Move your Body

Extrait du film Turn It Loose qui sera diffusé au Star St-Exupéry

Pour la quatrième année consécutive, la compagnie Mistral Est organise le festival Universal Dancers histoire de présenter la danse hip-hop sous toutes ses coutures. De quoi (re)découvrir des talents d’ici et d’ailleurs mais aussi l’occasion d’analyser ce phénomène de contre-culture et d’en apprécier les représentants lors de la diffusion d’un documentaire.

À Strasbourg cette semaine, on cause ghetto, snapback et t-shirt XXL. On commence avec une conférence–débat intitulée « Hip Hop, enjeux de société ou esthétique urbaine » et animée par le le sociologue Hugues Bazin. Qui a dit que les conférences ne pouvaient pas être funky ? Arguments de taille pour les réfractaires : l’entrée est libre, et Hugues Bazin est spécialiste des cultures urbaines. (Médiathèque de la Meinau 25 Avril 17h30).

Amateurs de breakdance et bon film-documentaire, bougez votre booty au cinéma Star Saint-Exupéry le 26 avril à 20h lors de la projection de « Turn It Loose ». Le film suit six des meilleurs danseurs de breakdance mondiaux lors du Red Bull BC One. « Red Bull BC One » ? Encore une expression d’HSS (Hype-Ster-Swag) me direz-vous… Non, il s’agit d’une compétition fortement renommée qui récompense chaque année les meilleurs breakdancers et qui, on aurait pu s’en douter, est sponsorisée par la fameuse marque qui donne des ailes.

Qui vous a dit que c’était fini ? Vendredi 27 avril, the place to be c’est le Palais de la Musique et des Congrès de Strasbourg pour le clou du spectacle : une soirée animée par des danseurs connus et reconnus. Ils viennent du Japon, du Luxembourg, de Grèce ou d’Allemagne,. et vous feront vibrer aux sons des plus grands maestro musicaux Hip Hopistiques. Le lendemain, le 28 avril assistez à un combat de coq qui opposera les différents danseurs de chaque pays lors des traditionnels battles. Debout ou au sol, faîtes pas la moue, soyez fous !

Yassine Khelfa M’Sabah

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Mathieu Wernert, le geste pictural

On le sait, le geste fait également la qualité de la peinture. Depuis quelques années, celui de Mathieu Wernert s’affirme comme l’un des plus vibrants, l’un des plus fascinants, l’un des derniers qui puissent nous évoquer une démarche picturale intègre, avec sa part d’intransigeance salutaire. Avec méthode, l’artiste fonctionne par soustraction de couches picturales, lesquelles s’entremêlent, se complètent ou s’annulent pour ne laisser subsister sur la toile que ce qui demeure irréductible : quelque chose de l’ordre d’une sensation ultime.

Parti d’une approche picturale qui s’inspirait des arts de la rue, le graffiti notamment, Mathieu semblait s’en être éloigné lors de sa très belle exposition monographique à l’Illiade, chez lui à Illkirch-Graffenstaden, il y a de cela quelques mois. Mais il y revient, et de manière tout à fait étonnante, en déclinant des motifs très éloignés des préoccupations plastiques de certains de ses modèles urbains : l’arabesque et la rose. Ces motifs subissent le même sort que certains motifs géométriques, c’est-à-dire qu’ils sont éprouvés avec violence. Mais ils s’imposent tout de même avec force et permettent la jonction inédite d’un art de salon avec ses réminiscences XIXème ou psychédéliques – on pense aux productions des pré-raphaélites ou aux illustrations d’Aubrey Beardsley par exemple – et le principe du pochoir.

Mathieu Wernert révèle là à la fois sa grande soif d’exploration de voies picturales nouvelles, mais aussi son immense culture visuelle. Il pratique avec la peinture le principe du sample – ce qui ne signifie pas pour autant le collage – et s’appuie sur la familiarité de certains échantillons formels pour nous entraîner vers un ailleurs, dont lui seul connaît la véritable destination.

Pour son exposition à La Boutique, Mathieu Wernert propose une scénographie personnelle en recouvrant les murs d’une tapisserie faite main : l’occasion de redécouvrir ce lieu avec un regard nouveau.

46 m2, une exposition de Mathieu Wernert à La Boutique (l’agence My Client Is Rich) du 26 avril au 30 mai au 10, rue Ste-Hélène, à Strasbourg

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie CULTURE, Exposition | Laisser un commentaire  

Huit petits débordements

L’Agence Culturelle d’Alsace présente Huit Débordements, une série de textes à l’origine d’un atelier d’écriture sous la direction de Philippe Napoletano.

Centré sur le thème du dialogue comme acte d’exploration de l’être, cet atelier dramatique s’était tenu en 2010 et neuf écrivains s’étaient réunis afin de tenter de définir deux personnes représentant l’être social pour l’une et l’être profond pour l’autre.

Avec ces neuf enregistrements audio, un face à face oppose le décor et la situation. Cette découverte permet de faire émerger conflit ou accord. Chaque pièce est introduite par Dominique Zins, un amateur d’art et de littérature, curieux invétéré. Nous l’entendons dans un prologue plein de conviction, détermination par le mot et la bande son qui l’accompagne. Entre chaque texte, des choeurs créent un fil presque invisible amenant ou même commentant chaque « petit débordement ». À la couleur du texte auquel ils sont rattachés, on parlera alors Coma, Danse, Chômage ou encore Fête.

Ce projet commun fait l’objet d’une publication audio présentée dans un recueil publié par l’Agence Culturelle D’Alsace.

Huit petits débordements ont été mis en voix sous la direction de Dominique Guibbert, créatrice de la pièce : Alors j’étais mort et je vous observais.

Ces CD Audio/Théâtre orientent l’individu vers la création littéraire, il s’agit d’une peinture des stimulations des capacités artistiques de chaque écrivain.

Disponible gratuitement

Agence Culturelle d’Alsace, Département spectacle vivant – 03 88 58 87 58

Yassine Khelfa M’Sabah

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Une heure avec Michel Houellebecq

Michel Houellebecq était au Consortium à Dijon (2 petites heures de TGV depuis Strasbourg) pour le vernissage de l’exposition imaginée par Stéphanie Moisdon après la lecture de son dernier roman La carte et le territoire. Nous ne pouvions pas passer à côté de la possibilité d’une rencontre avec le plus visionnaire des écrivains français. Interview exclusive “houellebecquienne” à découvrir dans le prochain numéro du magazine Novo (sortie mi-juin).
Photo : Michel Houellebecq photographié en train de photographier l’exposition “Le Monde comme volonté et comme papier peint” au Consortium à Dijon.

Le by Philippe Schweyer dans la catégorie CULTURE, Livres, Rencontre | Laisser un commentaire  

Un Belvédère

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Du 19 avril au 31 mai se tiendra à la galerie Ritsch-Fisch l’exposition de trois artistes fraîchement diplômés de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg, Camille Brès, Clio Marotel et Marius Pons de Vincent. Ils transformeront ce lieu apprécié des amateurs d’art en un Belvédère imaginaire qui permettra au public de s’élever pour mieux contempler leur travail au sortir de l’atelier.

Cet atelier, ils l’ont partagé ensemble sous la direction de Daniel Schlier, confrontant leur travail, se nourrissant les uns des autres tout en affirmant leur singularité. Leur peinture, sans chercher à tout prix le réalisme, représente avant tout la figure. Tous trois, notamment dans la technique, revendiquent un héritage classique, travaillant à l’huile et portant leur regard de jeunes artistes sur les maîtres anciens comme Vélasquez ou Goya. Mais leurs trajectoires se séparent, dans un souci de vraisemblance pour Marius, par les altérations pratiquées par Camille, ou par un hommage permanent à la peinture que l’on retrouve dans l’imagerie de Clio.

Exposition du 19 avril au 2 juin à la galerie Ritsch-Fisch, 6, rue des Charpentiers à Strasbourg.
Vernissage ce jeudi 19 avril à 18h

1. Camille Brès – Madrid
2. Clio Marotel – Id Bum
3. Marius Pons de Vincent – Entraînement 

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