C’est aussi les soldes chez Herzfeld !

Cover de la compilation Little Hits © Christophe Urbain

On l’avait compris, et les innombrables offres qui inondent nos boîtes mail sont là pour nous le rappeler : aujourd’hui, c’est les soldes. Cris de joie, mines défaites, courses effrénées vers la robe et/ou le pantalon de vos rêves, monde dans les rues, froid, oui mais pas seulement. La bonne nouvelle du jour, c’est que le label Herzfeld s’y met aussi en soldant moults disques, avec en prime et pour fêter la 25ème référence de leur catalogue (Discipline d’Electric Electric) : une compilation GRATOS mêlant titres d’hier et aujourd’hui. Et ça, c’est vraiment sympa (en plus de compiler de très beaux titres).

Pour cela, suivez le guide :

On télécharge la compilation numérique Herzfeld 2005-2012 Little Hits ici et maintenant !

Et jusqu’à la fin du mois de janvier, on achète les huit CDs suivants à six euros au lieu de douze (ça fait -50% pour les moins perspicaces d’entre vous) :

Buggy (Blaesheim Hill)
Drey (s/t)
Thomas Joseph (Bau)
Guisberg (Love Spray, Yes?)
Buggy (Diagrams)
Little Red Lauter (Slow Down)
Roméo & Sarah (Vecteurs et Forces)
Crocodiles (Generalized Suspicion Of Experts)

Comme vous êtes des enfants des Internets, et que vous consommez surtout la musique sur Internet, les single digitaux suivants passent de 5 à 3 euros :

Solaris Great Confusion (Below The Chandelier)
Einkaufen (VI-VIII-XIII)
Lispector (Side By Side)
Luneville (s/t)

Tout se passe sur le shop du site Herzfeld, juste par ici.

Qu’est-ce qu’on dit ?

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Les souvenirs de Mickael Labbé du groupe Original Folks en tournée à Chicago

Quand le Herzfeld Orchestra tease avant la sortie de l’album
Notre classement 2012 avec Herzfeld dedans 
Luneville en clips

Le by Cécile Becker dans la catégorie CULTURE, Geek, Musique, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

Chemins qui ne mènent nulle part

« Le Capitaine : Alors, c’est ça le néant ?
Kurt : C’est son début. », Auguste Strindberg – La Danse de la mort.

On oublie parfois que nos auteurs préférés ont un jour été étudiants, que leur œuvre a du connaître un commencement et des évolutions pour aboutir jusqu’à nous. La parution de textes inédits de Samuel Beckett – même si ces derniers restent anecdotiques – ne peut qu’être un événement tant cet auteur demeure fascinant.

Ce recueil réunit des poèmes écrits entre 1930 et 1976. En 1928, Beckett, jeune irlandais de 22 ans, vient d’arriver à Paris en qualité de lecteur anglais à l’Ecole Normale Supérieure ; il y rencontrera d’ailleurs James Joyce qui sera pour beaucoup dans sa carrière d’écrivain.

Peu connu en Angleterre, il faudra attendre 1950 pour que soit révélé son talent en France, par le biais de Jérôme Lindon, qui découvre alors Malone meurt et décide de publier Beckett aux Editions de Minuit ; s’en suivra une riche aventure éditoriale qui verra son couronnement par le Prix Nobel de littérature en 1969.

On connaît Samuel Beckett pour son théâtre et ses récits, moins pour sa poésie, forme qui pourtant se prête parfaitement à l’exercice de son écriture, épurée et désincarnée, cette économie de mots qui toujours va à l’essentiel et psalmodie l’absurdité de l’être.

« disant encore il y a une dernière fois
de toutes les dernières fois
dernière fois que l’on supplie
dernière fois que l’on aime. »

De tous les auteurs contemporains, il est peut-être celui qui a su le mieux saisir la détresse humaine et exprimer son angoisse face au cruel dénuement de l’existence.

« Cette limitation me conduit à moi-même, là où je ne me retire plus derrière un point de vue objectif que je ne fais que représenter, là où ni moi-même, ni l’existence d’autrui, ne peut plus devenir objet pour moi. », Karl Jaspers

(On notera également, il a de ça quelques mois, la parution des écrits de Beckett sur le philosophe Arnold Geulincx, lecture qui a profondément influencé l’univers beckettien et qui fournit d’importantes clés pour la compréhension de son oeuvre.
Notes de Beckett sur Geulincx, Les Solitaires Intempestifs, 272 pages, 23 euros).

Par Boris Manchot

Samuel Beckett, Peste soit de l’horoscope, Les Editions de Minuit 2012, 48 pages, 7,50 euros.

Retrouvez toutes les chroniques littéraires ici.

Le by Zut alors dans la catégorie CULTURE, Livres | Laisser un commentaire  

Fontella Bass, disparition d’une diva du jazz

On la connaît principalement pour son hit Rescue Me dans les années  60 et pour quelques unes des perles soul qu’elle a signées pour le compte du légendaire label de Chicago, Chess Records, mais Fontella Bass ne se résume pas à cela : elle est une immense figure du jazz qui a su explorer au côté de son époux, le trompettiste Lester Bowie, des voies jazz nouvelles, entre free-jazz, musique africaine et soul music. Elle apparaît notamment sur l’album mythique de l’Art Ensemble of Chicago, Les stances à Sophie, enregistré à Paris en 1970. Le Thème de Yoyo qui figure parmi ses belles contributions a été repris par Tortoise mais aussi par le Cinematic Orchestra.

Fontella Bass est décédée dans la nuit du 26 décembre à l’âge de 72 ans. L’une de ses dernières apparitions discographiques, et non des moindres, est le magnifique Breathe du Cinematic Orchestra justement. On réécoute aujourd’hui cette chanson avec une pointe de tristesse. On ne peut s’empêcher de lui attribuer un sens nouveau…

And swallows me
In to the deep
And comforts me

[cette chanson] m’engloutit
Dans les profondeurs

Et me conforte

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie CULTURE, Musique | Laisser un commentaire  

2012, une année en musique (top 20, playlist, sons, rééditions, compilations)

Nombreux se l’accordent, 2012 est une drôle d’année musicale : année en demi-teinte, peu de coups de cœur véritables, quelques nouveautés et de semi-confirmations. Et puis, à se pencher sur les disques écoutés, on se rend compte qu’elle est plus riche qu’il n’y paraît. Tout d’abord, on constate qu’on a jeté une oreille plus ou moins attentive à au moins 150 albums nouveaux sans compter les rééditions, compilations et autres mixtapes. Il s’est donc passé beaucoup de choses, un peu plus en périphérie, au gré des supports digitaux et autres.

Au final, le sentiment qui se dégage, c’est l’avancée au cours d’une année de transition : les genres pop, soul, groove, électronique et avant-garde se mêlent plus qu’à l’accoutumée, pour créer les contours de plus en plus incertains de la musique de demain.

And the winner is : Allah-Las ! La rédaction s’est penchée sur le disque de l’année (les avis des autres médias, Inrockuptibles, Magic!, Mojo, Uncut) n’arrivent pas à se mettre d’accord ; ça tombe bien, nous non plus (en tout cas, pas avec eux). Donc place à un outsider de poids : quatre Californiens qui revisitent le patrimoine west-coast, The Byrds, Love, etc., sans occulter la pop des années 80, The Feelies ou Felt. On les a écoutés, enthousiastes, on les a réécoutés, encore plus enthousiastes. On ne cesse décidément de les écouter. Parmi les révélation Beak>, Grimes ou Ty Segall, à côté des immenses Dylan, Cohen et Tindersticks, ou en marge des confirmations Grizzly Bear, Hot Chip et autre Tame Impala, ils ont trouvé une place de choix, là haut tout en haut : la première place dans nos cœurs.

Le Top 20 de Zut !

  1. Allah-Las, Allah Las
  2. Beak>, >>
  3. Ty Segall & White Fence, Hair
  4. Grimes, Visions
  5. Frank Ocean, Channel Orange
  6. Leonard Cohen, Old Ideas
  7. Bill Fay, Life is People
  8. Bob Dylan, Tempest
  9. Tindersticks, The Something Rain
  10. Chairlift, Something
  11. Porcelain Raft, Strange Weekend
  12. Tame Impala, Lonerism
  13. Grizzly Bear, Shields
  14. Graham Coxon, A+E
  15. Hot Chip, In Our Heads
  16. Nick Waterhouse, Time’s All Gone
  17. Here We Go Magic, A Different Ship
  18. Django Django, Django Django
  19. Godspeed You! Black Emperor, ‘Allelujah! Don’t Bend! Ascend!
  20. Julia Holter, Ekstasis

Et plus si affinités ! (50 albums 2012 de A à Z)

Antibalas, Antibalas ; Andrew Bird, Break It Yourself ; Beach House, Bloom ; Rodolphe Burger, This Is a Velvet Underground Song That I’d Like To Sing ;  Calexico, Algiers ; Chain & The Gang, In Cool Blood ; Chromatics, Kill For Love ; Citizens!, Here We Are ; Matthew Dear, Beams ; Mac Demarco, ; Dirty Projectors, Swing Lo Magellan ; Dr John, Locked Down ; Lou Doillon, Places ; Electric Electric, Discipline ; Ewert & The Two Dragons, Good Man Down ; White Fence, Family Perfume Vol. 1 & 2 ; Lee Fields & The Expressions, Faithful Man ; First Aid Kit, The Lion’s Roar ; Giant Giant Sand, Tucson ; Laurel Halo, Quarantine ; Herzfeld Orchestra, Midlife Poncho ; Japandroids, Celebration Rock ; King Tuff, King Tuff ; La Sera, Sees The Light ; Lambchop, Mr M ; Lescop, La Forêt ; Matt Elliott, The Broken Man ; Eugene McGuinness, The Invitation To The Voyage ; Melody’s Echo Chamber, Melody’s Echo Chamber ; Motorama, Calendar ; Opposom, Electric Hawaï ; Poliça, Give You The Ghosts ; Rozi Plain, Joined Sometimes Unjoined ; Public Image Ltd, This is PIL ; Prinzhorn Dance School, Clay Class ; Stealing Sheep, Into The Diamond Sun ; Sinner DC, Future That Never Happened ; Ty Segall, Twins ; Soko, I Thought I Was An Alien ; The Soft Moon, Zeros ; Spain, The Soul of Spain ; Thee Oh Sees, Putrifiers II ; TOPS, Tender Opposites ; Totally Enormous Extinct Dinosaurs, Trouble ; Toy, Toy ; Trailer Trash Tracys, Ester ; Sharon Van Etten, Tramp ; Violens, True ; Volcano!, Pinata ; Zombie Zombie, Rituels D’un Nouveau Monde

Rééditions & Compilations :

Année riche en rééditions diverses : les médias s’accordent sur le coffret de Can, véritable mine de trésor de nos trublions allemands. Cette sélection variée tient compte de quelques temps forts, avec une affection particulière pour la compilation d’inédits de John Maus, qui aurait pu figurer parmi les nouveautés. Après, les Small Faces, My Bloody Valentine, l’intégrale de Roxy Music, les BBC Sessions des Kinks, etc., nous ont comblé de bonheur tout au long de l’année. Rien d’équivalent cependant à la réédition des premiers enregistrements solo d’Alex Chilton, idole parmi les idoles, source ultime d’un pan entier de la pop américaine. Une première place en guise d’hommage à cet artiste décidément essentiel.

  1. Alex Chilton, Free Again (The 1970 Sessions)
  2. George Harrison, Early Takes
  3. Small Faces, Small Faces
  4. Moe Tucker, I Feel So Far Away
  5. John Maus, A Collection of Rarities and Previously Unreleased Material
  6. Can, Lost Tapes Box Set
  7. My Bloody Valentine, Loveless
  8. Roxy Music, Box set
  9. Van Dyke Parks, Song Cycle
  10. Dominique A, La Fossette
  11. Barbara, Intégrale
  12. The Palace Brothers, There Is No-One Whar Will Take Care Of You
  13. Paul McCartney, Ram On
  14. The Kinks, BBC Sessions
  15. The Velvet Underground, The Velvet Underground & Nico
  16. David Bowie, The Rise and Fall of Ziggy Stardust
  17. T. Rex, Electric Warrior
  18. Metronomy, Late Night Tales Sampler
  19. The Durutti Column, Short Stories for Pauline
  20. Kas Product, Try Out
  21. Simple Minds, 5X5
  22. Lou Ragland, I Travel Alone
  23. Codeine, When I See The Sun Boxset
  24. Massive Attack, Blue Lines Remastered
  25. Blur, Blur (Special Edition)

L’instant metal : Neurosis

On ne le mesure sans doute pas, mais l’ambiance n’est pas toujours pop ni électro à la rédaction Zut ! De temps en temps, retentissent des sons particulièrement électrifiés. Notre ami Hugues, alias brokism (graphiste émérite de Zut !), s’emballe à coups de Black Sabbath, Stooges ou Devo : on le sait dès lors, la tension monte, la sienne, la nôtre, mais Dieu sait qu’on adore quand il prend tout le monde à contre-pied avec un choix metal de son cru… Là, son choix se porte sur Neurosis, Honor Found in Decay. Commentaire de l’intéressé : “Ça faisait tellement longtemps que j’attendais un nouvel album de leur part.” Ok, Hugues, on écoute ! (là, à titre personnel, ça me rappelle le jour où j’ai failli me faire lyncher à la Laiterie par des métalleux éructant parce que je traversais la foule, une bouteille de Carola à la main ! C’était à l’occasion d’un concert de Machine Head et ma présence leur semblait subitement incongrue, oui mais bon, on fait ce qu’on peut, non ?)

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Pop grande vitesse

La Lorraine compte parmi sa scène régionale un groupe de 4 garçons qui fait parler de lui et ne cesse de grimper depuis maintenant presque trois ans. Démos, sessions acoustiques, vidéos, un premier EP, et nombre de concerts allant de Bourges à la Rochelle en passant par Paris en première partie de Two Door Cinema Club, et récemment en tour support des Cranberries… Rencontre avec The Aerial juste avant leur départ pour les Bar en Trans à Rennes.

Vous venez de sortir un single A day like this, faisant suite à un premier EP sorti en début d’année, on a l’impression que votre musique s’est épurée. Vous avez votre son ? Un hybride electro pop 90’s teinté de phases hip-hop ?
Alexis :
Sur l’instant, on a voulu faire ça mais on peut difficilement prévoir la suite, c’est la dernière question qu’on se pose en fait. On ne s’est pas dit : « Il faut que ça sonne comme ci ou comme ça ». Ça dépend de l’instant aussi, du matériel qu’on a, de ce qu’on écoute, où on est, etc.
Nicolas : Après, oui le single est plus épuré que l’EP, c’est vrai, c’est un peu plus mature. On a commencé à tourner beaucoup plus, on s’est retrouvé à écouter notre musique dans des grandes salles, tu la ressens différemment et tu la recomposes différemment.

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