Coup de Trafalgar

Chambre 303, signée Marie Meier

Chambre 303, signée Marie Meier © Paola Guigou

Arrêtez tout ! Fermez tous les onglets de vos Internets et n’en ouvrez qu’un seul : celui-là, votez et votez Graffalgar. Oui. Car dans le cadre du concours CommerceDesignStrasbourg 2014 organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie, nous, magazine Zut !, avons été choisis comme mentors officiels de l’hôtel Graffalgar à Strasbourg. Ce qui veut donc dire concrètement que nous nous battrons corps et âme pour que l’équipe de Vincent Faller remporte le Coup de Cœur du Public. On compte donc sur vous, public, , oui . (Si vous votez, vous pouvez même gagner un aller-retour Strasbourg/New York).

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Le by Cécile Becker dans la catégorie CULTURE, Hôtel, Illustration, LIFESTYLE, Photographie, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

La nouvelle collection Kraemer : Black Bird

Avec la venue des fêtes se pose la question du choix de la tenue et bien évidemment de la coiffure afin d’être au top le jour J. Si l’inspiration vous manque, jetez un œil à la nouvelle collection Automne-Hiver de Kraemer Black Bird, en référence à la chanson acoustique de Paul McCartney de 1968 sur le White album des Beatles. L’alliance parfaite du chic et  de la simplicité séduira aussi bien les femmes que les hommes en quête de la coupe parfaite pour le réveillon. La dimension graphique des coiffures joue sur l’ambiguïté et renverse les codes établis : elle renforce les traits du visage pour mieux révéler la personnalité de chacun. La femme exprime sa masculinité en arborant des coupes courtes aussi audacieuses que sensuelles. Et l’homme affirme sa virilité tout en assumant sa propre fragilité.

Par Julie Baier

www.groupekraemer.com

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Qu’elle soit féminine ou plus garçonne, la femme d’aujourd’hui se met en quête d’une séduction nouvelle :
elle mêle conviction, audace et glamour pour un équilibre parfait.

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Le temps est à l’audace : une coupe très graphique d’inspiration 80’s
et la mode s’engage sur son versant le plus contestataire. Bienvenue et salutaire !

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Amelie Zadeh : reflet de soi

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© Amelie Zadeh, photographie extraite de la série Maria, analogue C-Print, 90 x 90 cm, 2011.

À partir du 17 janvier 2014, Stimultania accueillera une exposition d’Amelie Zadeh dont les images nous plongent dans une atmosphère mêlant instantanéité, intimité et intensité.

Le Baroque marque-t-il son retour à travers l’exposition Around you, around me ? À la découverte des images de Amelie Zadeh, on est en droit de se poser la question, tant celles-ci nous offrent une vision moderne du mouvement. Avec grâce, la jeune artiste raconte une histoire dans l’instant présent.

Cette jeune photographe autrichienne nous place au cœur de l’intimité de l’image : une intimité révélée dans sa nudité, qui remet en question la manière dont elle s’exprime généralement. « It’s all about the look. Getting in touch with someone through the camera, for a fragile moment. This vibration within you and me. That’s the picture », explique-t-elle. Elle ouvre ainsi la voie à une forme nouvelle dans la photographie, vibrante et sensuelle. La lumière occupe un rôle essentiel dans sa série, et crée un subtil jeu d’ombres qui installe de la proximité entre les modèles photographiés et leur public ; en effet, ces derniers nous captivent dans toute leur plasticité en créant visuellement un moment aussi intense qu’éphémère. L’émotion naît de cette forme de réalisme-là. 

Apolline Hinz et Julie Baier

Around you, around me, une exposition d’Amélie Zadeh, du 17 janvier au 30 mars 2014 (vernissage le vendredi 17 janvier à 18h) au Pôle de photographie Stimultania

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© Amelie Zadeh, photographie extraite de la série It is what it is/tableau, scan/projection, 2013.

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Bernard Plossu : Berlin années 00

En 2005, Bernard Plossu capture au 50 mm le visage d’un Berlin réunifié. La galerie Robert Doisneau du CCAM de Vandoeuvre accompagne la publication de ces clichés, révélateurs d’une capitale tournée vers l’avenir. Rencontre avec un explorateur du paysage urbain.

ZUT_WEB_PLOSSU_3_620En 2005, vous vous rendez à Berlin dans le cadre d’une exposition, était-ce votre premier séjour dans cette ville ? Berlin correspondait-il à l’image que vous vous en faisiez ?
Oui, c’était mon premier séjour, je n’y étais jamais allé. Et même, je ne connaissais pratiquement pas l’Allemagne où je n’étais allé que deux fois pour une expo à Brême et une commande de neige au Tyrol ! Et ça ne ressemblait pas du tout à ce que j’attendais ! Il n’y avait aucun pathos, en tout cas pour moi, de l’ex-Allemagne de l’Est. C’était plutôt comme une grande ville américaine toute blanche, presque un sosie de Century City, ce quartier neuf de Los Angeles. Et le soleil chaque jour, rendant tout blanc, m’a fait penser à Los Angeles tout le temps ! Le mur de la honte était déjà d’une autre époque… Quand je pense que des jeunes, juste parce qu’ils voulaient vivre libres, se faisaient tirer dessus par des garde-frontières, ça m’écœure…

On a plutôt l’habitude de vous retrouver aux États-Unis ou en Amérique du Sud : qu’êtes-vous allé chercher là-bas ?
Je suis rentré des pays américains en 1985 : l’Europe me fascinait de plus en plus. Je suis d’abord beaucoup allé dans le sud – Italie, Espagne, Grèce, Portugal – y ayant mes racines italiennes et ma femme étant andalouse. Puis un voyage en hiver a transformé ma vie : la Pologne ! Là aussi, enfin libérée du joug soviétique ! Les gens si sympathiques et ouverts et la poésie du pays m’ont parlé fort et du coup, quand on m’a proposé une expo à Berlin, ne connaissant pas j’ai répondu : oui. D’ailleurs, depuis je me suis rendu spontanément à Düsseldorf, Cologne, Vienne, pour voir. Et certes c’est très différent du continent américain, mais quel plaisir de voir les choses du passé, de l’histoire si vieille dans toute l’Europe !

Qu’avez-vous essayé de capter à Berlin ?
Face à Berlin, je me suis laissé aller sans projet précis. J’avais juste une dizaine de rouleaux et j’en ai acheté sur place une vingtaine tant ça m’a plu. On ne réfléchit pas en photo, on se laisse aller ! C’est le projet qui vous construit petit à petit, pas le contraire !

L’atmosphère de ce Berlin Ouest semble aride et froide, dénuée de poésie… Pourquoi ne pas vous être aventuré sur l’autre versant de la ville ?
L’Est de Berlin a déjà été beaucoup photographié : je n’aurais rien à ajouter de nouveau. Ça a déjà été très bien vu, notamment par notre maitre de la modernité, René Burri dans son livre Les Allemands, publié en même temps que Les Américains de Robert Frank ! Et puis mon cri de révolte anti-tyrannie faisait que je ne voulais pas aller voir ces lieux où les tyrans régnaient en monarques absolus. Enfin les gens étaient libérés de tout ce drame !

Le noir et blanc caractéristique de votre travail est ici sublimé. Il y a une lumière éclatante de blancheur et des ombres particulières sur ces clichés…
Cette lumière ensoleillée n’est pas si habituelle de Berlin que ça, je me doute qu’il ne fait pas toujours beau dans cette ville : là, c’est tombé comme ça, le destin. Il faisait beau, je ne pouvais tout de même pas changer le climat pour faire de la nostalgie ! Et cette lumière m’a finalement parlé et peut-être est–ce cela qui m’a fait photographier autant, me rendant compte qu’il se passait quelque chose d’étrange.

Berlin semble ici être une ville hypermoderne en mutation et tournée vers le futur : comment l’humain peut-il trouver sa place dans ce paysage urbain?
Mais il y a des gens ! Ce n’est pas la peine en photographie de faire du gros plan pour montrer à qui ressemblent les gens d’une ville ! On voit bien l’ambiance dans laquelle ils vivent ! Certes c’est « trop » moderne, je l’ai senti ça, puisque je l’ai photographié, mais c’est un peu une sorte de XXIe siècle de science-fiction ce Berlin-là, non ? Certes c’est pas humain au sens poétique, mais que faire ? Rester dans l’ambiance Est où les VoPos vous tiraient dessus ? Ne pas avoir le droit de porter des jeans et d’écouter Elvis Presley ? Alors si les allemands ont réagi ainsi en créant une ville trop moderne, c’est justement pour tout changer et vivre avec leur temps.

« C’est sans doute à midi, les Berlinois travaillent beaucoup, à l’américaine, adorant leur pays. Le moment de paix du rapide repas de la mi-journée crée ce genre d’ambiance : des gens lisent, d’autres profitent de ce beau temps sans doute si rare ! Ils sont assis, là, entre deux moments de bureau sans doute. Chacun pour soi, un petit arrêt dans le temps... »

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Photo Bernard Plossu

« C’est une photo d’un lieu célèbre, la Postdamer Platz. Ce qui m’est apparu est le contraste fort entre le noir et le blanc. C’est ça, la photographie, une lumière qui parle… »

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Photo Bernard Plossu

« Beaucoup de monde près de la gare… et passe une vieille Mercedes de l’époque où elles étaient si belles, ou alors voilà un peu de nostalgie ! Comme quoi, j’aime la nostalgie ! »

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Photo Bernard Plossu

« C’est ma photo de Berlin préférée : on nage en plein science-fiction ! Car c’est une ville de science-fiction que j’ai vu, et comment ! Tellement que ça fait presque comic book des années 30, mais ici pour de vrai ! Cette image a tous les ingrédients de la “ville du futur”. »

Par Claire Tourdot

BERLIN, exposition de Bernard Plossu du 29 novembre au 31 décembre à la galerie Robert Doisneau du CCAM de Vandœuvre-les-Nancy.
www.centremalraux.com

BERLIN 2005, de Bernard Plossu et Jean-Claude Bailly aux éditions Médiapop.
www.mediapop.fr

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Ces souvenirs qui nous font fondre

En piochant dans les archives de ses clichés 6×6, Pascal Bastien retrace à l’argentique le journal de bord d’un an de sa vie, ponctué de délicieuses rétrospectives. De ce projet est né Comme neige au soleil, narration imagée.

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Autoportrait Pascal Bastien

Qui n’a pas en mémoire les repas du dimanche chez mamie, les étés caniculaires, les jeux enfantins et les sombres journées d’hiver ? Tous ces instants simples, ces petits plaisirs qui parcourent notre quotidien et nos souvenirs. Pascal Bastien, talentueux photographe et reporter strasbourgeois, les a immortalisés dans un livre touchant : Comme neige au soleil. À travers des flashbacks et des instants de vie, il nous emporte dans un tourbillon d’émotions qui paraissent déjà si familières. À Tanger, les effluves d’agrumes nous chatouillent les narines, à Marseille, le chant des cigales berce nos promenades et à Strasbourg, notre visage est tiraillé par le froid d’un hiver sans fin… Pascal Bastien raconte ses clichés carrés avec tant de subtilité et de vérité que ses propres souvenirs deviennent nôtres : « Au delà d’un album de famille, j’espère que ça peut raconter une histoire, que les gens vont pouvoir rentrer dans leurs souvenirs par le biais de ce livre ». Tout en confiant élégamment ses plus intimes instants « ma vie avec mes mômes, mon travail, ma passion pour le cinéma… », il nous fait rire, nous émeut, nous transporte.

Les photos s’enchaînent avec une fluidité déroutante. Happés par l’histoire, la fin du récit sonne pour nous comme le réveil après un beau rêve. On range les bons souvenirs du photographe pour être immanquablement rattrapés par les nôtres. Certaines photos correspondent directement aux lignes qui les accompagnent, mais pour d’autres le lien avec la narration est moins flagrant. Pascal Bastien nous laisse en fait vivre ses pensées, ses interrogations comme il les a vécues lui-même : le récit sur sa rage de dent est ainsi accompagné d’un cliché de salle d’attente et un voyageur à capuche illustre un trajet en TGV… Pascal Bastien va donc bien plus loin que le livre d’images, et s’éloigne également des réflexes d’un photographe de presse en restant ancré dans l’accessible quitte à briser certains mythes. Tantôt drôle, tantôt émouvant, le photographe a concrétisé un projet qu’il laissait murir depuis longtemps et nous plonge dans un récit aussi frais que solaire.

Par Valentine Schroeter

Comme neige au soleil, narration imagée de Pascal Bastien aux éditions Médiapop

CyberViewX v5.12.00 Model Code=60 F/W Version=1.26

Photo Pascal Bastien

Clementine couché sur le canapé,Strasbourg, 23 février 2013

Photo Pascal Bastien

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