Europa Park on t’aime !

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Ayant  récemment revisité le complexe de loisirs germanique, j’ai dressé la liste des 7 bonnes raisons d’aller à Europa Park à l’approche de la trentaine et sans enfants :

1. Opérer soi même un retour intégral en enfance.

(Re)venir a Europa Park c’est à chaque fois (re)avoir 7 ans, à peine la billetterie passée ! Et plus on avance en âge plus ça fait du bien au moral.

En un instant, tout est à nouveau féerique et spectaculaire. Finir trempé par les animations aquatiques redevient drôle, les décors en carton pâte semblent parfaitement crédibles et même les mascottes mal fichues vous attendrissent. Inévitablement, les sucreries font un joyeux come-back au bout d’une demi heure, et composent, avec le hamburger-frites, le régime du jour, le tout sans la moindre once de culpabilité calorique. On vous dit que vous avez 7 ans, on s’en fiche des calories et de tous ces trucs de vieux !

2. Assister à la déconfiture quasi-instantanée d’un(e) ami(e) au moment du premier de grand  huit !

C’est une règle immuable, à chaque expédition vers Rust, il y a toujours au moins un(e) flippé(e) des manèges qui se joint au groupe sans qu’on comprenne pourquoi : elle (oui c’est une fille) est sujette au vertige, la nausée l’envahit dès le début de la file d’attente, elle est persuadée de mourir avant 40 ans, elle déteste la vitesse… mais elle tenait ABSOLUMENT à venir avec vous !

Note à la relecture : Il arrive aussi que cette personne soit un garçon, si si !

Sachez-le, avoir une telle personne à ses côtés dans une montagne russe est une bénédiction, car elle transforme ces deux minutes de chahut en festival du fou rire.

Quatre secondes après le départ du wagon, son visage se décompose : bouche tordue, regard terrifié et veines apparentes. La sueur se pointe par litres entiers, accompagnée par le duo hurlements/larmes. De votre côté, tout va très bien.
La course terminée, vous côtoyez une créature au teint verdâtre et les cheveux hirsutes dont le vocabulaire se limite à : « ohmondieu ! ohmondieu ! » ou « #$**£, j’suis trop mal ! ».
Hilare, vous savez que vous allez passer une très très bonne journée !

3. Piraten in Batavia.

Ici, on touche à un pan d’histoire du parc, une escale incontournable parmi les amusements proposés. Cette attraction, fondée en 1987 au cœur du village Néerlandais, a beau être désuète, vieillotte et grotesque, on y revient toujours avec plaisir (un peu comme chez sa mamie). Généreusement pompée sur Pirates de Caraïbes à Disneyland – qui n’était pas encore le carton ciné d’aujourd’hui – cette promenade au fil de l’eau dans un décor cheap met en scène «… une attaque de pirates sauvages sur une colonie hollandaise d’Asie du sud-est en 1619… ».

Il faudra juste nous expliquer ce que les concepteurs avaient picolé quand ils ont reconstitué « historiquement les faits » : déjà, il n’y a pas de gorilles, de loups, de pumas, de vautours, à Java (île où est située Batavia). Ensuite certains pirates portent des chapeaux « bicornes » qui ne sont apparus qu’en 1770, en Europe… Enfin, la foirade suprême : Batavia n’a jamais été victime d’attaque pirate tout au long de sa gouvernance hollandaise… Mais qu’importe ces inepties temporelles, Piraten c’est la base, un petit truc ringard et drôle qui fait passer un bon moment (un peu comme mamie).

Piraten in Batavia – 100% vintage!

4. Le trio infernal : Blue Fire, Wodan & Silverstar !

L’artillerie lourde du parc, c’est eux. Les machines à syncope, c’est eux aussi…

Ces trois petites merveilles ont chacune leurs spécificités et leurs bottes secrètes pour vous décoller la pulpe et vous rendre dingo.

Silverstar est devenu un classique avec son impressionnante montée qui culmine à 73 mètres et son plongeon à 127km/h qui fait prendre une accélération positive de 4G. Les bosses qui ponctuent le circuit permettent des phases d’airtime où la gravité s’efface au profit de l’apesanteur. Burp !

L’Islandais Blue Fire, lui, mise sur un parcours acrobatique parsemé d’inversions diaboliques. Le looping, les vrilles alternées ainsi que le heartline roll – une sorte de spirale prise à grande vitesse provocant un effet d’éjection au passager – déclenchent grosses tranches de rire ou crises cardiaques, c’est au choix.

Wodan le petit dernier, s’inspire du folklore asgardien. C’est un rustique et il a comme particularité d’être construit tout en bois. Le confort est drastique, le tracé nerveux et les secousses se font sentir à merveille. En bonus, il grince comme un vieux sommier ce qui achève de décourager les moins téméraires.

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5. Faire le tour de l’Europe en 10 h (pour de faux)

Pour tous ceux qui n’ont pas le temps de voyager, Europa Park est une super alternative ! Ce ne sont pas moins de 13 villages et autant de nations qui sont regroupés, miniaturisés et offerts à vos yeux de touristes impatients. Un véritable road-trip ! En une journée vous passerez devant des éléments d’architecture italienne, vous faufilerez parmi les maisons en bois au bord d´un torrent tumultueux de la nordique Scandinavie et dévalerez les pentes abruptes du Cervin (ou Matterhorn). Ils sont tellement forts chez Europa Park que le périple vous amène jusque dans l’espace, avec le programme spatial russe Euromir. Si ça c’est pas du voyage ?

6. La musique d’Euromir

Justement Euromir ça n’est pas que des secousses, des descentes, des rotations et des haut-le-cœur. C’est surtout et avant tout deux heures de queue une musique !

Initialement titré LiftOff, ce morceau devenu complètement mythique, est une espèce d’hymne techno tout droit sortie des années 90, accompagné de paroles russes parfaitement austères. La musique est censée installer une ambiance cosmique – même si dans l’espace il n’y a pas de sons, bref – et faire rêver le futur astronaute jusqu’au départ. En réalité, elle donne surtout envie de se teindre les tifs en bleu, de mâchouiller des bonbons à la drogue et d’explorer une galaxie autrement plus psychédélique. En plus le titre passe en boucle, donc vu la file d’attente, on a largement le temps de devenir zinzin (de l’espace).


7. Dans 5 à 10 ans, avec madame et les gosses, sans être aussi foufou, ce sera une journée à 250 €

Effectivement, une journée dans ce fief de la rigolade c’est super sympa. Aujourd’hui en tout cas. Car d’ici peu, quand vous reviendrez, ce sera surtout pour faire plaisir à votre charmante marmaille. Pour peu que vous pondiez trois ou quatre rejetons, vous allez vite comprendre que l’enfer peut prendre bien des aspects, y compris celui d’un chouette parc d’attractions ! À l’entrée déjà, vous le sentirez. Faisons un rapide calcul : vous, madame et les trois petits cochons, soit (2 x 39 €) + (3 x 34 €) = 180 €, et paf ! Si on compte avec un bon gros repas en famille, deux ou trois friandises, plus quelques souvenirs moches et hors de prix, vous allez commencer à souffrir. Le pire, c’est que vous ne vous marrerez même plus comme avant. Entre les pipis intempestifs à soulager, les caprices hystériques à maîtriser et les chagrins à consoler, il y a moyen de se montrer nettement moins réceptif aux joies environnantes… Alors, comme disait l’autre : « Profitons en avant d’être grands ! »

Si tous ces (excellents) arguments n’ont pas suffit à vous titiller, voici le résumé d’un séjour festif chez nos voisins allemands :

Par Julien Pleis

Europa Park
Europa-Park-Straße 2  77977 Rust, Germany
www.europapark.de

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