Au pain sec et à l’eau ?

© Arno Kohlem

La liberté était un rêve bien lointain pour les détenus de l’ancienne prison d’Offenburg, construite dans la première moitié du XIXe siècle dans la Grabenallee. La Villa Jolie, comme la surnommait le parler populaire, vient d’être transformée en hôtel de luxe. Bienvenue à l’hôtel Liberty !

3500 curieux se sont précipités à l’inauguration début octobre pour voir comment un établissement pénitentiaire avait bien pu être transformé en hôtel concept. Rien que de l’extérieur, la construction de grès détonne, avec ses éléments modernes en verre reliant les différents bâtiments. Dans le hall d’entrée, d’une hauteur de treize mètres, un généreux lobby accueille le client avec fauteuils de cuir, tables en bois, coussins de velours aux couleurs choisies et une inscription en lettres lumineuses : Liberty is the key to feel free . La clé dorée est le symbole récurrent dans toute la maison.

Au cœur de l’hôtel, l’espace lounge avec bibliothèque rassemble les clients autour d’un buffet de petit-déjeuner qui déroule, comme il se doit, un choix de charcuteries, de fromages, de saumon fumé, de confitures maison et d’œufs cuisinés dans toutes leurs variations. De 11h30 à 22h, il sert à quarante couverts (sans compter l’extérieur par beau temps) une carte de grands classiques comme le sandwich à la dinde ou du risotto. Le petit restaurant gastronomique Wasser und Brot , quatorze couverts, ouvre quant à lui ses portes cinq soirs par semaine. Le chef étoilé français Jérémy Biasiol y régale les gourmets de rumsteck de bœuf wagyu 8-9 « Gold label » doré au grill, de sucettes de foie gras ou de velouté de homard. Le risotto aux cèpes grillés et aux truffes blanches d’Alba est un incontournable. Pour le dessert, le chef flatte les palais d’une Forêt-Noire ou d’un macaron géant accompagné de crème vanille, de sorbet à la framboise et de figues.

 

© Arno Kohlem

Outre les crus régionaux de Franckenstein, de Wassmer ou de Salwey, la cave à vins propose Sancerre et Pouilly-Fumé, Nuit Saint-Georges, Saint-Emilion Grand cru, ainsi que des vins italiens comme le Vermentino ou le Montepulciano, et différents champagnes. De 18h à 1h, le barman Danny Merz sert au White and Brown Bar un grand choix de gins et de whiskys. Un offre de restauration ouverte également aux visiteurs extérieurs à l’hôtel, auxquels on recommande de réserver.

Ils se laisseront tenter par un dîner le vendredi ou le samedi soir, quand un pianiste anime l’espace d’une discrète musique d’ambiance, à la lumière des bougies, et que les casseroles de laiton scintillent à la lueur du grill.

 

 

Plutôt que de rentrer chez soi, on est ensuite pris par l’envie de réserver une des chambres aménagées par l’équipe d’architectes Knoblauch, installée sur les rives du lac de Constance, avec autant de goût que le reste de lamaison.. Huit chambres classic, 22 chambres executive, sept suites junior et une suite roof top de 73 mètres carrés, dotées de lits king size et pour certaines de baignoires îlots, une vue sur le Bürgerpark ou sur le petit jardin de roses à la fontaine illuminée qui sert aussi de lieu pour des réceptions, un accès gratuit à la toute récente piscine voisine de Stegermatt : « Nous tâchons d’exaucer tous les vœux de nos clients », telle est la philosophie de la maison selon la directrice de l’établissement Yasemin Lâle.

Les locataires précédents ne pouvaient qu’en rêver ! © Arno Kohlem

 

Hotel Liberty
Grabenallee 8, Offenburg
+49 (0)781 289 530 00

 

Par Ute Dahmen – Photos © Arno Kohlem

Le by Alexandre Zebdi dans la catégorie Architecture, Déco, Design, Gastronomie, Hôtel

Ajouter un commentaire