Santigold : Sexy Back !

Attendue depuis son dernier album au succès planétaire en 2008, la magnifique Santigold revient sur les devants de la scène avec son nouvel opus Master Of My Make-Believe. Elle nous en dévoile un nouvel extrait, Disparate Youth, un son éclectique accompagné d’une vidéo envoutante.

Travailleuse acharnée, Santigold a pris son temps pour concevoir Master of My Make-Believe car elle affirme elle-même avoir dicté les règles de ce projet. Onze morceaux figurent sur l’album, onze titres qui s’annoncent déjà comme de véritables tubes tant leur contenu est awesome. Ce nouveau chef-d’oeuvre annonce le come back de l’une des artistes pop les plus adulées de la planète. Petit décryptage de son nouvel extrait, Disparate Youth, extrait de son nouvel album qu’elle décrit elle-même comme « éclectique dans le son et truffé d’effets épiques dans le mixage ».

Disparate Youth nous parle de cette génération qui prend le risque de faire les choses différemment. Cette génération qui agit pour le changement (bon je sais, les discours politico-correct vous êtes en overdose) mais outre cette volonté d’Obamania, ce clip est très fédérateur. J’ai cette impression d’écouter un son multi-culturel chargé d’histoire et d’exotisme. On a souvent confondu sa voix avec celle de la plus bad des girls made in UK, M.I.A mais ici, je ne suis point d’accord mon cher Watson. Il est vrai que je retrouve beaucoup de similitudes avec le National Anthem de Lana Del Rey, non vous trouvez pas ?

Co-réalisée par elle-même, créditée sous son vrai nom Santi White, et Sam Fleischner, cette vidéo met en scène la belle native de Philadelphie en quête de spiritualité ; une spiritualité qui la mène sur une île carabinéenne pour une cérémonie pas très catholique. Aux allures de fêtes vaudou, je ne sais pas si je me sens plus dans Avatar ou mieux encore Koh Lanta. Mais qu’importe, elle donne du rêve, et je sais que vous lecteurs zutiens! aimez rêver.

À savoir que la native de Philadelphie ouvrira les concerts de la tournée I’m With You des désormais presque légendaires, Red Hot Chili Paper aux USA.

Par Yassine Khelfa M’Sabah

Le by Zut alors dans la catégorie CULTURE, Musique | Laisser un commentaire  

Patrick, le prénom

Me dire que j’allais rencontrer le mâle aimé de toute une génération, certes un peu passée, me mettait en joie ! Une génération admettons-le plus T que Y, dans laquelle je me souviens enfant avoir été élevée au petit lait Brubru !

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Le by Caroline Lévy dans la catégorie Cinéma, CULTURE, Rencontre | Laisser un commentaire  

T.Rex est de retour !

Allez, Zutistes de tout poil, let’s play together ! Quatre questions, quatre petites questions…

Quel est le groupe britannique qui a constitué un phénomène culturel en Angleterre au début des années 70 avant de totalement disparaître en quelques semaines ?

Quel est l’artiste qui a été une popstar avant sa déchéance, puis sa redécouverte par le punk anglais, et qui est finalement décédé dans un accident de voiture – une Mini Morris conduite par Gloria Jones, première interprète du hit Tainted Love d’abord en 1964, puis en 1976 ?

Quel est le disque qui a inspiré graphiquement la célèbre pochette du premier album de Justice, de l’aveu même des deux protagonistes ?

Quel est le hit extrait de cet album qui a fait l’objet d’une intervention remarquée à Top of The Pops le 20 décembre 1971 avec un certain Elton John aux claviers ?

Vous n’avez pas trouvé ? Un petit effort, quoi !

Allez, dans l’ordre : T.Rex ; Marc Bolan ; Electric Warrior publié en 1971 ; Bang a Gong (Get It On).

On l’a compris, Marc Bolan ne reviendra pas, mais la T.Rexmania, elle, pourrait connaître un nouveau souffle à l’occasion de la publication d’une édition augmentée d’Electric Warrior, chef d’œuvre d’un glam-rock qui ne disait pas encore son nom : un classique parmi les classiques, qui constitue la version très électrifiée (comme son titre l’indique) des premières tentatives acoustiques du groupe psychédélique Tyrannosaurus Rex (le duo Marc Bolan et Steve Peregrin Took).

Après le remplacement de Took par Mickey Finn, le groupe quitte l’underground et découvre le strass et les paillettes de la notoriété dans une Angleterre qui s’abandonne à lui.

L’échec américain et l’avènement de nouvelles personnalités, David Bowie et Roxy Music, renvoient Marc Bolan à ses vieux fantasmes ; sa popularité décline tout comme sa production artistique, avant sa disparition tragique en 1977. Que reste-t-il aujourd’hui ? Une poignée de disques, dont le magnifique Electric Warrior l’album le plus vendu en 1971, réédité en coffret 2 CD + 1 DVD, avec moult prises de studio inédites. Il reste enfin une certaine image du glam, qui loin du ridicule, poussait la théâtralisation à l’extrême, une attitude qui loin de la caricature de Queen par exemple, pourrait séduire à nouveau un très jeune public. Allez, one two one two three, tous en cœur :

Well you’re dirty and sweet, clad in black
Don’t look back and I love you
You’re dirty and sweet, oh yeah
Well you’re slim and you’re weak
You’ve got the teeth of a hydra upon you
You’re dirty sweet and you’re my girl.Bang a Gong, Get it on, Get it on
Bang a Gong, Get it on, Get it on
Le by Emmanuel Abela dans la catégorie CULTURE, Musique | Laisser un commentaire  

Gotye, le “chartbuster”, nous avait déjà écrit !

Son hit est sur toutes les lèvres, il passe en boucle sur la FM, dans les magasins, à la télévision. Bref, Gotye cartonne avec Somebody That I Used to Know en compagnie de la ravissante chanteuse néo-zélandaise Kimbra (ah, ce dos nu dans le clip, mieux que toutes les démarches porcines de nos chanteuses R&B préférées). Ça fait bien un mois qu’il est en tête des ventes sur l’Apple Music Store France, tout comme il est numéro 1 aux USA devant les experts du genre, David Guetta, Rihanna et toute la clique des squatteurs des charts internationaux.

Nous, Gotye, son succès nous étonne, non pas que sa ritournelle pop à la Sting ne nous émeuve pas (c’est plutôt très plaisant), non ça n’est pas ça : c’est qu’on mesure le chemin parcouru en six ans. On se souvient de son premier album, Drawing Like Blood, opportunément réédité dans une version Deluxe et surtout de ses premières tentatives avec le hit single soul Learnalilgivinanlovin (contraction de learn a little, giving and loving) qu’on voyait déjà grand à l’époque, et dont (presque) personne ne voulait.

Et en réfléchissant bien, on s’est souvenu : mais oui, mais oui, Gotye nous avait écrit par mail. On a posté quelques questions comme ça comme on jette une bouteille à la mer, et il nous avait répondu, s’excusant : “sorry that has taken a while” (pardon, ça a pris du temps).

À relire ce mail, on redécouvre cette personnalité étonnamment créative. Il nous rappelait alors l’histoire tragique de ce voisin qui lui avait cédé une collection de 200 vinyles, K7 audio et Mp3 (!) à la disparition de sa femme : l’intégrale d’Elvis, les albums de Ray Parker (“Everything I compose can pretty much be traced back to Ray” / “Tout ce que je compose renvoie quasiment à Ray”) [Ray Parker, compositeur de Ghostbusters, ndlr]. Dans cette masse de sons, il avait puisé des samples tous azimuts, lui l’artiste total, plasticien, vidéaste et amateur de collages en tout genre.

Il nous avait confirmé son amour pour The Police – il pourra difficilement nier les emprunts vocaux à Sting –, et notamment à la figure de Stewart Copeland, le batteur du groupe, sans doute l’un des meilleurs batteurs pop de tous les temps (oui, je sais Keith Moon de The Who, oui Ginger Baker de The Cream et Blind Faith, oui John Bonham de Led Zeppelin je sais je sais…) Quoiqu’il en soit, Gotye aimait chez Stewart sa manière tout à fait inventive d’éprouver la structure rock, d’où un son unique entre musique du monde, pop et reggae : le fameux reggata de blanc. Il nous avouait alors son fantasme de publier un album dans laquelle il engagerait une battle “batterie-samples” avec l’ex-Police. Aujourd’hui, le succès peut lui permettre d’envisager la réalisation de ce fantasme, tout comme il lui permet un retour triomphal en Europe, à lui l’Australien né en Belgique qui se réjouit de relire Robbedoes en Kwabbernoot (Spirou et Fantasio).

Gotye portait un t-shirt de son ami Tim Shiel, musicien électronique et styliste de Melbourne sous le nom de Faux-Pas.

Ci-dessous, une playlist en 10 titres : The Police, The Temptations, Marvin Gaye, James Brown, Peter Gabriel, Phil Collins, Manfred Mann’s Earth Band, Ray Parker, etc.

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie CULTURE, Musique, Rencontre | Laisser un commentaire  

Abraham Belaga, un visage que nous ne sommes pas prêts d’oublier

Abraham Belaga, originaire de Strasbourg, joue dans Mafiosa ©Jean-Claude Lother

Il faut admettre que les séries françaises n’ont pas tellement la cote en France. Pourtant, la saison 4 de Mafiosa était très attendue. Déjà, parce que c’est une création originale avec un scénario et une réalisation très bien ficelés, et surtout, parce que le casting a de la gueule. Parmi les acteurs, il y a Abraham Belaga. C’est un mec que vous avez déjà pu croiser à Strasbourg dans ses jeunes années d’étudiant. À seulement 25 ans, il a déjà 8 films et un rôle dans la série Mafiosa à son actif. Si par malheur vous l’avez manqué, il n’est pas trop tard. Rencontre avec un nouveau jeune talent du cinéma français.

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