Psalm a secret song

Psalm a secret song

Psalm a secret song

L’obscurité est presque totale. Une voix chaude avec une pointe d’accent italien délivre des mots que l’on devine choisis avec beaucoup de soin tandis qu’une guitare électrique égraine les notes d’une mélodie qui nous échappe comme un souvenir enfoui. La voix et la guitare se croisent, puis se rejoignent. On aimerait qu’elles restent en phase le plus longtemps possible exactement comme quand il nous arrive de rouler à la même allure qu’un train qui finira fatalement par nous distancer. Après ce prélude magnifique, on n’ose rêver que la danse nous mènera encore plus loin. Pourtant la peur d’être déçu s’évanouit très vite. Au sol, quatre danseuses en sous-vêtements noirs sont allongées sur autant de tapis. On suit leurs mouvements plus ou moins simultanés comme si on avait l’œil rivé à un kaléidoscope géant. Quand la guitare s’emballe, que le son se fait plus strident, les quatre danseuses se mettent à tourner en courant de plus en plus vite. Elles se croisent, se dépassent, dans une course hypnotique parfaitement réglée. Leurs corps qui viennent se fracasser contre le mur, sont comme des morceaux de bois pris dans le ressac. Tout en faisant le plein d’images, on comprend que quelque chose d’une profondeur insoupçonnée est en train de se jouer sous nos yeux. La légèreté des courses, l’apparente facilité des mouvements, la beauté des mots qui ponctuent le spectacle, tout ça a un sens qui nous échappe. Submergé par tant de beauté, on devine que l’on gardera une trace profonde du mystère auquel on vient d’assister. En quittant la salle, on se sent terriblement maladroit, incapable de partager l’émotion qui nous a envahis et qui ne nous quitte pas.

Psalm a Secret Song de la chorégraphe Valeria Apicella (Cie 3.14) à la Filature de Mulhouse le vendredi 11 mai 2012 (et peut-être bientôt à Strasbourg ?).

Le by Philippe Schweyer dans la catégorie CULTURE, Danse | Laisser un commentaire  

Move your Body

Extrait du film Turn It Loose qui sera diffusé au Star St-Exupéry

Pour la quatrième année consécutive, la compagnie Mistral Est organise le festival Universal Dancers histoire de présenter la danse hip-hop sous toutes ses coutures. De quoi (re)découvrir des talents d’ici et d’ailleurs mais aussi l’occasion d’analyser ce phénomène de contre-culture et d’en apprécier les représentants lors de la diffusion d’un documentaire.

À Strasbourg cette semaine, on cause ghetto, snapback et t-shirt XXL. On commence avec une conférence–débat intitulée « Hip Hop, enjeux de société ou esthétique urbaine » et animée par le le sociologue Hugues Bazin. Qui a dit que les conférences ne pouvaient pas être funky ? Arguments de taille pour les réfractaires : l’entrée est libre, et Hugues Bazin est spécialiste des cultures urbaines. (Médiathèque de la Meinau 25 Avril 17h30).

Amateurs de breakdance et bon film-documentaire, bougez votre booty au cinéma Star Saint-Exupéry le 26 avril à 20h lors de la projection de « Turn It Loose ». Le film suit six des meilleurs danseurs de breakdance mondiaux lors du Red Bull BC One. « Red Bull BC One » ? Encore une expression d’HSS (Hype-Ster-Swag) me direz-vous… Non, il s’agit d’une compétition fortement renommée qui récompense chaque année les meilleurs breakdancers et qui, on aurait pu s’en douter, est sponsorisée par la fameuse marque qui donne des ailes.

Qui vous a dit que c’était fini ? Vendredi 27 avril, the place to be c’est le Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg pour le clou du spectacle : une soirée animée par des danseurs connus et reconnus. Ils viennent du Japon, du Luxembourg, de Grèce ou d’Allemagne,. et vous feront vibrer aux sons des plus grands maestro musicaux Hip Hopistiques. Le lendemain, le 28 avril assistez à un combat de coq qui opposera les différents danseurs de chaque pays lors des traditionnels battles. Debout ou au sol, faîtes pas la moue, soyez fous !

Yassine Khelfa M’Sabah

Le by Zut alors dans la catégorie CULTURE, Danse | Laisser un commentaire