L’amour irradié

Tahar Rahim et Léa Seydoux, couple passionnel et impossible dans Grand Central.

Tahar Rahim et Léa Seydoux, couple passionnel et impossible dans Grand Central.

Un décor rarement exploré : celui d’une centrale nucléaire, Gary, un homme un peu paumé en mal de famille (Tahar Rahim), la femme de son ami Tony (Léa Seydoux), voilà un triangle infernal propice au chaos filmé de mains de maître par Rebecca Zlotowski dans son nouveau et second film Grand Central. Un long-métrage chargé en tensions et en radiations passionnelles.

Rebecca Zlotowski fait partie de cette nouvelle génération de réalisateurs français qui s’imprègne de tous les cinémas et d’univers aussi variés que la musique, les vidéos clips et même l’art pour filmer des histoires aussi vraies que natures. Son dernier film : Grand Central est un concentré sous tension de dialogues ultra précis et de scènes rythmées qui vient nourrir une fiction très bien documentée puisque la réalisatrice a travaillé avec un ancien décontaminateur en centrale nucléaire pour construire une trame technique réaliste.
On retrouve dans ce film autant la hargne de la jeunesse et par là même, une contemporanité exacerbée, que des inspirations venues du meilleur du cinéma français, l’on pense à Pialat ou à Renoir aux détours d’une exigence esthétique affirmée ou d’une direction d’acteur travaillée.

L’histoire ? Gary, jeune homme un peu perdu, intègre une équipe chargée de travailler à l’intérieur d’une centrale nucléaire, les yeux toujours rivés sur le dosimètre et sur l’effet nocif des radiations sur le corps. Toute une communauté qui vit ensemble, travaille ensemble, mange ensemble et souffre ensemble. Le décor est posé et répond à un autre duo tout aussi chargé en radiations : Gary tombe amoureux de la femme de son collègue, Karole, et commence à nouer une relation impossible à base de passion destructrice. Deux histoires de contamination. Un film construit de dangers où l’on courre toujours vers le pire, mais sûrement le meilleur du cinéma français…

Avant-première de Grand Central en présence de la réalisatrice Rebecca Zlotowski et de l’acteur Tahar Rahim, le jeudi 25 juillet à 20h15 au Star-Saint-Exupéry.

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JEU-CONCOURS !

Les Cinémas Star et Zut ! mettent en jeu 15 x 2 places pour l’avant-première de Grand Central. Pour cela, répondez vite à la question suivante : De qui Gary tombe t-il amoureux ?

Envoyez votre réponse, vos noms et prénoms, à contact@chicmedias.com (cliquez sur les petits points pour laisser apparaître l’adresse mail), les 15 premières bonnes réponses remporteront les places.

Le by Cécile Becker dans la catégorie Cinéma, CULTURE, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

Music of tomorrow

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30 ans après sa création, en 1983, Musica continue l’expérience et le pari de la musique contemporaine. Ces trois décennies représentent trois mille œuvres différentes, dont un tiers de créations françaises et presque huit cents compositeurs. Aujourd’hui encore, le festival privilégie la diversité des esthétiques et des genres, du concert sous toutes ses formes aux spectacles mettant en scène les liens entre la musique et les autres arts. C’est bien là, la mission fondatrice de Musica : encourager et soutenir l’émulation artistique tout en permettant à un public élargi de se familiariser avec les nouvelles façons de penser et de faire la musique. C’est ainsi que l’édition 2013 donne une fois de plus la parole aux artistes innovants qui s’appuient sur de nouveaux modes compositionnels et sur les nouvelles technologies.

Se basant sur cette volonté, la programmation entraîne le spectateur vers des horizons variés, souvent inattendus et toujours empreints de virtuosité. La construction de l’événement s’est faite au travers de cinq axes majeurs qui seront les repères, les balises de l’expérience exploratoire que vivront les différents auditeurs de cette grande célébration des mélodies. Le parcours musical est ainsi classé sous divers thèmes tels que : Orchestres, Ensembles, Musique de chambre et récitals, Électroacoustique, Spectacles, etc. Chacun des ces chapitres intègre des auteurs aux productions éclectiques, à même de créer la surprise et l’engouement des tympans impatients.

Pierre Henry © Stéphane de Sakutin

Parmi les grands noms réunis pour l’occasion, sort du lot celui d’un monument de la musique concrète : Pierre Henry. Ce monsieur de 85 ans est tout simplement le pape de le musique électroacoustique, un véritable père fondateur révéré par les artistes de toutes confessions. De Maurice Béjart à Fatboy Slim, en passant par le générique de Futurama la série culte de Matt Groening, son influence est planétaire. A tel point que le maître des sons (et non des notes) aura droit à l’honneur d’une soirée entièrement consacrée à son univers le 26 septembre.

Un autre personnage illustre se voit convoqué à Musica, le temps d’une séance d’opéra filmé. En effet, génial créateur de Mickey Mouse, Walt Disney, se voit catapulter personnage central de l’opéra de Philippe Glass, The Perfect American. Dans cette adaptation du roman controversé de Peter Stephan, le célèbre faiseur de cartoons est décrit sous un jour peu flatteur : tout à la fois mégalo, misogyne et raciste. Une allégorie poétique de l’Amérique et de ses travers.

Walt-Disney

Walt Disney

A noter, une expérience inédite, celle de concilier événement public et session d’écoute individuelle. Les Concerts Sous Casques vont permettre aux volontaires de partager simultanément silence et musicalité dans un même espace, sous la supervision des compositeurs T. Balasse, D. Jisse et C. Zanési. Lors de quatre sessions réparties en deux dates, le trio distillera en live cette distorsion de la réalité sonore, élaborée à partir de narration feutrée et d’électronique mixée.

Quel que soit le soit le spectacle auquel vous déciderez d’assister, soyez sur que la qualité sera au rendez vous. Une qualité que les coordinateurs de Musica veulent dès à présent transmettre aux nouvelles générations. C’est pourquoi, des actions pédagogiques ont été programmées pour que les scolarisés de tous âges aient la possibilité de se familiariser avec cette musique d’un autre genre. Car c’est dans le terreau fertile de ce public juvénile que naîtrons les futurs grands intervenants de ce festival, qui ne cesse de questionner l’essence même de la musique.

Petit bonus régressif, un extrait de Fantasia, le long métrage musical de l’écurie Disney. Preuve que, même dans un « simple » dessin animé, la musique peut faire des merveilles…

Musica, festival de musiques contemporaines, du 20 septembre au 5 octobre 2013, programmation complète sur le site de Musica.
www.festivalmusica.org
Le blog de Musica

Par Julien Pleis

Le by Zut alors dans la catégorie CULTURE, Musique, STRASBOURG, Théâtre | Laisser un commentaire  

Intuition sensible

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Après avoir croisé Mickaël Labbé sur diverses scènes au sein d’Original Folks, Roméo & Sarah ou plus récemment BangBangCockCock, il nous revient avec son projet solo désormais augmenté : Unfair To Facts et un premier EP sous le bras : Phenomenon/Noumenon tout droit sorti de la maison Herzfeld. Trois titres très aboutis entre électronique froide et nappes de guitares aux mélodies sensibles portant une voix plus assurée. Questions à un artiste complet guidé par la philosophie, mais aussi inspiré par Bradford Cox (Deerhunter, Atlas Sound) et Spacemen 3.

Zut ! : Le projet Unfair To Facts existe depuis longtemps, pourquoi avoir mis autant de temps à sortir cet EP ?
Mickaël Labbé : Il est vrai que Unfair to Facts existe depuis quelques années maintenant et le fait que le single ne sorte que maintenant est à la fois lié au fait que j’ai eu besoin de temps pour mûrir mon projet et à la manière dont fonctionne le label Herzfeld. Produire des disques est quelque chose qui prend du temps, notamment quand l’ensemble des charges ne repose que sur quelques épaules (je pense en particulier à l’enregistrement et au mix qui sont assurés par Vincent Robert de Electric Electric) et que le mode de « fabrication » est majoritairement « artisanal », pour dire les choses ainsi.

Zut ! : Pour ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu revenir sur les débuts d’Unfair to Facts ?
M.L. :
Unfair to Facts est né de mon envie d’avoir un projet à moi, un projet qui puisse être le reflet de mes aspirations et de mes influences en musique. J’ai découvert des moyens techniques dont j’ai pu faire des moyens d’expression (les effets sur la guitare, les samplers, la reverb’ sur la voix) et qui m’ont progressivement permis de développer quelque chose de singulier que je me sentais en mesure d’assumer. J’ai commencé tout seul dans mon coin, puis j’ai proposé à Roméo [Roméo & Sarah, ndlr.] de se joindre à moi. Nous avons ensuite été rejoints par Adrien [Adrien Moerlen, gourou derrière le groupe BangBangCockCock, ndlr.] et Anne [Anne Ahlers, chanteuse de BangBangCockCock, ndlr.] pour les concerts les plus récents.

Zut ! : Pourquoi avoir eu besoin de créer ce projet solo alors que tu faisais déjà partie de nombreux groupes : Original Folks, Roméo & Sarah, BangBangCockCock ?
M.L. :
En effet, j’ai eu la chance de jouer dans de nombreux groupes dans lesquels j’ai pu m’épanouir musicalement et rencontrer des personnes de grand talent, toutes très différentes, mais qui ont en commun de posséder un génie bien plus « naturel » que le mien. En même temps que les capacités naturelles de personnes aussi douées ont pu représenter quelque chose d’un peu écrasant pour moi, leur regard bienveillant m’a permis de prendre progressivement confiance en moi et de développer quelque chose de plus personnel. Si Unfair to Facts est bien mon propre projet, je ne l’ai jamais considéré comme d’une importance plus fondamentale que les autres projets dans lesquels je suis engagé. J’ai de toute façon absolument besoin de me sentir totalement impliqué dans un groupe – même si je n’en suis pas le leader -, pour pouvoir y participer. Cela a été le cas dans tous les projets que tu mentionnes. C’est en même temps mon côté désespérément narcissique…

Zut ! : On sent beaucoup de travail sur la production, mais aussi sur la voix. On te sent plus sûr de toi…
M.L. :
En regard de ce que je viens répondre aux questions précédentes, il est absolument clair que j’ai eu besoin de temps pour que quelque chose se débloque, que quelque chose se résorbe en moi afin de pouvoir accepter le fait de me confronter au jugement des autres. La découverte d’un son et de moyens techniques utilisés sans aucun complexe – accepter par exemple que mettre de la reverb’ partout, ce n’est pas nécessairement cacher des imperfections, mais aussi faire des choix esthétiques -, ont eu une part importante dans un tel processus. La question de l’acceptation de ma voix a également été le fruit de longues négociations avec moi-même… C’est une manière tellement brutale de s’exposer que de chanter, une sorte de mise en cause de soi, quelque chose qui n’allait absolument pas de soi en ce qui me concerne. Faire ce disque, c’est donc une sorte de conquête. J’ai dû me défaire d’un certain fantasme idéalisé de perfection poussé jusqu’au handicap pour réaliser que mes fragilités ou mes hésitations étaient en quelque sorte constitutives de ce que j’étais en mesure de proposer, et qui est un reflet de ma vulnérabilité.

Zut ! : Composer seul, c’est une manière assez particulière d’avancer. Comment as-tu travaillé sur tes chansons ? As-tu un process de création défini ou plutôt chaotique ?
M.L. :
C’est plutôt une sorte de chaos domestiqué ! Je pars le plus souvent d’un élément musical bien particulier, que ce soit une ligne de basse ou une texture de guitare (en tous les cas quelque chose de très répétitif qui tourne en boucle), puis je me mets à chercher des mélodies et des paroles. Au fond, tout part souvent d’un bout de phrase glané ici ou là et qui me trotte dans la tête. Les paroles sont ainsi constituées par une sorte d’assemblage surréaliste issu de ces bouts de phrases un peu « nomades ». Par exemple, dans le morceau Jessica, la phrase « Objects in the mirror seem closer than they appear » provient d’une inscription, retranscrite de manière inexacte, sur le rétroviseur d’une voiture de location aux Etats-Unis. Le tout se compose ensuite selon des règles que je ne pourrais pas vraiment formaliser.

Zut ! : Sur What Brings Me More Violently to Life, on entend une voix féminine, qui est-ce ? Avais-tu, quand bien même, besoin de t’entourer pour sortir ces chansons ?
M.L. : C’est la voix magnifique d’Anne. Adrien et moi avions l’envie de faire chanter à Anne des choses plus douces qui puissent être une sorte d’écrin sur lequel elle pourrait poser son timbre de voix si particulier et si beau. Cela n’a pas toujours été possible dans BangBang ou dans les Crocodiles. L’idée était donc vraiment de lui « offrir » cette sorte de moment où tout serait fait pour mettre sa voix en valeur. Quant à la question relative au besoin de m’entourer, je répondrai que cela m’est absolument nécessaire. Mon univers m’apparaît bien trop limité et j’ai besoin d’idées neuves. Ma complicité avec Roméo a été décisive pour Unfair to Facts, sans ses encouragements et ses propositions, je ne crois pas que ce que disque aurait vu le jour.

Zut ! : Unfair To Facts, Phenomenon / Noumenon, tout cela a une connotation très philosophique, pourquoi ce besoin de lier la musique à des concepts ?
M.L. :
C’est au fond une question qui consisterait à me demander pourquoi je suis ce que je suis…Je ne crois pas du tout à une musique intellectualiste et je n’ai aucune envie de faire passer une quelconque sorte de message dans ma musique. Il y a assez d’abrutis pour se croire autorisés à dire aux autres ce qu’ils doivent penser, je ne vais pas en rajouter, surtout pas en faisant de la musique d’ailleurs. Je suis simplement professeur et chercheur en philosophie, c’est mon métier et mon activité la plus quotidienne en même temps que ma passion la plus profonde depuis plus de dix ans. Le fait que cela se reflète dans mon musique relève certainement de beaucoup de raisons différentes, notamment esthétiques en ce qui me concerne. « Unfair to Facts » fait partie de ces expressions glanées au fil de mes lectures – il s’agit en l’occurrence du titre d’un article écrit par le philosophe John Langshaw Austin -, mais également d’une expression figurant dans les merveilleux entretiens du peintre Francis Bacon avec David Sylvester. J’ai choisi ce nom parce que je le trouvais beau et qu’il avait à mes yeux tout un tas de résonances poétiques un peu mystérieuses. En même temps, le travail du philosophe, c’est toujours d’une certaine manière de lutter pour la justice envers les faits !

Zut ! : Phénomènes / Noumènes sont des éléments de la philosophie de Kant qui font abstraction de l’intuition sensible, ce qui, pour moi est très éloigné de ta musique, plutôt intuitive et sensible…
M.L. :
Ce n’est pas parfaitement exact, mais je te remercie de noter le côté sensible de ma musique, qu’on qualifie souvent comme quelque chose d’abstrait. L’opposition entre phénomènes et noumènes renvoie plutôt au domaine de la personnalité morale et, si j’ai également choisi ce titre pour des raisons esthétiques, cela renvoyait pour moi plus largement à l’expérience que nous pouvons tous faire de contradictions entre nos exigences sensibles : nos désirs égoïstes, notre être pulsionnel et animal et certaines de nos aspiration à l’idéal : mener une vie justifiée moralement, le désir d’engagement, etc. Dans le cadre du single, le premier titre est Jessica, caricature pleine de tendresse de la futilité d’une créature de boîte de nuit, et se finit sur The Essence of Things, qui exprime clairement l’opposition mentionnée dans le titre du single. Nous sommes ainsi tous à la fois phénomènes et noumènes et cette contradiction peut parfois être source de conflits en nous. En tous les cas, je le ressens parfois fortement !

Zut ! : Ta musique est très référencée, quels artistes, quels livres t’ont influencé pour cet EP ?
M.L. : C’est vrai et j’assume pleinement la question des références. Ma musique n’est pas une création venue de nulle part, elle est toujours le reflet très exact de la manière dont je m’approprie les choses que j’écoute, ainsi que des personnes avec lesquelles je joue. Le projet est né à une époque où je découvrais Bradford Cox (et surtout le premier album d’Atlas sound) ou Panda Bear. Ça a été un véritable choc, une bouffée d’air frais incroyable, et ça m’a donné envie de refaire de la musique par moi-même. Même si je ne me considère pas comme un grand connaisseur en musique ou que je ne suis au final pas particulièrement à l’affût des dernières nouveautés musicales, je me sens contemporain et la musique que j’écoute m’influence très fortement, d’autant plus que j’ai un type d’écoute très obsessionnel. Je suis ainsi un inconditionnel du groupe Spacemen 3, mais également de beaucoup de musique électronique : Efdemin, John Roberts, Glitterbug, Monolake, etc. Sinon, il est clair que des images ou des lectures forment toujours une sorte de milieu esthétique ambiant qui détermine pour une part mes envies musicales. Nos goûts sont certainement ce qui nous définit, bien plus fortement encore que nos opinions ou que nos croyances.

Zut ! : La suite ?
M.L. : Après cette étape importante que représente pour moi la sortie de ce single, j’ai très envie d’enregistrer certaines de mes chansons plus récentes et, surtout, d’en composer de nouvelles pour pouvoir envisager de monter un set pour de futurs concerts !

Le single 3 titres d’Unfair To Facts à acheter sur le site du label Herzfeld, c’est par ici
Herzfeld vous offre par ailleurs, The Essence of Things en téléchargement gratuit

Streamer l’EP sur Soundcloud, c’est par ici

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Dans la famille Coppola, je voudrais la fille

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Luxe et volupté chez Marie-Antoinette, lenteur et minimalisme dans Somewhere, Sofia Coppola rompt avec son premier univers flâneur et mélancolique pour nous présenter un nouveau long-métrage : The Bling Ring. Sans toutefois quitter ses thématiques adolescentes et luxurieuses, la réalisatrice nous offre pour son second film présenté au Festival de Cannes, une histoire hyperactive, sous caféine.

Inspiré d’une histoire vraie, The Bling Ring retrace le parcours d’un gang d’adolescents de Los Angeles qui, après avoir traqué les stars sur la Toile, s’immiscent dans leurs demeures pour y dérober robes, sacs, bijoux…

C’est après avoir lu un article de Nancy Joe Sales paru en 2010 dans Vanity Fair, The Suspects Wore Louboutin (en français “Les suspects portaient des Louboutins”), que la réalisatrice Sofia Coppola décide de tourner un film sur ce phénomène. Pour mieux comprendre les protagonistes, elle va à la rencontre de trois d’entre eux mais ne souhaitant pas ajouter à leur notoriété – ce qui leur ferait trop plaisir – elle change les noms des personnages de son film. À la tête de ce gang fictif, on retrouve donc la jeune actrice de 23 ans, Emma Watson, quittant son chapeau de sorcière intellectuelle pour incarner Nicki et prouver à la terre entière qu’elle peut jouer les ados rebelles, à la fois voleuse et gogo-danseuse bien loin de son étiquette de petite fille modèle. C’est évidemment au détour d’un casting bling-bling attendu qu’on retrouve Paris Hilton, réelle victime de la bande et Kirsten Dunst, actrice phare de la réalisatrice.

On aime la signature de la fille Coppola qui, on l’espère, jouera une fois de plus de ses influences photographiques et musicales pour nous laisser aussi contemplatif qu’elle avait su le faire avec Virgin Suicides sur les accords de Playground Love de Air.

Avant-première de The Bling Ring à l’UGC Ciné Cité Strasbourg, le lundi 10 juin à 20h15.
Sortie nationale : le 12 juin

Par Juliette Fiszka

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JEU-CONCOURS !

L’UGC Ciné Cité et Zut ! mettent en jeu 10 x 2 places pour l’avant-première de The Bling ring. Pour cela, répondez vite à la question suivante : Combien de films de Sofia Coppola ont été présentés au Festival de Cannes ?

Envoyez votre réponse, vos noms et prénoms, à contact@chicmedias.com (cliquez sur les petits points pour laisser apparaître l’adresse mail), les 10 premières bonnes réponses remporteront les places.

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Dominique Grylla, Seul en selle pour ses dix ans de one-man-show

Plutôt que consacrer vos deux prochains week-ends à parfaire votre bronzage avant l’arrivée de l’été, venez fêter à la Java les dix ans de café-théâtre de Dominique Grylla, comédien, danseur et chanteur. Les amateurs d’humour se souviendront de son interprétation de Fabienne Keller au sein de la Revue Scoute, ou de sa galerie  de personnages aux caractères bien trempés développés au fil de ses one man shows.

Dans The Lonesome Jubilé,  il revisite toute cette galerie de portraits aux destins rocambolesques avec cet art d’emmener son public dans de vrais courts-métrages. Celles et ceux qui le découvriront, et les autres qui le suivent depuis une décennie, auront plaisir à voir ou à revoir une fête de Noël d’un comité d’entreprise qui vire au règlement de comptes, les espoirs d’une femme aveuglée par l’amour, la réussite d’un entrepreneur peu recommandable, ou un goûter surprise dans une famille catholique très nombreuse. Souvent caustique, parfois tendre mais toujours hilarant, un excellent remède contre le temps maussade.

Les 24, 25, 31 mai et 1er juin à La Java, 6 rue du faisan, Strasbourg

http://www.grandom.org

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