Coup de cœur

ZUT-WEB_Hermetic-Delight_Heartbeat

Délicieux et physiques, comme on les aime, les Hermetic Delight reviennent avec un clip léché : Heartbeat I & II où l’on voit les membres du groupe (Delphine, la batteuse, irradie !) jouer comme si leurs vies en dépendaient devant des flashs de couleurs et de lumières et entourés de télévision. L’occasion de parler de ce titre, de ces images et de l’avenir avec Atef, le guitariste.

Heartbeat I & II, pourquoi ce titre de chanson ?
C’est du typique de HD (HD = Hermetic Delight, pour les moins perspicaces d’entre vous, ndlr.), de donner un nom de code aux nouveaux morceaux en attendant un vrai titre. Parfois, il ne change jamais. C’est le cas, ici. Le morceau est en deux parties, la première qui fait « poum poum » comme un « heartbeat » et la deuxième avec le supplément d’adrénaline.

On sent sur ce morceau un goût plus affirmé pour le krautrock et la noise, la voix passe complètement en second plan, très discrète, est-ce le résultat d’une réflexion plus profonde sur votre son ?
C’est le résultat de pas mal de choses ; on joue et on compose mieux qu’avant car on s’était formé sans trop savoir toucher de nos instruments. Il y a aussi la digestion de notre première démo, sept titres enregistrés en deux jours. Ce coup-là, on a passé tout l’été pour deux titres et on s’est appliqué pour prendre plaisir à mettre nos morceaux dans la voiture. La façon dont la voix résonne est un peu comme un message subliminal, ça fonctionne bien… Pour ce morceau, du moins. On y voit en aucun cas un mode d’emploi.

Aujourd’hui, vers quoi allez-vous ?
Vers l’infini et au-delà. Ça fait un petit moment qu’on se la joue sans concession et on a bien envie de le montrer. À nous cinq, on bouillonne d’un jukebox un peu trop bordélique pour nous cantonner à un seul style, comme toute cette vague actuelle d’artistes monogames.

Comment avez-vous déterminé les images de ce clip ?
Merci de poser cette question, ça me permet de rendre hommage à Harry Smith, alchimiste de l’animation vidéo. Zey (la chanteuse, ndlr.) était tombée sur son œuvre, Early Abstractions, une vieille séquence vidéo qui constitue le background du clip. J’aime la façon dont notre musique et son image se mélangent à merveille, malgré plus de 60 ans qui séparent l’un et l’autre. Pour le reste, on a fait que refléter individuellement ce que le public voit en live : nous, les télés, les amplis, tout en se creusant la tête pour que ce soit authentique, contemplatif et regardable pendant plus de 6 minutes.

Il y a quelque chose de très direct et très frontal dans les images puisqu’on vous voit jouer, mais en même temps de très flou, psychédélique aussi, pourquoi cette contradiction ?
C’est le Hermetic et le Delight. Le doux et le violent, le bruyant et le mélodieux. Le clip a été fait avec du gros matériel, et qu’est-ce qu’on fait ? On le bousille dans un magnétoscope VHS et on récupère le résultat. 2013…

C’est aussi, je crois, une affirmation esthétique, peut-on dire qu’avec ce clip vous avez trouvé votre image ?
Absolument. On en trouvé une qui correspond à ce morceau et qui est représentatif de notre état d’esprit actuel, en tout cas…

La suite ?
Ce week-end, on retourne en studio pour enregistrer de nouveaux titres qui refléteront HD d’une autre manière, encore. De la pop dévastée, au psychédélique. Une nouvelle composition et deux reprises. Mon tout fera un triptyque funéraire… Ça sortira à la rentrée. Entre temps, on compte bien repartir sur les routes.

Le clip Heartbeat I & II a été réalisé par Mathieu Garcia, Dominique Pichard et Bartosch Salmanski
Allez faire un tour du côté des Hermetic Delight, c’est par ici.

Le by Cécile Becker dans la catégorie Clips, CULTURE, Musique, STRASBOURG

Ajouter un commentaire