Les Haras, part.1 : vivre le patrimoine

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Les anciens locataires, de nobles étalons, ont quitté les lieux en 2005. Cinq ans plus tard, les travaux ont débuté afin que le projet de l’IRCAD puisse voir le jour fin 2013. L’objectif est d’accueillir, dans le meilleur cadre possible, les chercheurs invités. Le nouvel espace s’inscrit résolument dans l’univers équestre de ce site historique, construit entre 1752 et 1760. Le cuir et le bois sont porteurs d’une invitation au voyage dans d’autres temps, dans d’autres lieux. Noble et brute à la fois : l’agence Jouin-Manku a développé une nouvelle idée du luxe et du confort, avec la brasserie comme point fort. Jeux d’échelle et de lumière, déclinaisons de quatre matériaux – inox, zinc, chêne brut, cuir –, cette simplicité laisse éclore à l’étage une yourte, cette forme empruntée à l’habitat traditionnel de l’Asie centrale, que les designers ont voulu recréer dans toute sa monumentalité. Sa silhouette bombée, son cuir brun tendu et sa structure de croisillon en bois en ont fait le symbole des Haras. Si l’ensemble de la rénovation du site est assuré par le cabinet strasbourgeois Denu et Paradon, l’architecture d’intérieur est signée par l’agence parisienne Jouin-Manku. L’hôtel est exploité par Jean-Pascal Scharf tandis que la brasserie a été confiée au célèbre chef alsacien, Marc Haeberlin. L’occasion de belles rencontres et de beaux échanges.

"Il y a un apport contemporain qui peut et qui doit être audacieux" photo Hélène Hilaire

« Il y a un apport contemporain qui peut et qui doit être audacieux » photo : Hélène Hilaire

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Les magiciens d’Oz !

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ZUT_WEB_OZ_GUISQUET- CP Ubik-DesignPourquoi ne pas ajouter une touche d’art et de culture aux traditionnels vin chaud et guirlandes lumineuses du Marché de Noël ? C’est ce que propose entre autres la FREMAA à travers l’exposition de métiers d’art rebaptisée OZ. À deux pas de la Place Broglie et de son Christkindelsmärik seront exposées des œuvres de créateurs locaux : décoration, ameublement, bijoux… une variété impressionnante d’objets artisanaux de qualité qui pourraient bien finir sous le sapin. Le rendez-vous immanquable des curieux ou des passionnés d’art contemporain en quête d’idées cadeaux originales !

OZ, les métiers d’art, expo-vente du 13 au 22 décembre à la Résidence Charles de Foucault 1, rue de la Comédie à Strasbourg – entrée libre.

FREMAA, 12 rue des Métiers à Colmar 03 89 23 65 65 – www.fremaa.com

Bernard Plossu : Berlin années 00

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En 2005, Bernard Plossu capture au 50 mm le visage d’un Berlin réunifié. La galerie Robert Doisneau du CCAM de Vandoeuvre accompagne la publication de ces clichés, révélateurs d’une capitale tournée vers l’avenir. Rencontre avec un explorateur du paysage urbain.

ZUT_WEB_PLOSSU_3_620En 2005, vous vous rendez à Berlin dans le cadre d’une exposition, était-ce votre premier séjour dans cette ville ? Berlin correspondait-il à l’image que vous vous en faisiez ?
Oui, c’était mon premier séjour, je n’y étais jamais allé. Et même, je ne connaissais pratiquement pas l’Allemagne où je n’étais allé que deux fois pour une expo à Brême et une commande de neige au Tyrol ! Et ça ne ressemblait pas du tout à ce que j’attendais ! Il n’y avait aucun pathos, en tout cas pour moi, de l’ex-Allemagne de l’Est. C’était plutôt comme une grande ville américaine toute blanche, presque un sosie de Century City, ce quartier neuf de Los Angeles. Et le soleil chaque jour, rendant tout blanc, m’a fait penser à Los Angeles tout le temps ! Le mur de la honte était déjà d’une autre époque… Quand je pense que des jeunes, juste parce qu’ils voulaient vivre libres, se faisaient tirer dessus par des garde-frontières, ça m’écœure…

On a plutôt l’habitude de vous retrouver aux États-Unis ou en Amérique du Sud : qu’êtes-vous allé chercher là-bas ?
Je suis rentré des pays américains en 1985 : l’Europe me fascinait de plus en plus. Je suis d’abord beaucoup allé dans le sud – Italie, Espagne, Grèce, Portugal – y ayant mes racines italiennes et ma femme étant andalouse. Puis un voyage en hiver a transformé ma vie : la Pologne ! Là aussi, enfin libérée du joug soviétique ! Les gens si sympathiques et ouverts et la poésie du pays m’ont parlé fort et du coup, quand on m’a proposé une expo à Berlin, ne connaissant pas j’ai répondu : oui. D’ailleurs, depuis je me suis rendu spontanément à Düsseldorf, Cologne, Vienne, pour voir. Et certes c’est très différent du continent américain, mais quel plaisir de voir les choses du passé, de l’histoire si vieille dans toute l’Europe !

Qu’avez-vous essayé de capter à Berlin ?
Face à Berlin, je me suis laissé aller sans projet précis. J’avais juste une dizaine de rouleaux et j’en ai acheté sur place une vingtaine tant ça m’a plu. On ne réfléchit pas en photo, on se laisse aller ! C’est le projet qui vous construit petit à petit, pas le contraire !

L’atmosphère de ce Berlin Ouest semble aride et froide, dénuée de poésie… Pourquoi ne pas vous être aventuré sur l’autre versant de la ville ?
L’Est de Berlin a déjà été beaucoup photographié : je n’aurais rien à ajouter de nouveau. Ça a déjà été très bien vu, notamment par notre maitre de la modernité, René Burri dans son livre Les Allemands, publié en même temps que Les Américains de Robert Frank ! Et puis mon cri de révolte anti-tyrannie faisait que je ne voulais pas aller voir ces lieux où les tyrans régnaient en monarques absolus. Enfin les gens étaient libérés de tout ce drame !

Le noir et blanc caractéristique de votre travail est ici sublimé. Il y a une lumière éclatante de blancheur et des ombres particulières sur ces clichés…
Cette lumière ensoleillée n’est pas si habituelle de Berlin que ça, je me doute qu’il ne fait pas toujours beau dans cette ville : là, c’est tombé comme ça, le destin. Il faisait beau, je ne pouvais tout de même pas changer le climat pour faire de la nostalgie ! Et cette lumière m’a finalement parlé et peut-être est–ce cela qui m’a fait photographier autant, me rendant compte qu’il se passait quelque chose d’étrange.

Berlin semble ici être une ville hypermoderne en mutation et tournée vers le futur : comment l’humain peut-il trouver sa place dans ce paysage urbain?
Mais il y a des gens ! Ce n’est pas la peine en photographie de faire du gros plan pour montrer à qui ressemblent les gens d’une ville ! On voit bien l’ambiance dans laquelle ils vivent ! Certes c’est « trop » moderne, je l’ai senti ça, puisque je l’ai photographié, mais c’est un peu une sorte de XXIe siècle de science-fiction ce Berlin-là, non ? Certes c’est pas humain au sens poétique, mais que faire ? Rester dans l’ambiance Est où les VoPos vous tiraient dessus ? Ne pas avoir le droit de porter des jeans et d’écouter Elvis Presley ? Alors si les allemands ont réagi ainsi en créant une ville trop moderne, c’est justement pour tout changer et vivre avec leur temps.

« C’est sans doute à midi, les Berlinois travaillent beaucoup, à l’américaine, adorant leur pays. Le moment de paix du rapide repas de la mi-journée crée ce genre d’ambiance : des gens lisent, d’autres profitent de ce beau temps sans doute si rare ! Ils sont assis, là, entre deux moments de bureau sans doute. Chacun pour soi, un petit arrêt dans le temps... »

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Photo Bernard Plossu

« C’est une photo d’un lieu célèbre, la Postdamer Platz. Ce qui m’est apparu est le contraste fort entre le noir et le blanc. C’est ça, la photographie, une lumière qui parle… »

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Photo Bernard Plossu

« Beaucoup de monde près de la gare… et passe une vieille Mercedes de l’époque où elles étaient si belles, ou alors voilà un peu de nostalgie ! Comme quoi, j’aime la nostalgie ! »

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Photo Bernard Plossu

« C’est ma photo de Berlin préférée : on nage en plein science-fiction ! Car c’est une ville de science-fiction que j’ai vu, et comment ! Tellement que ça fait presque comic book des années 30, mais ici pour de vrai ! Cette image a tous les ingrédients de la “ville du futur”. »

Par Claire Tourdot

BERLIN, exposition de Bernard Plossu du 29 novembre au 31 décembre à la galerie Robert Doisneau du CCAM de Vandœuvre-les-Nancy.
www.centremalraux.com

BERLIN 2005, de Bernard Plossu et Jean-Claude Bailly aux éditions Médiapop.
www.mediapop.fr

Cooper décaler

Le by Caroline Lévy dans la catégorie Design, Sports, STRASBOURG, Vie quotidienne | Laisser un commentaire  

ZUT-WEB_Mini-Paceman_Lancement

Dans la famille MINI, on demande le petit frère… D’ici deux jours, la planète automobile va être quelque peu secouée ! Le petit dernier du géant de l’auto MINI vient d’arriver. 7e modèle d’une fratrie déjà très complète, La Paceman révolutionne les codes de la voiture urbaine.

Pour son lancement d’envergure, les MINI Stores – l’Espace H – de Strasbourg et Haguenau organisent simultanément une journée d’essai dans une ambiance festive et décalée ce samedi 16 mars ! Une cabine photomaton s’installera notamment au cœur des deux concessions pour un concours photo déjanté qui investira les murs par la suite et tout un tas de goodies et autres joyeusetés à gagner !

So (S)PACEMAN

La petite citadine a déjà tout d’une grande avec sa silhouette agile aux lignes tendues : elle est le premier Sports Activity Coupé au monde. Deux portes, grand volet et deux sièges individuels à l’arrière. Le Cross Coupé by MINI respire le sport par ses proportions et sa conduite inspirée des sensations du karting mais aussi le design par sa signature urbaine. En plus de tous ses atouts, la Paceman demeure personnalisable à l’infini… Spacieuse et agréable à piloter, sur le bitume elle assure !

Pour en savoir plus sur l’événement

Lancement de la PACEMAN dans les MINI Stores de Strasbourg et Haguenau, samedi 16 mars, de 10h à 18h.

Douce France, ou le patrimoine immatériel de l’humanité

Le by Zut alors dans la catégorie Arts de la table, Déco, Design, LIFESTYLE | Laisser un commentaire  
Ceci est une pipe, mais pas seulement c'est un élément essentiel du patrimoine immatériel mondial

Ceci est une pipe, mais pas seulement, c’est également un objet qui fait partie du patrimoine culturel immatériel de l’humanité !

Ils sont plus de 18 millions de personnes à consulter le guide de France-Voyage.com chaque année. Depuis presque 10 ans, le site s’est imposé comme la bible du vacancier qui permet de découvrir les merveilles de la France : la pipe Saint Claude, la porcelaine de Limoges ou la cristallerie de Baccarat.

Évidemment, il y a les incontournables. Du patrimoine ecclésiastique de Reims aux vignobles bordelais en passant par les maisons alsaciennes, le guide de France-Voyage se différencie des brochures touristiques traditionnelles. En effet, il est intuitif et laisse au globe-trotteur qui est en nous, la liberté de contempler les attraits des régions françaises, en un clin d’œil et selon des thèmes bien précis : les paysages, les châteaux, les beaux villages, etc.

Kenzo Takada, Vase Natsu (Lumière d'Asie)

Kenzo Takada, Vase Natsu (Lumière d’Asie)

L’occasion nous est donnée de découvrir les multiples expressions des savoir-faire traditionnels, dont certains sont classés par l’UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Parmi ces savoirs, des pratiques et expressions culturelles nécessitent une sauvegarde urgente : assurer leur transmission tout en nous permettant de prendre connaissance de certains de leurs secrets de fabrications.

À titre d’illustration, il est notable de parler des subtils arômes fleuris des parfums de Grasse, de l’incontournable porcelaine de Limoges ou la pureté du cristal de Baccarat.

À Baccarat justement, l’histoire de sa célèbre cristallerie, une histoire qui remonte à plus de 250 ans, est contée aussi bien aux initiés qu’aux novices.

Dans un environnement presque féérique, l’église art moderne (construite entre 1953 et 1957) où les vitraux en cristaux ont été conçus par les artistes de Baccarat, le musée situé dans le château où l’on découvre aussi bien les commandes de Louis XV que les pièces réalisées en collaboration avec les designers Philippe Starck et Thomas Bastide (et bien d’autres), avec les architectes et scénographes Moatti & Rivière, ou encore avec le couturier Kenzo Takada – ses “collections lumières” –, sont une invitation au rêve éveillé.

Par Yassine Khelfa M’Sabah

Musée du Cristal, à Baccarat
20, rue des Cristalleries
54120 BACCARAT
03 83 76 61 37
www.baccarat.fr
www.france-voyage.com