Dominique Grylla, Seul en selle pour ses dix ans de one-man-show

Plutôt que consacrer vos deux prochains week-ends à parfaire votre bronzage avant l’arrivée de l’été, venez fêter à la Java les dix ans de café-théâtre de Dominique Grylla, comédien, danseur et chanteur. Les amateurs d’humour se souviendront de son interprétation de Fabienne Keller au sein de la Revue Scoute, ou de sa galerie  de personnages aux caractères bien trempés développés au fil de ses one man shows.

Dans The Lonesome Jubilé,  il revisite toute cette galerie de portraits aux destins rocambolesques avec cet art d’emmener son public dans de vrais courts-métrages. Celles et ceux qui le découvriront, et les autres qui le suivent depuis une décennie, auront plaisir à voir ou à revoir une fête de Noël d’un comité d’entreprise qui vire au règlement de comptes, les espoirs d’une femme aveuglée par l’amour, la réussite d’un entrepreneur peu recommandable, ou un goûter surprise dans une famille catholique très nombreuse. Souvent caustique, parfois tendre mais toujours hilarant, un excellent remède contre le temps maussade.

Les 24, 25, 31 mai et 1er juin à La Java, 6 rue du faisan, Strasbourg

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Coup de cœur

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Délicieux et physiques, comme on les aime, les Hermetic Delight reviennent avec un clip léché : Heartbeat I & II où l’on voit les membres du groupe (Delphine, la batteuse, irradie !) jouer comme si leurs vies en dépendaient devant des flashs de couleurs et de lumières et entourés de télévision. L’occasion de parler de ce titre, de ces images et de l’avenir avec Atef, le guitariste.

Heartbeat I & II, pourquoi ce titre de chanson ?
C’est du typique de HD (HD = Hermetic Delight, pour les moins perspicaces d’entre vous, ndlr.), de donner un nom de code aux nouveaux morceaux en attendant un vrai titre. Parfois, il ne change jamais. C’est le cas, ici. Le morceau est en deux parties, la première qui fait « poum poum » comme un « heartbeat » et la deuxième avec le supplément d’adrénaline.

On sent sur ce morceau un goût plus affirmé pour le krautrock et la noise, la voix passe complètement en second plan, très discrète, est-ce le résultat d’une réflexion plus profonde sur votre son ?
C’est le résultat de pas mal de choses ; on joue et on compose mieux qu’avant car on s’était formé sans trop savoir toucher de nos instruments. Il y a aussi la digestion de notre première démo, sept titres enregistrés en deux jours. Ce coup-là, on a passé tout l’été pour deux titres et on s’est appliqué pour prendre plaisir à mettre nos morceaux dans la voiture. La façon dont la voix résonne est un peu comme un message subliminal, ça fonctionne bien… Pour ce morceau, du moins. On y voit en aucun cas un mode d’emploi.

Aujourd’hui, vers quoi allez-vous ?
Vers l’infini et au-delà. Ça fait un petit moment qu’on se la joue sans concession et on a bien envie de le montrer. À nous cinq, on bouillonne d’un jukebox un peu trop bordélique pour nous cantonner à un seul style, comme toute cette vague actuelle d’artistes monogames.

Comment avez-vous déterminé les images de ce clip ?
Merci de poser cette question, ça me permet de rendre hommage à Harry Smith, alchimiste de l’animation vidéo. Zey (la chanteuse, ndlr.) était tombée sur son œuvre, Early Abstractions, une vieille séquence vidéo qui constitue le background du clip. J’aime la façon dont notre musique et son image se mélangent à merveille, malgré plus de 60 ans qui séparent l’un et l’autre. Pour le reste, on a fait que refléter individuellement ce que le public voit en live : nous, les télés, les amplis, tout en se creusant la tête pour que ce soit authentique, contemplatif et regardable pendant plus de 6 minutes.

Il y a quelque chose de très direct et très frontal dans les images puisqu’on vous voit jouer, mais en même temps de très flou, psychédélique aussi, pourquoi cette contradiction ?
C’est le Hermetic et le Delight. Le doux et le violent, le bruyant et le mélodieux. Le clip a été fait avec du gros matériel, et qu’est-ce qu’on fait ? On le bousille dans un magnétoscope VHS et on récupère le résultat. 2013…

C’est aussi, je crois, une affirmation esthétique, peut-on dire qu’avec ce clip vous avez trouvé votre image ?
Absolument. On en trouvé une qui correspond à ce morceau et qui est représentatif de notre état d’esprit actuel, en tout cas…

La suite ?
Ce week-end, on retourne en studio pour enregistrer de nouveaux titres qui refléteront HD d’une autre manière, encore. De la pop dévastée, au psychédélique. Une nouvelle composition et deux reprises. Mon tout fera un triptyque funéraire… Ça sortira à la rentrée. Entre temps, on compte bien repartir sur les routes.

Le clip Heartbeat I & II a été réalisé par Mathieu Garcia, Dominique Pichard et Bartosch Salmanski
Allez faire un tour du côté des Hermetic Delight, c’est par ici.

Le by Cécile Becker dans la catégorie Clips, CULTURE, Musique, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

Chilly Gonzales : le blind test

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De passage à la salle des fêtes de Schiltigheim le 27 avril dernier pour présenter son disque Solo Piano II, nous avons rencontré la bête. Bête de scène d’abord, monstre du piano aussi : Chilly Gonzales. Ou Gonzo, pour les intimes. Avant de lire l’essence et les détails de cette belle rencontre dans les pages du prochain Zut ! Strasbourg (il faudra attendre le soleil, le vrai), petit avant-goût délicieux en forme de blind test à un personnage passionné par le hip-hop.

Daft Punk – Get Lucky feat. Pharrell & Nile Rodgers

Bien sûr, c’est Daft Punk ! J’aime beaucoup. J’ai eu la chance d’écouter tout l’album avant d’apparaître dans une vidéo dans laquelle j’explique comment j’ai collaboré à Random Access Memories (à regarder à la fin de ce blind test, ndlr.). L’album est très très bien mais je n’ai pas le droit de dire quoi que ce soit avant le 21 mai… Je suis très fier d’y avoir participé : mon but en tant que pianiste et personnage, c’est d’être un homme de mon temps. Pouvoir travailler sur un album comme ça ou avec Drake ou Feist, qui sont chacun, dans leur style, à un très très haut niveau… Je veux dire, Feist, c’est l’une des meilleures songwriters, Daft Punk ? Les dieux vivants de la musique électronique et Drake, le plus pop et le plus musical des rappeurs. C’est très rassurant pour moi que des collaborations comme ça soient faisables. A chaque fois, c’est au piano que les gens me demandent, c’est assez rare que quelqu’un veuille travailler pour autre chose que l’harmonie ou l’odeur pianistique que je peux apporter.

ZUT ! Magazine : Et qu’avez-vous pensé de tout le buzz autour du morceau ?

Ce sont des génies non seulement en musique mais aussi dans la gestion de leur carrière. Ils mettent beaucoup de gens à l’amende, à chaque album. Ils montrent une autre voie en étant tout à fait conscients de leur position. Leur œuvre d’art se passe sur un registre très très large qui incorpore parfaitement l’industrie du disque. A chaque fois, ils sont en avance ! Même si soi-disant, ils sont passéistes… Sur Human After All, il n’y a pas eu de promo du tout et ils ont fait l’album en 12 jours ! Beaucoup de musiciens ont des fantasmes en tête, et bien c’est possible que Daft Punk les aient réalisé avant : les crossovers, l’autotune sur One More Time. Sur ce nouvel album, les gens vont se dire « Han ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé ? » Ce sera très dur d’y résister. Tous les arguments contre, sont des arguments très positifs en fait. J’entends beaucoup de gens qui disent : « Hm. Je trouve ça un peu en-dessous, mais franchement elle me reste dans la tête pendant trois semaines. »« Ok, t’as un problème mec, si t’as une musique en tête c’est que finalement, tu l’aimes bien. » Ça va forcer les gens à écouter avec un vrai goût pour le rythme, pour la joie, pour tout ce qu’il y a de positif dans la musique. Les gens qui résisteront sont des cyniques, qui vont refuser, par principe… J’ai écouté tout l’album c’est tellement pop, joyeux, varié, on s’ennuie pas, c’est fait avec humour, avec joie… « It’s a masterpiece ! »

James Blake – Limit To Your Love

Ah. C’est la reprise de James Blake de Limit to Your Love, que j’ai composée avec Feist. J’aime beaucoup beaucoup beaucoup cette version. D’ailleurs, j’ai fait une erreur il y a quelques années… Je rigolais sur scène à Londres, j’étais un peu possédé par le truc, et je n’ai pas vraiment dit du mal de lui mais fait semblant qu’il n’avait jamais rappelé, j’ai dit : « James Blake, he covers my song but he won’t even return my calls ! » (James Blake, il reprend mes chansons mais il ne daigne même pas me rappeler !, ndlr.) Trois mois plus tard, il a entendu de quelqu’un que je disais du mal de lui. J’ai lu quelques interviews où les journalistes lui demandent si je l’ai contacté suite à sa reprise et il répond : « Non, mais je sais qu’il a mal pris le fait que j’ai repris son morceau. », alors que ce n’est pas du tout le cas… J’ai essayé de le joindre plusieurs fois suite à ça… C’est le danger sur scène, même si quand j’ai raconté ça, c’était moi dans la position du loser… Mais James Blake est un musicien très talentueux. Vraiment.

Aphex Twin – Avril 14th

Il réfléchit longuement tête baissée.
Je connais pas. Mais c’est bien, j’aime bien. C’est quoi ?

ZUT ! Magazine : Aphex Twin…

…Oh. C’est de l’album Drukqs c’est ça ? Je connaissais une autre petite interlude au piano, mais pas celle-ci.

Léonie Pernet – Blue is Dead

Je connais très très peu la musique actuelle… C’est quoi ?

ZUT ! Magazine : Léonie Pernet, Blue is Dead. Une jeune artiste, qui travaille seule et qui joue pas mal d’instruments. Elle se balade entre la pop, des choses plus classiques, et le rap aussi…

C’est vraiment bien. Rappelle-moi son nom ?

ZUT ! Magazine : Léonie Pernet. Quels noms retenez-vous de cette nouvelle génération d’instrumentistes qui travaillent dans leur coin, qui construisent leur musique seuls ?

J’adore Nils Frahm, par exemple, il est génial. En live, il est fabuleux apparemment. Je le respecte vraiment beaucoup. Il y a aussi Hauschka, ça c’est du piano préparé. Un très gentil monsieur.

Beyoncé – Run the World (Girls)

C’est Beyoncé ça ! Certains de ses tubes sont vraiment superbes. La musique pop comme ça, ça rejoint mes aspirations musicales, donc ça me touche. Et puis elle a cette connexion au rap qui me parle, forcément : le hip-hop doit être la meilleure musique qui existe sur terre, très honnête, très directe. Et puis elle est la femme de Jay-Z, leur couple est très ami avec Obama… C’est dingue.

Tyler, The Creator – IFHY feat. Pharrell

Quasiment immédiatement : « That’s Tyler ! »

Il est génial. J’ai écouté Wolf, son dernier album, j’adore ce mec. Un des membres de cette bande Odd Future, Domo Genesis, je suis en train de faire un truc avec lui. J’ai découvert qu’il adorait Solo Piano II, il avait tweeté qu’il se lève le matin, qu’il fume un joint tout en écoutant Solo Piano II.

BONUS (pour les pratiquants de la langue de Shakespeare) : l’épisode 6 de The Collaborators filmé par The Creators Project, présentant le travail de Chilly Gonzales sur Random Access Memories

Propos recueillis par Céline Loriotti et Cécile Becker le 27 avril à la salle des fêtes de Schiltigheim.

Le by Cécile Becker dans la catégorie CULTURE, Musique, Rencontre, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

Accumulation artistique ? Collection compulsive ?

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Campagnes de publicité de la C.U.S, articles publiés dans les journaux locaux ou dans la presse spécialisée… Impossible d’être passé à côté de l’annonce officielle et de la diffusion des images du future pont du Rhin reliant Kehl et Strasbourg. Analyse et comparaison.

Ce projet, œuvre du groupement Bouygues/Arcadis/Barani/Victor Buyck, connectera la station Aristide Briand de la ligne D du tramway de Strasbourg à une station devant la gare de Kehl, dans un premier temps, et à une station devant la mairie dans une seconde phase de projet. La fin de la première section de l’extension est estimée à fin 2015. Le pont permettra aux habitants d’aller travailler ou faire leurs achats en utilisant des modes de transport doux : le tramway, le vélo et la marche.

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Perspective de nuit du projet. Le pont est constitué de deux arches de 130 mètres de portée chacune et atteignant 20 mètres de hauteur.

Ce pont pour le tramway s’ajoute à une passerelle piétonne, un pont automobile et un pont ferroviaire déjà existants. Cette accumulation d’objets architecturaux renvoie au thème de la collection d’objets et notamment de la collection d’objets architecturaux. C’est une tendance qui a toujours accompagné l’apogée d’un mouvement architectural. Dans la lignée des Expositions Universelles et de leurs alignements de pavillons, témoignage d’une identité nationale propre, dessiné par une personnalité du pays en question. On rassemble au même endroit des bâtiments de nombreux différents architectes, les plus célèbres possibles. Sans chercher de cohérence à l’échelle du quartier. C’est un urbanisme d’îlots, utilisé depuis bien longtemps et trop peu remis en question. Mais là, je m’égare.

L’exemple le plus représentatif en France, ces dernières années, est la collection d’architecture à Lyon-Confluence. Ce projet de mutation urbaine de grande ampleur situé au Sud de la Presqu’île de Lyon vient d’entamer sa seconde phase de développement, avec pour date butoir l’horizon 2020. Mené principalement par Herzog & De Meuron, architectes et urbanistes bâlois, ce nouveau quartier regroupera de nombreux projets de logements, ainsi que de bureaux. Le plan directeur est composé d’une juxtaposition, bien géométrique, d’objets architecturaux, de grande envergure. La coupe transversale fait penser à l’étagère d’une bibliothèque de monographies d’architectes. Sont voisins dans ce quartier : Massimiliano Fuksas, MVRDV-Winy Maas, Jakob-Mac Farlane, Coop-Himmelb(l)au entre autres. Le projet est d’ailleurs vendu comme une “vitrine d’architecture contemporaine”. De la collection d’architecture, à l’état pur.

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Vue d’ensemble des réalisations de Lyon-Confluence

On peut aussi penser à la collection de nains de jardin à Pouilly-les-oies mais cela pourrait davantage être de l’accumulation compulsive, trouble psychiatrique, appelé DMS-5 mais… je m’égare encore.

Au-delà de l’aspect ‘collection’, cette enfilade de ponts sur le Rhin est le témoin d’une dynamique de rapprochement, d’échanges, de partages entre les deux rives. Cela apporte une véritable volonté de fusion des deux villes en une seule. Une question que nous développerons bientôt.

Par Pauline Doizenet

Le by Zut alors dans la catégorie Architecture, LIFESTYLE, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

In a good mood …

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Après avoir accueilli des établissements tels que le Nils, l’Addict ou encore le Platinium, la Pyramide de Vendenheim a ouvert ses portes à un nouveau venu et ce depuis presque deux ans : le Mood Club. Quelle que soit votre humeur justement, ne vous laissez point désabuser, et faites-vous votre propre idée sur l’endroit, pour un verre, ou une soirée plus endiablée.

Le Mood Club a plus d’un atout dans son sac et se renouvelle très fréquemment afin de se positionner comme l’un des clubs les plus en vogue de la capitale alsacienne. Pourquoi passer la frontière allemande, quand on peut prôner le Made in France ? Luxe et raffinement, sons éclectiques et moments d’exception cousus mains. Ambiance cosy, chic et lounge, le décor peut rappeler certains grands clubs parisiens ou cannois.

Joachim Garraud ou Fat Joe récemment, Denis Ferrer ou encore Wiz Khalifa l’été dernier, de grands noms du monde de la house, de l’électro ou du hip-hop, se sont succédés pour immortaliser des nights mémorables pour nos chers strasbourgeois. Prochaines soirées en date :

God is a DJ : Samedi 27 Avril 2013
Swag Like Us : Mardi 30 Avril 2013 (veille de jour férié)

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Mood Club
18 Rue du Commerce, à Vendenheim
03 88 19 15 30

https://www.facebook.com/moodclub.fr
https://soundcloud.com/moodclub
http://www.youtube.com/user/MOODCLUBTV?feature=watch

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Par Yassine Khelfa M’Sabah

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