Music of tomorrow

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30 ans après sa création, en 1983, Musica continue l’expérience et le pari de la musique contemporaine. Ces trois décennies représentent trois mille œuvres différentes, dont un tiers de créations françaises et presque huit cents compositeurs. Aujourd’hui encore, le festival privilégie la diversité des esthétiques et des genres, du concert sous toutes ses formes aux spectacles mettant en scène les liens entre la musique et les autres arts. C’est bien là, la mission fondatrice de Musica : encourager et soutenir l’émulation artistique tout en permettant à un public élargi de se familiariser avec les nouvelles façons de penser et de faire la musique. C’est ainsi que l’édition 2013 donne une fois de plus la parole aux artistes innovants qui s’appuient sur de nouveaux modes compositionnels et sur les nouvelles technologies.

Se basant sur cette volonté, la programmation entraîne le spectateur vers des horizons variés, souvent inattendus et toujours empreints de virtuosité. La construction de l’événement s’est faite au travers de cinq axes majeurs qui seront les repères, les balises de l’expérience exploratoire que vivront les différents auditeurs de cette grande célébration des mélodies. Le parcours musical est ainsi classé sous divers thèmes tels que : Orchestres, Ensembles, Musique de chambre et récitals, Électroacoustique, Spectacles, etc. Chacun des ces chapitres intègre des auteurs aux productions éclectiques, à même de créer la surprise et l’engouement des tympans impatients.

Pierre Henry © Stéphane de Sakutin

Parmi les grands noms réunis pour l’occasion, sort du lot celui d’un monument de la musique concrète : Pierre Henry. Ce monsieur de 85 ans est tout simplement le pape de le musique électroacoustique, un véritable père fondateur révéré par les artistes de toutes confessions. De Maurice Béjart à Fatboy Slim, en passant par le générique de Futurama la série culte de Matt Groening, son influence est planétaire. A tel point que le maître des sons (et non des notes) aura droit à l’honneur d’une soirée entièrement consacrée à son univers le 26 septembre.

Un autre personnage illustre se voit convoqué à Musica, le temps d’une séance d’opéra filmé. En effet, génial créateur de Mickey Mouse, Walt Disney, se voit catapulter personnage central de l’opéra de Philippe Glass, The Perfect American. Dans cette adaptation du roman controversé de Peter Stephan, le célèbre faiseur de cartoons est décrit sous un jour peu flatteur : tout à la fois mégalo, misogyne et raciste. Une allégorie poétique de l’Amérique et de ses travers.

Walt-Disney

Walt Disney

A noter, une expérience inédite, celle de concilier événement public et session d’écoute individuelle. Les Concerts Sous Casques vont permettre aux volontaires de partager simultanément silence et musicalité dans un même espace, sous la supervision des compositeurs T. Balasse, D. Jisse et C. Zanési. Lors de quatre sessions réparties en deux dates, le trio distillera en live cette distorsion de la réalité sonore, élaborée à partir de narration feutrée et d’électronique mixée.

Quel que soit le soit le spectacle auquel vous déciderez d’assister, soyez sur que la qualité sera au rendez vous. Une qualité que les coordinateurs de Musica veulent dès à présent transmettre aux nouvelles générations. C’est pourquoi, des actions pédagogiques ont été programmées pour que les scolarisés de tous âges aient la possibilité de se familiariser avec cette musique d’un autre genre. Car c’est dans le terreau fertile de ce public juvénile que naîtrons les futurs grands intervenants de ce festival, qui ne cesse de questionner l’essence même de la musique.

Petit bonus régressif, un extrait de Fantasia, le long métrage musical de l’écurie Disney. Preuve que, même dans un « simple » dessin animé, la musique peut faire des merveilles…

Musica, festival de musiques contemporaines, du 20 septembre au 5 octobre 2013, programmation complète sur le site de Musica.
www.festivalmusica.org
Le blog de Musica

Par Julien Pleis

Le by Zut alors dans la catégorie CULTURE, Musique, STRASBOURG, Théâtre | Laisser un commentaire  

L’opéra en fête : Christian Lacroix, des costumes, une visite, des répétitions et une brocante !

édéric Godard

Christian Lacroix se confiait dans notre dernière édition de Zut ! Strasbourg. Il a réalisé les costumes pour les Les Pêcheurs de perles, un opéra en trois actes d’un compositeur avec lequel il entretient une relation privilégiée depuis l’enfance : Georges Bizet. Alors qu’il fait l’actu avec une escapade chez Schiaparelli, il nous avait livré son point de vue sur deux tendances de la mode et de la couture, théâtrales, « opératiques » comme il aime à la préciser, ou minimales – une tendance majeure aujourd’hui. Extrait de cette interview à lire en intégralité dans le numéro 17 de Zut !  :

« LeZUT_ChristianLacroix_Pêcheurdeperless deux tendances ont toujours coexisté, en plus ou moins bonne intelligence, anciens et modernes, classiques et baroques, etc. Certes, on assiste avec la crise à un retour des années 90 en noir et blanc. Mais il y aura toujours des designers et des maisons vouées au maximalisme, au baroque, au choc des cultures et des époques, des couleurs. C’était là mon inspiration, c’est aussi ce qui a fait que certains ont adoré mon travail tandis que d’autres l’ont méprisé ou détesté. Si Jean-Luc Tardieu, le premier, en regardant deux secondes l’un de mes tous premiers défilés au journal télévisé, a eu l’intuition – et je lui en serai éternellement reconnaissant –, que je pouvais faire du théâtre, c’est parce qu’il avait capté la part de spectacle qu’il contenait. Et le style des productions d’alors, surfait dans l’abondance des années 80 naissantes, où tout était spectacle, exhibition, excentricité, pour ne pas dire arrogance.

Puis, petit à petit, les influences septentrionales se sont fait sentir, le Regietheater et la crise allaient bien ensemble. Avec moins de décor, moins de costumes, pratiquement plus de costumes d’époque, à la fois trop chers et méprisés, les générations nouvelles ont eu à cœur de transposer toutes les œuvres dans des périodes plus ou moins contemporaines, la guerre et les années 30-40, les années 50 ou 60-70, si possible dans l’ambiance la plus quotidienne, ou même la plus triviale, la plus kitsch, la plus décalée. Certes, je peux faire des costumes contemporains noirs et des t-shirts sur des jeans, mais ce n’est pas mon plaisir. Ni ma force. Je peux avoir de la joie à habiller un chœur entier comme les spectateurs eux-mêmes le sont ou l’étaient dans la rue, quelques heures avant le spectacle. Mais à Strasbourg, heureusement, il s’agit de recréer un certain XIXe à partir des stocks formidables de costumes que possède l’OnR. J’adore cela, redonner une seconde ou troisième, voire une quatrième vie à un costume plutôt que de le laisser dormir et de créer un costume neuf qui aura moins d’âme. L’économie y trouve également son compte.

Ma créativité s’exprime aussi aujourd’hui dans ce genre d’exercice que j’aime. Contourner les impératifs ou les contraintes en les transformant en avantages, c’est là ma certitude. J’ai pu bénéficier dans certaines maisons de moyens illimités, mais cela peut parfois manquer de saveur ; se tordre l’esprit pour trouver une jolie solution au plus juste prix est un autre plaisir. Même en haute couture, je n’ai jamais disposé de budgets phénoménaux. Même inconsciemment, cela se sent je crois, et c’est tout à l’avantage des costumes. Mais pour vous répondre plus précisément, oui bien sûr que de travailler des volumes qui n’ont rien de quotidien, avec des effets à l’avenant, patines, perruques, décoration, et qui donnent l’illusion de faire renaître des modes et des silhouettes surgies de l’histoire du costume, ne me dépayse pas. Bien au contraire, c’est ma passion profonde. Je me sens dans mon élément au théâtre depuis l’enfance. La vraie vie ne me semblait commencer que lorsque la salle s’éteignait, que les trois coups résonnaient, que le rideau ou l’écran publicitaire se levaient sur le spectacle, le festival dans le théâtre antique ou la représentation d’une pauvre troupe ambulante de plein air, aussi bien dans un humble cinéma qu’une salle rouge et or. L’important était que le monde devienne enfin plus grand qu’au quotidien… »

Les Pêcheurs de perles de Georges Bizet, mise en scène de Vincent Boussard avec les Chœurs de l’OnR et l’Orchestre symphonique de Mulhouse, les 17, 21, 23, 26, 28 et 30 mai à l’Opéra de Strasbourg, les 7 et 9 juin, à La Filature de Mulhouse

TOUS À l’OPÉRA !

Des costumes de Christian Lacroix, c’est une première occasion de vivre l’opéra en fête, mais comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, sachez qu’à l’occasion de la journée “Tous à l’opéra”, l’Opéra national du Rhin, vous invite à découvrir les secrets des Pêcheurs, avec un accès à la grande salle du théâtre à l’italienne, le 11 mai à 12h et à 13h (durée : 1 heure) : se lèvera pour vous un coin de rideau sur la nouvelle production, mais aussi sur l’histoire du monument, place Broglie.

Vous pourrez également assister à la répétition ouverte des Pêcheurs de perle à 14h30 ou 16h (durée : 1h30) : l’occasion de découvrir les décors et leurs secrets en exclusivité, moins d’une semaine avant la première.

Enfin, de 14h3à à 17h, se tiendra la Grande Brocante avec la mise en vente de plus de 200 costumes, de nombreux accessoires et même des éléments de décors.

Informations complètes : www.operanationaldurhin.eu

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie Accessoires, CULTURE, Haute couture, MODE, Musique, TENDANCES, Théâtre | Laisser un commentaire  

Huit petits débordements

L’Agence Culturelle d’Alsace présente Huit Débordements, une série de textes à l’origine d’un atelier d’écriture sous la direction de Philippe Napoletano.

Centré sur le thème du dialogue comme acte d’exploration de l’être, cet atelier dramatique s’était tenu en 2010 et neuf écrivains s’étaient réunis afin de tenter de définir deux personnes représentant l’être social pour l’une et l’être profond pour l’autre.

Avec ces neuf enregistrements audio, un face à face oppose le décor et la situation. Cette découverte permet de faire émerger conflit ou accord. Chaque pièce est introduite par Dominique Zins, un amateur d’art et de littérature, curieux invétéré. Nous l’entendons dans un prologue plein de conviction, détermination par le mot et la bande son qui l’accompagne. Entre chaque texte, des choeurs créent un fil presque invisible amenant ou même commentant chaque « petit débordement ». À la couleur du texte auquel ils sont rattachés, on parlera alors Coma, Danse, Chômage ou encore Fête.

Ce projet commun fait l’objet d’une publication audio présentée dans un recueil publié par l’Agence Culturelle D’Alsace.

Huit petits débordements ont été mis en voix sous la direction de Dominique Guibbert, créatrice de la pièce : Alors j’étais mort et je vous observais.

Ces CD Audio/Théâtre orientent l’individu vers la création littéraire, il s’agit d’une peinture des stimulations des capacités artistiques de chaque écrivain.

Disponible gratuitement

Agence Culturelle d’Alsace, Département spectacle vivant – 03 88 58 87 58

Yassine Khelfa M’Sabah

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Graal Théâtre au TNS : et le cinéma dans tout ça ?

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Photos : Franck Beloncle

 
Au TNS, les comédiens de la troupe permanente répètent Merlin l’enchanteur, premier épisode de Graal théâtre. Mais que pensent-ils des plus célèbres adaptations au cinéma et à la télévision des aventures du Roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde ?

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Le by Sylvia Dubost dans la catégorie CULTURE, Théâtre | Laisser un commentaire  

Renaud Herbin : séance photo et playlist


Zut! tire le portrait de Renaud Herbin, nouveau directeur du Théâtre Jeune Public de Strasbourg. Retrouvez l’entretien dans les pages du magazine, et le slideshow sonore de la séance photo et ses coups de cœur artistiques ici !   Lire la suite

Le by Sylvia Dubost dans la catégorie CULTURE, Rencontre, Théâtre | Laisser un commentaire