Scène de Bain devient grand grand grand !

La saison des festivals a pointé le bout de son nez…et son pommeau de douche ! Après avoir filmé Lilly Wood and The Prick, François & The Atlas Mountains ou encore La Féline aux  Francofolies de la Rochelle l’année dernière, la fine équipe strasbourgeoise de Scène de Bain donne l’assaut sur le festival de Dour munie de sa salle de bain clé en main…

En 2010, Mathieu Z’Graggen et Clément Protto donnent naissance à Scène de Bain, une webserie dédiée à des instants acoustiques tournés dans une salle de bain gentiment mise à disposition par des propriétaires ou locataires amateurs de musique. Leur ambition : démocratiser le chant sous la douche et profiter des sonorités uniques qu’offrent cette pièce d’eau. Entre concert intimiste et images décalées, Scène de bain n’a pas choisi son camp pour le bonheur des artistes et des internautes.

Depuis les premiers épisodes tournés à Strasbourg dans les salles de bain des copains, Clément et Mathieu ont tracé leur route. La deuxième saison marque une prise de position esthétique nette et une qualité de production digne des professionnels du genre. Remarqués par l’organisation des Francofolies de La Rochelle, ils sont alors invités à filmer quotidiennement les délires en forme de savon et de dentifrice des artistes programmés : Yael Naim ou Lilly Wood and The Prick, entre autres, sont passés par le bizutage de la baignoire.

 


 

110 000 visites, 5380 kilomètres parcourus, 50 vidéos, 3 saisons, une volonté qui les mène aujourd’hui au festival de Dour, du 12 au 15 juillet. Deux fois par jour, ils filmeront sur leur scène acoustique les artistes de passage. Et pour ceux qui ne pourront pas se déplacer à Dour, les vidéos seront montées sur place et mises en ligne sur le site, ou comment suivre le festival confortablement installés dans son transat.

 


Restés branchés !

Le site de Scène de Bain par ici
et le site du festival de Dour par .

 

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Quand Luneville se met en clip

Les clips, ce n’est pas n’importe quoi. Il s’agit de mettre en image la musique, de la compléter et de décliner l’univers d’un groupe ou d’un artiste. Mais à l’ère du numérique et de l’abondance des images, il devient de plus en plus difficile de tirer son épingle du jeu. La solution ? Il y en a plusieurs. Trouver le bon réalisateur, la bonne idée, chercher l’originalité, interloquer le spectateur, aiguiser sa curiosité. Luneville, emmené par Renaud Sachet a trouvé en Loïc Robine le partenaire idéal pour traduire l’univers électronico-pop post-moderne du groupe. Loin d’une vision passéiste induite par l’utilisation d’instruments vintage, les clips de Luneville s’inscrivent dans le présent par des idées techniques fortes et des défis toujours plus intéressants. Interview croisée de Renaud Sachet et Loïc Robine alors que le dernier né de leur union, Swan, vient juste de sortir.

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Pour la beauté du geste

Après le beau Made in Strasbourg conçu par Joanne Leighton avec 99 amateurs, Pôle Sud renouvelle l’expérience participative entre Strasbourgeois et artistes. La compagnie des deux sœurs Sagna, en résidence, travaille cette année sur un atelier choral et chorégraphique mettant en scène des amateurs, des passionnés ou des professionnels. Un melting-pot de talents. Immersion.

Photos : brokism 

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Le Herzfeld Orchestra tease !

Témoins musicaux des ambitions du label Herzfeld, les productions du Herzfeld Orchestra réunissent tous les groupes (ou presque) de la famille strasbourgeoise pour nous plonger dans leur monde synthético-électrique. Après un premier opus éponyme de facture folk, Midlife Poncho, le dernier né a été construit avec 18 musiciens et s’inscrit dans une évolution des sons singuliers du label.

Pour fêter la sortie du disque sur les plateformes numériques, le label Herzfeld nous offre ce petit teaser réalisé sur les routes entre Strasbourg, Belfort et Paris.

Mieux, ils offrent un disque à l’internaute le plus prompt à répondre à la question suivante :

Quel est le premier artiste a avoir sorti un disque chez Herzfeld ?

Envoyez votre réponse à : contact@chicmedias.com

Images live : le Point Éphémère, la Poudrière, le Hall des Chars
Captation : Loïc Robine, Aidan Obrist, Jean-Clément Turblin, Jérôme Turblin, Olivier Ramberti

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Art à vivre au musée Henner

C’est dans l’ancienne demeure et atelier de Guillaume Dubufe, installé dans un hôtel particulier du XVIIe arrondissement, que l’art de Henner est ressuscité. Entre ses portraits, l’Italie de sa jeunesse et ses paysages d’Alsace, le musée national Jean-Jacques Henner nous invite à rencontrer cet artiste méconnu.

Henner est né en Alsace, en 1829 à Bernwiller, c’est là que va se construire son regard sur la région et ses paysages bucoliques puisque ses premiers travaux sont des images de son quotidien (la ferme familiale, la route de Galfingen avec le vieux cerisier et la croix). Il suit des cours de dessin à Strasbourg dans l’atelier de Gabriel Guérin, avant de partir à Paris pour entrer à l’École des beaux arts. Etudiant, il passe énormément de temps au Louvre, puisqu’à l’époque le commun des mortels ne peut y apprécier les toiles que le dimanche, le musée est un lieu de formation destiné aux artistes avant tout. C’est à cette époque que naît son intérêt pour les maîtres de la Renaissance italienne tels que le Titien ou encore Raphaël qui vont l’inspirer, notamment sur le plan de la technique.

En 1921, soixante ans après la mort de l’artiste, les héritiers Henner rachètent l’hôtel particulier, avec pour ambition de créer un lieu d’exception en hommage au peintre et à son œuvre. Le musée est somptueux, atypique, et Alexandre Therwath, en charge de l’animationculturelle, raconte qu’il a toujours été un lieu de création. Il ajoute que « le musée est une ancienne maison d’artistes et que ce lieu se prête à toutes les pratiques artistiques ». Le musée expose à la fois des dessins, des peintures, mais aussi des objets du quotidien de Henner, « ce qui permet de voir comment travaillait un peintre au XVIIIe siècle ». Dès le mois de mars , le musée Henner présentait Jeux de nymphes, à la recherche de la composition idéale, une installation qui permet aux visiteurs de créer des compositions à partir des tableaux de Henner à l’aide d’un dispositif numérique intéractif.

Jusqu’au 2 juillet, vous pourrez découvrir l’exposition De l’impression au rêve. Paysages de Henner qui présente plus de quatre-vingt-dix peintures et dessins. La visite nous fait voyager de son Alsace natale à Paris où il fit ses études, en passant par l’Italie, peu après avoir remporté le Grand prix de Rome de peinture. L’Alsace et l’Italie furent sans conteste les lieux les plus chers au peintre. Henner était nostalgique de l’Alsace, la Directrice du musée Marie-Hélène Lavallée explique que « l’Alsace perdue, c’est la disparition de sa région dès son rattachement à l’Allemagne, il ne la reconnaît pas », tous ses travaux furent effectués en atelier, à partir de son imaginaire. L’Italie était une sorte de rite obligatoire pour les artistes de l’époque, et elle marqua son oeuvre considérablement : « ses tableaux transcrivent un choc visuel, une fascination pour ces paysages nouveaux, dans ses oeuvres on dirait qu’il découvre, le cadrage est très particulier ». Elle ajoute que le style du peintre est inclassable, qu’il fréquentait les impressionnistes, « mais il ne se reconnaissait pas dans ce courant ». On lui reprochait de ne pas être assez moderne, pourtant il jouissait d’une notoriété considérable de son temps, et était très engagé dans divers débats politiques.

Un travail incroyable a été réalisé afin de rendre cet endroit somptueux et surtout atypique. Alexandre Therwath, en charge de l’animation culturelle, raconte que le musée a toujours été un lieu de création : « le musée est une ancienne maison d’artistes et se prête à toutes les pratiques artistiques ». Sont exposés à la fois des dessins, des peintures, mais aussi des objets du quotidien de Henner, « ce qui permet de voir comment travaillait un peintre au XVIIIe siècle ».

Les raisons pour lesquelles ce musée mérite d’être connu est que vous pourrez enfin profiter d’une œuvre sans avoir à apprécier la file d’attente habituellement obligatoire dans un musée parisien. C’est un lieu secret et hors du temps, on a aimé le mélange des peintures, des carnets et études préparatoires mais surtout les évènements organisés par l’équipe du musée. On peut assister à des cours de dessin, des ateliers pour enfants mais aussi des concerts, souvent en partenariat avec le Conservatoire Claude Debussy, installé à deux pas du musée.


Par Déborah Pham

www.musee-henner.fr

Crédits : Jean-Jacques Henner, Autoportrait, vers 1877 (C) RMN / Franck Raux
JJHP 1972-12
Jean-Jacques Henner, Rêve, vers 1898 (C) RMN / Franck Raux
JJHP 251

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