Avant-première et jeu-concours : Jusqu’à la garde

Jusqu’à la garde de Xavier Legrand, avec Léa Drucker et Denis Ménochet, bouleversant, indispensable.

Vu dans le cadre du festival EntreVues à Belfort, Jusqu’à la garde nous a marqué : on vous dit brièvement pourquoi – histoire de vous donner envie d’assister à l’avant-première aux cinémas Star, à Strasbourg, ce 18 janvier – avant de retrouver l’entretien de son réalisateur Xavier Legrand dans le prochain numéro de Novo. Bonus : 10X2 places sont à gagner.


L’histoire est celle de centaines de femmes qui sont battues, voire abattues, par leur compagnon. Après avoir tourné un court-métrage, Avant que de tout perdre, qui raconte le moment où Miriam organise son départ du domicile conjugal, Xavier Legrand poursuit son exploration des violences conjugales avec Jusqu’à la garde, long-métrage tourné avec les mêmes protagonistes : Denis Ménochet et Léa Drucker.
Antoine et Miriam divorcent et s’écharpent pour la garde du plus jeune de leur enfant, Julien. La première scène : longue, précise, bavarde se joue dans le bureau de la juge. Après les plaidoiries de chacune des avocates – Miriam se battant pour obtenir la garde de Julien en fournissant des preuves de la violence de son ex-mari envers elle et ses enfants –, la juge accorde un week-end sur deux et la moitié des vacances au père. Tout le film se noue autour du personnage de l’enfant et de ses allers-retours, qui servira de prétexte à Antoine pour tourmenter Miriam. La violence se vit à tous les endroits : l’emprise du père sur son fils, ce dernier luttant à tout prix pour tenir son père à distance et protéger sa mère, les harcèlements ininterrompus d’Antoine pour toucher son ex-femme, l’attitude de Miriam, qui, voulant protéger son nouveau monde d’une nouvelle irruption de l’homme violent, se fera volontaire, forte, presque tyrannique… jusqu’à la scène finale, bouleversante. On ne dira de cette scène que son plan d’une efficacité renversante : fixe, immobile, vue du dessus d’une baignoire.

Femmes, mères, pères, victimes directes ou indirectes de violences conjugales… ou simplement, humains, il faudra s’accrocher, fort. Dur, à la limite du supportable, Jusqu’à la garde devrait néanmoins être vu pour ce qu’il raconte, de manière juste et jamais détournée, de ces violences. Il trahit l’engagement sans bornes de son réalisateur Xavier Legrand pour son sujet qu’il a investigué, fouillé, ressenti et témoigne d’une direction d’acteurs précise : rarement on aura vu des comédiens exprimer de manière aussi froide l’émotion par les gestes et les silences. Jusqu’à la garde est indispensable.

Jusqu’à la garde, de Xavier Legrand, avant-première le 18 janvier à 20h15 au Star St-Ex

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JEU-CONCOURS !

Les cinémas Star et Zut mettent en jeu 10 x 2 places pour l’avant-première de Jusqu’à la garde. Pour cela, il vous suffit d’envoyer un mail, en donnant vos noms et prénoms, à contact[@]chicmedias.com (enlever les [], c’est pour pas que les robots nous reconnaissent).

Le by Cécile Becker dans la catégorie Cinéma, CULTURE, STRASBOURG

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