pour la perfide Albion, si envouté par son folk détonnant.

Dylan-esquement : De son Angleterre profonde, sa Country Town, le compositeur surprend avec son style néo-dandy et son timbre qui peut nous rappeler Dylan. Les comparaisons parfois douteuses et incohérentes – l’influence improbable de Johnny Cash notamment – créent un peu le Trouble Town.

Donovan-ement : Dans les aigus notamment, dans les origines surement. L’univers et certaines mimiques vocales de Jake Bugg nous rappellent Donovan. Lui grattait la guitare à l’âge de 14 ans et le jeune messie de Glasgow n’était pas très loin géographiquement et musicalement du génie du Nottinghamshire.

Des influences et des modèles, le jeune homme en a et en cite humblement, comme Oasis par exemple. Quant à nous, nous pourrions le comparer aux La’s ou encore The Coral. Bref on ne va pas les Seen It All. Jake Bugg est un des porte-drapeaux du folk en 2013, c’est un fait !

Claire-ment : Son album éponyme rebondit magistralement après son premier EP, Taste It. Ovationné par la critique et par nos oreilles qui en redemandent, la Ballad of Mr Jones, nous fait voyager de Soho à ses terres natales. Some place enivrantes de plaisir pour les amoureux de l’Angleterre car comme  le dernier post de notre lovely Claire en témoigne, british is so chic !

Someone told me que Jake se produit en concert à Strasbourg, ce mardi. Alors il est certain que Bugg n’invente rien mais il convient de préciser qu’il réinvente bien, Simple As This. Mélodies subtiles, une aisance presque énervante. Les préjugés sur les nouveaux artistes anglais qu’ils viennent du X Factor, de The Voice ou autre, sont bel et bien Broken. Jake Bugg Slide et surfe sur les charts européens et internationaux. En concert, le natif de Nottingham semble mettre le Fire. À l’instar de son clip et premier extrait de son album, Lightening Bold.

En concert le 5 mars, à la Laiterie.

Par Yassine Khelfa M’Sabah

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