Mulhouse vu par : le making-of !

Pour fêter la sortie du dernier numéro de ZUT ! Haut-Rhin, les pros de la vidéo Carbone Café (agence de communication audiovisuelle) ont eu l’idée de filmer les coulisses d’une rubrique phare de notre magazine : VU PAR ! Après Strasbourg et environ 200 clichés, Nancy, Metz, Colmar et Mulhouse accueillent des personnalités de leurs villes pour prendre la pose dans des lieux symboliques ou insolites. Habillées pour l’occasion, elles deviennent modèles le temps d’une prise de vue qui prendra forme sur papier glacé. Découvrez les coulisses de cette rubrique orchestrée par Caroline Lévy et immortalisée à l’argentique par Christophe Urbain, en plein cœur de Mulhouse ! Merci Carbone Café !

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François Leclerc, photo-graphi(st)e

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François Leclerc, Runes, Série « Silences », 60×42 cm

Il apparaît que la peinture, le graphisme est la photographie ne sont parfois séparés que d’une fine pellicule. La preuve en images avec le travail du photographe François Leclerc.

On perçoit des références picturales et graphiques dans votre travail, ces deux domaines font-ils partie de votre parcours ? Si oui, comment en êtes-vous arrivé à la photographie ?
J’ai fait de la peinture dans les années 70, de l’aquarelle, de la gouache, de l’encre de Chine… Je dessinais plutôt des choses surréalistes, avec pour référence Max Ernst. Et je me suis acheté un appareil photo pour faire un book de mes images. Après je m’en suis servi parce que j’avais besoin parfois de détails pour les reproduire dans mes peintures. Et puis finalement, de proche en proche, j’ai fait de moins en moins de peinture et de plus en plus de photographie.

Sur la photo intitulée Runes (ci-dessus), les branches de maïs se transforment en modules graphiques comme « aquarellés ». La peinture s’invite dans photos. Finalement, vous alliez vos deux passions ?
Je dis toujours que je suis un peintre paresseux, parce que c’est pas une manière tout à fait classique de faire de la photo. Quoique dans l’histoire de la photographie, au XIXe, il y a déjà des gens qui ont fait des photos dans le sens peinture, des pictorialistes. On les a appelés comme-ça par la suite. Au départ, je n’avais aucune culture particulière de photographie. Je suis plus « graphie » que « photo ».

Au niveau du traitement de l’image, est-ce que vous effectuez des retouches ?
Très très peu. Parfois il y a des petites défauts, alors je les enlève. J’attache surtout de l’importance à la composition. Quand je photographie une ligne horizontale, il n’est pas sûr qu’en tenant l’appareil je serai parfaitement horizontal. Donc je redresse la ligne pour rectifier la composition. Je travaille également les contrastes.

Vous utilisez également le trompe-l’œil (avec la citerne et le grès pris de près, formant des paysages).
C’est l’imagination qui est présente au moment où je prends la photo. C’est un peu visionnaire. Évidemment que, si on voyait ce qu’il y a autour, on rêverait beaucoup moins ! La photo ce n’est plus la réalité. Elle est extraite de son contexte, donc à ce moment-là, on peut vous faire croire ce que l’on veut.

Comment qualifieriez-vous votre travail ?
J’ai lu une phrase de Marcel Duchamp qui disait : « C’est le regardeur qui fait le tableau ». Vous voyez, c’est un peu ça qu’on pourrait dire par rapport à ce que je fais.

Propos recueillis par Valentine Schroeter, François Leclerc, photographe – www.francoisleclerc.odexpo.com
Exposition permanente chez Pêle-Mêle
9 rue des Veaux à Strasbourg – www.pelemele.eu

François Leclerc, série "Silences", 60x42

François Leclerc, série « Silences », 60×42

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François Leclerc, série « Silences », 60×42

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François Leclerc, Vol d’étourneaux, 60×42

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Dans l’entre-deux avec Julie Meyer

IMG_1183Capturer le temps qui passe, c’est l’exploit que réalise la photographe alsacienne Julie Meyer dans chacun de ses clichés. Avec ce coup de projecteur sur ce qui nous échappe, elle remet en question notre perception de l’instant.

Après une enfance marquée par de nombreux voyages, Julie Meyer, photographe diplômée de l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg (actuelle HEAR), continue son exploration du monde et l’illustre par des clichés de bordures de routes, de gares ou encore de stations de métro. « Je n’interviens pas sur le territoire lui-même, c’est vraiment le cadrage et le point de vue qui me sont propres. Je ne déplace pas les objets, j’essaye d’être proche du réel ». Chantiers de construction, panneaux publicitaires, objets du quotidien abandonnés…

IMG_1144Les prises de vues de Julie Meyer témoignent des traces indélébiles laissées par l’homme dans la nature, et apparaissent comme une étude des rapports entre l’être humain et son environnement immédiat. Pourtant, dans ses photos, l’homme n’existe pas physiquement, mais uniquement par ce qu’il laisse derrière lui : ses biens matériels et ses souvenirs. Le souvenir et le temps qui passe forment d’ailleurs le fil rouge de l’œuvre de la photographe : « Je m’intéresse beaucoup aux intervalles dans le temps et dans les territoires. Ce qui est central dans ma pratique c’est la ruine, non pas forcément un bâtiment qui se dégrade, mais aussi le temps qui a échappé à la perception et c’est ce temps-là que j’essaye d’enregistrer avec la caméra ou l’appareil photo ».

Au fil de ses déplacements, Julie Meyer crée des œuvres dans un temps donné et un territoire changeant. Pourtant, si illustrer le cheminement par des images fixes semble paradoxal, là est la particularité de cette jeune femme qui utilise la photographie comme un art de l’entre-deux. Son attrait pour ce qui se situe dans l’intervalle, qu’il soit d’ordre temporel ou spatial, elle le conceptualise à l’occasion d’une exposition au Syndicat Potentiel de Strasbourg : l’artiste y présentera quelques uns de ses clichés dans un bac de révélateur, pour rendre compte de la fragilité du tirage, qui va à terme s’assombrir pour finalement disparaître. L’œuvre de Julie Meyer, accusation du caractère destructeur de l’homme ou narration imagée du temps qui s’écoule, nous interpelle par des clichés ancrés dans le quotidien qui mettent en évidence ce que l’on ne voit pas, ou ce que l’on refuse peut-être de voir.

Par Valentine Schroeter

INTERSTATE, exposition de Julie Meyer du 10 octobre au 2 novembre au Syndicat Potentiel à Strasbourg, dans le cadre des Journées de l’Architecture.

INFRA ORDINAIRE, exposition et vidéo-projection (Exploration et Cartographie des marges, France/Etats-Unis) à partir du 18 octobre à l’Artothèque de Strasbourg.

 

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Rollin’ in the deep

La Biche au Bois 1/3 (2013) - Dorian Rollin

La Biche au Bois 1/3 (2013) – Dorian Rollin

Dorian Rollin, la cinquantaine sereine, travaille comme photographe indépendant dans l’édition, la pub ou l’architecture depuis 20 ans. Ce diplômé des Gobelins nous avait déjà fait partager son univers et son regard dans le portfolio de NOVO en 2009 à travers un road trip burkinabais aux accents jazzy.

Le travail personnel de Dorian Rollin s’articule majoritairement autour du portrait et du paysage urbain. Dans les deux cas la profondeur, qu’elle soit physique ou spirituelle, semble être le fer de lance de sa recherche. Cette profondeur est illustrée notamment dans sa série Paysages (2009). Ici l’Humain est présent sans jamais devenir une « personne » ou personnage central. Une mise en scène qui fait écho au monde contemporain ou l’Homme est partout et impose sa volonté jusque dans les territoires les plus reculés.

Série Paysages (2009) - Dorian Rollin

Série Paysages (2009) – Dorian Rollin

Avec pour envie de changer du train-train de la carrière solo, il a rejoint il y a environ un an et demi le collectif photographique Chambre A Part. Créée en 1991 à Strasbourg, cette association fait cohabiter des artistes de sensibilité différente, ne partageant pas forcément la même esthétique mais désireux de confronter leur passion commune pour la photo… C’est ainsi que Dorian a pu se frotter aux joies du travail de groupe et à l’émulation créatrice qui en découle tout en opérant une vraie scission avec son parcours solitaire dans la photographie.

A partir de clichés pris entre 2011 et 2012 le collectif Chambre A Part et la ville de Haguenau ont fait naître le projet « Haguenau la Foret Vivante » : explorer, sous l’œil de chaque artiste, la forêt et toutes ses dimensions, ses contradictions. Tour à tour effrayante, séduisante, féerique, luxuriante, étrange, ou mélancolique.

D’avril 2013 à mai 2014 l’exposition publique issue de cette entreprise vise a confronter Dame Nature et ville des Hommes, notions souvent antinomiques, aux yeux de tous. La scénographie interpellant ainsi passants et habitants, dans un jeu de confrontation entre patrimoine forestier et patrimoine architectural de la cité.

Là où la majorité de ses co-exposants ont pris le parti de la mise en avant de l‘aspect graphique qu’offrent les sous bois Haguenoviens, Dorian Rollin lui, a imaginé et réalisé avec la costumière Carole Birling, un projet emprunt d’imaginaire, inspiré du conte « La Biche Au Bois » de Mme d’Aulnoy, mêlé d’onirisme, de souvenirs enfantins, ouvrant une dimension nouvelle, peut être plus introspective. Un angle d’attaque en complète rupture avec ses habitudes et obsessions photographiques précédentes, où il capturait l’essence de ses sujets avec une distance pudique.

La Biche au Bois 1/3 (2013) - Dorian Rollin

La Biche au Bois 2/3 (2013) – Dorian Rollin

«..dans la forêt, se retrouver au détour d’un chemin
et se souvenir des contes et histoires que nous lisaient nos parents,
se souvenir aussi de nos peurs et émerveillements mêlés.» – Dorian Rollin.

La Forêt Vivante, exposition urbaine, d’avril 2013 a mai 2014, plusieurs lieux, Haguenau.
www.ville-haguenau.fr/la-foret-vivante-0
www.chambreapart.org
dorianrollin.blogspot.fr

Par Julien Pleis

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Casqué pour l’été

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Le ramdam du jour (qui avait commencé à marquer les esprits ce week-end, merci Coachella) est sans doute la sortie officielle d’une belle vidéo Get Lucky où l’on voit Pharrell Williams, Nile Rodgers, et les Daft Punk se trémousser sur du funk sucré, probable futur tube de l’été, tout en jouant d’instruments transparents.


C’est bien beau tout ça, mais le titre dans sa totalité, où est-il ? Quel est-il ? Quand allez-vous cesser de nous faire languir ? Sur Internet, c’est le raz-de-marée, moults versions sortent sans que l’on ne sache vraiment si l’une ou l’autre est la bonne. Du côté du groupe, rien d’officiel. Il se dit même que Fun Radio passerait une mauvaise version… Vrai ou faux, les deux Français ont le don de savoir manier les outils marketing puisque leur Random Access Memories à sortir le 21 mai est déjà numéro 1 sur iTunes (en pré-commande).

La vraie information, puisqu’il y en a une, c’est que la formation a changé de look se tournant vers Hedi Slimane, directeur artistique de Saint Laurent et photographe, avec qui ils avaient déjà collaboré sur l’album Human After All. Résultat : du noir, du chic, du brillant sequin, du simple et funky carrément nommé Saint Laurent Music Project par la maison.

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Du côté de l’album, deux certitudes : le groupe confie à Rolling Stone s’être tourné vers plus d’humain en recherchant la patte de vrais musiciens, ce qui annonce un album de facture plus pop que les précédents et du côté des collaborations, mis à part Pharrell et Nile Rodgers (ex-leader de Chic), le teaser annonce les apparitions de Julian Casablancas, Panda Bear, Todd Edwards, Chilly Gonzales, Giorgio Moroder, et bien d’autres…

Surveillons les Internets pour la suite…

Le by Cécile Becker dans la catégorie CULTURE, Haute couture, Musique, Photographie, TENDANCES | 1 commentaire