Tahar Rahim, l’incandescent

© Christophe Urbain

Tahar Rahim par Christophe Urbain

ZUT ! : Tu viens présenter Grand Central à Strasbourg, ville où tu as des attaches, qu’est-ce que ça représente pour toi d’être ici ?
Tahar Rahim : En général, on a deux villes dans sa vie. J’ai toujours cru que ça allait être Belfort, ville où j’ai grandi, et Paris, ville où je grandis. Mais une partie de ma famille a bougé à Strasbourg depuis un long moment maintenant. La maison-mère est devenue Strasbourg, qui est de fait devenue ma troisième ville. Présenter ce film ici, c’est comme être à la maison et montrer ce film à ma famille, je suis très content.

Tu as accepté de tourner dans Grand Central sans lire le scénario. C’est plutôt rare. Pourquoi ?
Normalement, je lis les scénarios. Ce n’est pas usuel d’avoir fait ça. J’ai d’abord beaucoup aimé Belle Epine, le précédent film de Rebecca. Avec elle, il s’est passé quelque chose de très intéressant, comme une espèce séduction entre une réalisatrice et un acteur, de cinéaste à comédien. Me découvrir sous une autre couleur me plaisait beaucoup avec un sujet inédit en toile de fonds : une centrale nucléaire, et aussi, une histoire d’amour, qui est quelque chose que j’aime jouer. L’histoire et les personnages m’ont séduit, j’avais donc suffisamment confiance, suffisamment d’éléments, pour me lancer dans l’aventure sans lire le scénario.

Rebecca Zlotowski fait une analogie entre la centrale nucléaire, la contamination, les doses radioactives auxquelles ton personnage, Gary, est confronté et l’amour, est-ce que ce rapprochement te plaît ?
Je pense que c’est le moyen le plus parfait de raconter une histoire d’amour dans une centrale nucléaire. Comment la raconter autrement que par cette passion amoureuse qui est finalement indolore, incolore qui te consume de l’intérieur, exactement comme cette dose radioactive qui vient de la centrale… Il y a tout un jeu entre la centrale et l’amour que Gary porte à Karole, les deux sont extrêmement liés : il va continuer à se brûler pour elle et, à cause d’elle, d’une certaine manière, il va se brûler dans la centrale.

Il y a beaucoup de tensions dans ce film et Gary, se laisse souvent submerger par ces tensions, c’est un jeu très viscéral. Au-delà du fait que la direction d’acteurs est très précise, comment joue t-on avec ses limites ?
Ça vient des tripes. Si on fait face à de tels dangers, si on s’expose à un lieu comme celui-ci et aux risques que cela comporte, ça doit être viscéral. Si ça ne l’est pas, je n’y crois pas. D’autant plus que mon personnage est un apprenti, comme le spectateur, il oscille entre le mystère qui existe autour des centrales et la réalité du terrain. Je suis tout le temps sur la corde raide, le rythme est comme celui des battements d’un cœur. Rebecca a très bien dirigé les acteurs, mais être acteur marionnette, c’est pas mon truc, j’ai besoin de faire des propositions, qu’on accepte ou qu’on refuse. Il y avait avec elle un équilibre très sain entre mes envies, et les moments où je ne savais pas quoi faire et où elle me donnait des clés.

Selon moi, Grand Central joue avec les peurs : peur de l’inconnu, peur de la mort, peur du nucléaire aussi…
Il s’agit surtout de la peur de l’amour, la peur de se lâcher. Je joue une espèce de cowboy qui arrive dans une nouvelle ville à conquérir. Problème : il tombe amoureux d’une fille qui est avec un type, un collègue. A la fin, il finit par comprendre que s’il n’y avait pas Karole il serait déjà parti. Il a cerné ce nouveau monde auquel il est confronté : c’est un groupe qui s’invente une vie, un groupe qui tourne en rond. Au fond, il voudrait y échapper, mais il va au bout pour elle, il essaye tout, pour elle, il tente tout pour l’avoir. Il va au-delà de ses propres limites. Il est surtout question de ça. La peur de la mort rôde, même si la mort n’est pas immédiate dans ce genre de milieu…

Il s’agit d’amour, mais surtout de passion brûlante. L’on finit par retomber dans ce questionnement essentiel : la passion est-elle amour ?
Je pense qu’une relation amoureuse passe forcément par le passionnel : on dit qu’on TOMBE amoureux. Tomber ce n’est pas anodin. Ce n’est pas comme une famille, ou des amis qu’on choisit, l’amour c’est l’impalpable qui te prend de l’intérieur et qui finit par te diriger. Tu perds le contrôle, beaucoup de choses t’échappent. Et c’est ça le vrai truc : un truc qui te prend, te brûle, qui te fait ressentir des choses inédites. Il y a cet adage tout con, tout bête : « Le cœur a ses raisons que ses raisons blablabla », mais c’est vrai ! Ça peut te rendre aveugle : le monde que tu vois à 180 degrés, peut se réduire à 10 degrés c’est à dire la largeur des épaules de la personne qui est en face de toi. (Rires). Je pense que pour aimer sainement et se libérer de ce rapport dominant dominé qui dure longtemps dans un couple, il faut sortir de la passion. Il faut évidemment être passionné, mais pas trop longtemps.

Tu dis que pour accepter un rôle il faut que tu apprennes, alors qu’est-ce que ce film t’a apporté ?
Ça m’a appris à mieux exprimer la sensibilité féminine qui m’habite et qui habite chaque homme. A avoir moins d’à priori sur ce qu’est une déclaration d’amour. J’ai encore fait un pas de plus dans mon apprentissage d’acteur, notamment pour me mettre dans la peau d’un personnage.

Gary est un rôle sur le fil, comme beaucoup de rôles que tu acceptes. Est-ce une manière de te mettre en danger ?
Peut-être. Ces gens qui sont sur le fil, en marge de la société, qu’on pourrait dire perdus : ce sont eux qui nous ramènent le plus à notre propre personne et nous touchent le plus. Eux osent se brûler et aller au bout des choses. C’est des cours de récréation pour moi. A travers ces personnages là, je peux exercer mon travail à des hauteurs que je ne peux pas explorer avec d’autres personnages. J’aime ça, les films où je peux sentir que je peux péter, je montre des sentiments que je ne trouve pas ailleurs. Tu as là, la possibilité de toucher les zones sombres qui sont en toi.

Pourquoi te tournes-tu presque systématiquement vers le cinéma d’auteur ?
Je m’efforce d’essayer de jongler, sauf que les films un peu plus grand public dans lesquels j’ai joué n’ont pas trop marché. (Rires). Je ne jouerai jamais dans un film bête, j’espère. Peut-être que c’est toi qui fait l’amalgame entre un film commercial et un film bête ? (Rires). Mon envie artistique, ma sensibilité d’acteur me guide vers un cinéma que j’ai moi-même envie de voir. J’ai aujourd’hui tendance à m’élargir vers quelque chose de plus proche du public en masse, mais je veux faire des choses intelligentes et fortes. Gibraltar, un film que je viens de faire, est un bon film fait pour le grand public puisqu’il traite de la vraie histoire de Marc Fievet. On y parle des douanes françaises, on n’a jamais fait ça : il n’y a jamais eu de film qui raconte réellement comment ça se passe. Je veux continuer à faire ce genre de choses. Je n’abandonnerai pas l’un pour l’autre.

Tu parles souvent de cinéma, et de réalisateurs notamment, avec beaucoup de passion et d’admiration, est-ce que la réalisation t’attire ?
Bien sûr, ça attire tous les acteurs je pense. Moi ouais, peut-être qu’un jour j’essaierai. Ce qui me botte en ce moment c’est l’écriture. Des scénarios plus que des livres. J’ai le sentiment que c’est beaucoup plus difficile d’écrire un livre qu’un scénario, et puis je connais les scénarios.

La musique de Grand Central a été composée par Rob de Phoenix avec Colin Stetson, ce qui me permet d’abord de te demander 1 : si tu aimes Phoenix ? 2 : qu’écoutes-tu en ce moment ?
Phoenix, bien sûr, j’adore, tu rigoles ? C’est génial ce qu’ils font. Mais sinon, j’ai redécouvert Yazoo à travers ma sœur. (Il sort son iPhone). J’écoute Apollo Brown, du hip-hop underground, un peu street, ambiant. Sinon, j’ai toujours du Michael Jackson qui traîne quelque part, du Prince aussi, c’est vraiment génial. J’écoute Florence and The Machine, son album est super, et sa reprise du morceau de Drake et Rihanna est incroyable, il faut que tu écoutes. Bien sûr, il y a Daft Punk, mais je suis plus Get Lucky, j’ai un peu de mal avec le reste de l’album, et Robin Thicke, bien sûr. C’est l’été !

Grand Central, sortie nationale le 28 août 2013
Gibraltar, sortie nationale le 11 septembre 2013

Retrouvez l’Instant Flash de Tahar Rahim dans le prochain Zut ! Strasbourg à sortir cet automne

Le by Cécile Becker dans la catégorie Cinéma, CULTURE, Rencontre | Laisser un commentaire  

Joséphine, la girl next door

Apéro - interview à Strasbourg. Bretzels oblige!

Apéro – interview à Strasbourg. Bretzels oblige!

Pour la sortie du film Joséphine, l’adaptation de la BD so girly de Pénélope Bagieu, Zut ! a rencontré deux nanas aussi drôles que féminines… Interview spontanée avec Marilou Berry (LA Joséphine) et Bérengère Krief (sa meilleure amie dans le film), sur la « Joséphine » d’aujourd’hui, une trentenaire débridée et en phase avec son époque.

Zut ! : Laquelle de vous deux est la plus Joséphine ?
Marilou Berry :
Oh je pense qu’on peut toutes l’être à certains moments !

Zut ! : Sa soirée loose du dimanche soir ?
M.B. : Elle fait rien ! Joséphine c’est la loose, elle regarde Sept à huit !

Zut ! : Et pas Bernard de la Villardière ?
M.B. :
Mais si bien sûr Bernard de la Villardière qui marche avec un travelling.
B.K. : Elle s’endort devant, en mangeant du poisson pané, de la glace et un peu de saucisson !

Zut ! : Sa tenue préférée ?
M.B. :
En vrai, le jogging!

Zut ! : Sa tenue pour une date ?
M.B. :
Petite robe noire et stilletos. Le meilleur moyen pour Joséphine de planquer son cul c’est de mettre une robe…

Zut ! : Son homme idéal ?
M.B. : Non-fumeur qui aime les chats, fan de Woody Allen, qui veut plein d’enfants et qui sait faire à manger.

Zut ! : Son plan-cul idéal ?
B.K. :
Non-fumeur qui aime les chats, fan de Woody Allen, qui veut plein d’enfants et qui est un bon coup !

Zut ! : Le morceau de musique qu’elle écoute en boucle?
M.B. :
Elle est fan de Madonna et Britney Spears
B.K. : Je la sens bien aimer le New Age..
M.B. : Mais non!!! C’est Do you love me ? de Carlton Rara

Zut ! : Son plat favori au restaurant?
M.B. : Une salade.
B.K. : Mais avec des profiteroles en dessert !

Zut ! : Et chez elle?
M.B. : Joséphine aime beaucoup les associations sucrées-salées ! Elle peut se faire pour encas du saucisson et des chips avec un peu de nutella! Parce qu’on connait toutes l’adage de « foutu pour foutu…»

Zut ! : Ce qu’elle préfère physiquement chez elle?
M.B. :
Ses mains
B.K. : Son ongle gauche !

Zut ! : Je me demande si au final ce ne serait pas ses fesses?
M.B. :
Elle les aime bien parce que c’est la cause de tous ses problèmes, donc ça permet de tout mettre dedans. Enfin si je peux me permettre l’expression! (Fou rire général, ndlr)

Joséphine, dans les salles à partir du 19 juin.

Rencontre à découvrir dans la rubrique Instant Flash de ZUT ! 18, à paraître prochainement.

Le by Caroline Lévy dans la catégorie Cinéma, CULTURE, People, Rencontre | Laisser un commentaire  

Girls girls girls


C’était à l’occasion des Femmes s’en mêlent aux Trinitaires à Metz. Les TEEN ont grimpé sous les toits de la salle pour livrer une version acoustique de Cannibal. L’une a attrapé une guitare, l’autre tapait sur les charpentes, les deux autres ont fait les chœurs. Comme à chaque fois, ce beau moment a été capté par la caméra de Das Kuma pour une DSKM session sensible et harmonieuse.

Très justement, les membres de l’équipe Kuma évoquent ces filles comme celles de la génération Girls, imagerie populaire véhiculée à travers Lena Dunham et sa série : des filles qui s’assument, tantôt froides, tantôt enjouées. Les TEEN sont formées par trois soeurs et une amie : un girls band biberonné au punk et aux sons synthétiques qui a convaincu le label Carpark (Beach House notamment) mais aussi Peter Kember (Sonic Boom) qui a produit leur premier disque In Limbo et a longtemps été dans les petits papiers des blogs et des médias comme LE groupe à suivre. A l’aube de la sortie d’un nouvel EP le 28 mai, il ne reste plus grand chose pour asseoir leur réputation de groupe de qualité.

Retrouvez les DSKM Sessions, chez les Kuma, par là

Le by Zut ! dans la catégorie CULTURE, LORRAINE, Musique, Rencontre | Laisser un commentaire  

Chilly Gonzales : le blind test

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De passage à la salle des fêtes de Schiltigheim le 27 avril dernier pour présenter son disque Solo Piano II, nous avons rencontré la bête. Bête de scène d’abord, monstre du piano aussi : Chilly Gonzales. Ou Gonzo, pour les intimes. Avant de lire l’essence et les détails de cette belle rencontre dans les pages du prochain Zut ! Strasbourg (il faudra attendre le soleil, le vrai), petit avant-goût délicieux en forme de blind test à un personnage passionné par le hip-hop.

Daft Punk – Get Lucky feat. Pharrell & Nile Rodgers

Bien sûr, c’est Daft Punk ! J’aime beaucoup. J’ai eu la chance d’écouter tout l’album avant d’apparaître dans une vidéo dans laquelle j’explique comment j’ai collaboré à Random Access Memories (à regarder à la fin de ce blind test, ndlr.). L’album est très très bien mais je n’ai pas le droit de dire quoi que ce soit avant le 21 mai… Je suis très fier d’y avoir participé : mon but en tant que pianiste et personnage, c’est d’être un homme de mon temps. Pouvoir travailler sur un album comme ça ou avec Drake ou Feist, qui sont chacun, dans leur style, à un très très haut niveau… Je veux dire, Feist, c’est l’une des meilleures songwriters, Daft Punk ? Les dieux vivants de la musique électronique et Drake, le plus pop et le plus musical des rappeurs. C’est très rassurant pour moi que des collaborations comme ça soient faisables. A chaque fois, c’est au piano que les gens me demandent, c’est assez rare que quelqu’un veuille travailler pour autre chose que l’harmonie ou l’odeur pianistique que je peux apporter.

ZUT ! Magazine : Et qu’avez-vous pensé de tout le buzz autour du morceau ?

Ce sont des génies non seulement en musique mais aussi dans la gestion de leur carrière. Ils mettent beaucoup de gens à l’amende, à chaque album. Ils montrent une autre voie en étant tout à fait conscients de leur position. Leur œuvre d’art se passe sur un registre très très large qui incorpore parfaitement l’industrie du disque. A chaque fois, ils sont en avance ! Même si soi-disant, ils sont passéistes… Sur Human After All, il n’y a pas eu de promo du tout et ils ont fait l’album en 12 jours ! Beaucoup de musiciens ont des fantasmes en tête, et bien c’est possible que Daft Punk les aient réalisé avant : les crossovers, l’autotune sur One More Time. Sur ce nouvel album, les gens vont se dire « Han ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé ? » Ce sera très dur d’y résister. Tous les arguments contre, sont des arguments très positifs en fait. J’entends beaucoup de gens qui disent : « Hm. Je trouve ça un peu en-dessous, mais franchement elle me reste dans la tête pendant trois semaines. »« Ok, t’as un problème mec, si t’as une musique en tête c’est que finalement, tu l’aimes bien. » Ça va forcer les gens à écouter avec un vrai goût pour le rythme, pour la joie, pour tout ce qu’il y a de positif dans la musique. Les gens qui résisteront sont des cyniques, qui vont refuser, par principe… J’ai écouté tout l’album c’est tellement pop, joyeux, varié, on s’ennuie pas, c’est fait avec humour, avec joie… « It’s a masterpiece ! »

James Blake – Limit To Your Love

Ah. C’est la reprise de James Blake de Limit to Your Love, que j’ai composée avec Feist. J’aime beaucoup beaucoup beaucoup cette version. D’ailleurs, j’ai fait une erreur il y a quelques années… Je rigolais sur scène à Londres, j’étais un peu possédé par le truc, et je n’ai pas vraiment dit du mal de lui mais fait semblant qu’il n’avait jamais rappelé, j’ai dit : « James Blake, he covers my song but he won’t even return my calls ! » (James Blake, il reprend mes chansons mais il ne daigne même pas me rappeler !, ndlr.) Trois mois plus tard, il a entendu de quelqu’un que je disais du mal de lui. J’ai lu quelques interviews où les journalistes lui demandent si je l’ai contacté suite à sa reprise et il répond : « Non, mais je sais qu’il a mal pris le fait que j’ai repris son morceau. », alors que ce n’est pas du tout le cas… J’ai essayé de le joindre plusieurs fois suite à ça… C’est le danger sur scène, même si quand j’ai raconté ça, c’était moi dans la position du loser… Mais James Blake est un musicien très talentueux. Vraiment.

Aphex Twin – Avril 14th

Il réfléchit longuement tête baissée.
Je connais pas. Mais c’est bien, j’aime bien. C’est quoi ?

ZUT ! Magazine : Aphex Twin…

…Oh. C’est de l’album Drukqs c’est ça ? Je connaissais une autre petite interlude au piano, mais pas celle-ci.

Léonie Pernet – Blue is Dead

Je connais très très peu la musique actuelle… C’est quoi ?

ZUT ! Magazine : Léonie Pernet, Blue is Dead. Une jeune artiste, qui travaille seule et qui joue pas mal d’instruments. Elle se balade entre la pop, des choses plus classiques, et le rap aussi…

C’est vraiment bien. Rappelle-moi son nom ?

ZUT ! Magazine : Léonie Pernet. Quels noms retenez-vous de cette nouvelle génération d’instrumentistes qui travaillent dans leur coin, qui construisent leur musique seuls ?

J’adore Nils Frahm, par exemple, il est génial. En live, il est fabuleux apparemment. Je le respecte vraiment beaucoup. Il y a aussi Hauschka, ça c’est du piano préparé. Un très gentil monsieur.

Beyoncé – Run the World (Girls)

C’est Beyoncé ça ! Certains de ses tubes sont vraiment superbes. La musique pop comme ça, ça rejoint mes aspirations musicales, donc ça me touche. Et puis elle a cette connexion au rap qui me parle, forcément : le hip-hop doit être la meilleure musique qui existe sur terre, très honnête, très directe. Et puis elle est la femme de Jay-Z, leur couple est très ami avec Obama… C’est dingue.

Tyler, The Creator – IFHY feat. Pharrell

Quasiment immédiatement : « That’s Tyler ! »

Il est génial. J’ai écouté Wolf, son dernier album, j’adore ce mec. Un des membres de cette bande Odd Future, Domo Genesis, je suis en train de faire un truc avec lui. J’ai découvert qu’il adorait Solo Piano II, il avait tweeté qu’il se lève le matin, qu’il fume un joint tout en écoutant Solo Piano II.

BONUS (pour les pratiquants de la langue de Shakespeare) : l’épisode 6 de The Collaborators filmé par The Creators Project, présentant le travail de Chilly Gonzales sur Random Access Memories

Propos recueillis par Céline Loriotti et Cécile Becker le 27 avril à la salle des fêtes de Schiltigheim.

Le by Cécile Becker dans la catégorie CULTURE, Musique, Rencontre, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

Electric Guest : les bonus

Electric Guest à La Laiterie – © Eric Antoine

Alors que nous sommes en plein bouclage du prochain numéro, Zut ! vous propose un petit bonus en complèment de l’instant flash consacré à Electric Guest de passage à la Laiterie le 21 septembre dernier. Instant détente et humour.

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Le by Cécile Becker dans la catégorie Clips, CULTURE, Musique, Rencontre, STRASBOURG | Laisser un commentaire