Le cocktail Diesel !

Le by Zut alors dans la catégorie Accessoires, Prêt-à-porter, Shopping, TENDANCES | Laisser un commentaire  

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« Enfin quelqu’un d’aussi barré que moi ! » s’écriait Renzo Rosso, fondateur de Diesel, lorsque Nicola Formichetti prit la direction artistique. Nul doute que ce collaborateur régulier de Lady Gaga – on lui doit sa robe en viande ! –, qui fut directeur de collection chez Mugler et chez Uniqlo, saura éclater les codes esthétiques de la marque. En phase avec les aspirations de la nouvelle génération, il affirme une approche non-élitiste avec des créations à destination du plus grand nombre.

Aujourd’hui, il est amené à diriger non seulement l’image de Diesel, mais aussi à superviser la stratégie de communication de la marque. Adepte des innovations digitales, il signale son arrivée par la création du tumblr Diesel Reboot, une manière singulière d’annoncer les collections à venir.

Par Justine Goepfert

L’équipe de Zut ! est ravie de vous convier au cocktail de présentation de la collection automne-hiver, ce mercredi 5 juin entre 18h30 et 22h.

À cette occasion, de nombreuses surprises vous attendent tels qu’un DJ-set, du live painting et des réductions allant jusqu’à 40%.

Diesel Store Strasbourg
5, rue du Dôme à Strasbourg
store.diesel.com

 

Dominique Grylla, Seul en selle pour ses dix ans de one-man-show

Le by Charles Combanaire dans la catégorie CULTURE, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

Plutôt que consacrer vos deux prochains week-ends à parfaire votre bronzage avant l’arrivée de l’été, venez fêter à la Java les dix ans de café-théâtre de Dominique Grylla, comédien, danseur et chanteur. Les amateurs d’humour se souviendront de son interprétation de Fabienne Keller au sein de la Revue Scoute, ou de sa galerie  de personnages aux caractères bien trempés développés au fil de ses one man shows.

Dans The Lonesome Jubilé,  il revisite toute cette galerie de portraits aux destins rocambolesques avec cet art d’emmener son public dans de vrais courts-métrages. Celles et ceux qui le découvriront, et les autres qui le suivent depuis une décennie, auront plaisir à voir ou à revoir une fête de Noël d’un comité d’entreprise qui vire au règlement de comptes, les espoirs d’une femme aveuglée par l’amour, la réussite d’un entrepreneur peu recommandable, ou un goûter surprise dans une famille catholique très nombreuse. Souvent caustique, parfois tendre mais toujours hilarant, un excellent remède contre le temps maussade.

Les 24, 25, 31 mai et 1er juin à La Java, 6 rue du faisan, Strasbourg

http://www.grandom.org

L’opéra en fête : Christian Lacroix, des costumes, une visite, des répétitions et une brocante !

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie Accessoires, CULTURE, Haute couture, MODE, Musique, TENDANCES, Théâtre | Laisser un commentaire  

édéric Godard

Christian Lacroix se confiait dans notre dernière édition de Zut ! Strasbourg. Il a réalisé les costumes pour les Les Pêcheurs de perles, un opéra en trois actes d’un compositeur avec lequel il entretient une relation privilégiée depuis l’enfance : Georges Bizet. Alors qu’il fait l’actu avec une escapade chez Schiaparelli, il nous avait livré son point de vue sur deux tendances de la mode et de la couture, théâtrales, « opératiques » comme il aime à la préciser, ou minimales – une tendance majeure aujourd’hui. Extrait de cette interview à lire en intégralité dans le numéro 17 de Zut !  :

« LeZUT_ChristianLacroix_Pêcheurdeperless deux tendances ont toujours coexisté, en plus ou moins bonne intelligence, anciens et modernes, classiques et baroques, etc. Certes, on assiste avec la crise à un retour des années 90 en noir et blanc. Mais il y aura toujours des designers et des maisons vouées au maximalisme, au baroque, au choc des cultures et des époques, des couleurs. C’était là mon inspiration, c’est aussi ce qui a fait que certains ont adoré mon travail tandis que d’autres l’ont méprisé ou détesté. Si Jean-Luc Tardieu, le premier, en regardant deux secondes l’un de mes tous premiers défilés au journal télévisé, a eu l’intuition – et je lui en serai éternellement reconnaissant –, que je pouvais faire du théâtre, c’est parce qu’il avait capté la part de spectacle qu’il contenait. Et le style des productions d’alors, surfait dans l’abondance des années 80 naissantes, où tout était spectacle, exhibition, excentricité, pour ne pas dire arrogance.

Puis, petit à petit, les influences septentrionales se sont fait sentir, le Regietheater et la crise allaient bien ensemble. Avec moins de décor, moins de costumes, pratiquement plus de costumes d’époque, à la fois trop chers et méprisés, les générations nouvelles ont eu à cœur de transposer toutes les œuvres dans des périodes plus ou moins contemporaines, la guerre et les années 30-40, les années 50 ou 60-70, si possible dans l’ambiance la plus quotidienne, ou même la plus triviale, la plus kitsch, la plus décalée. Certes, je peux faire des costumes contemporains noirs et des t-shirts sur des jeans, mais ce n’est pas mon plaisir. Ni ma force. Je peux avoir de la joie à habiller un chœur entier comme les spectateurs eux-mêmes le sont ou l’étaient dans la rue, quelques heures avant le spectacle. Mais à Strasbourg, heureusement, il s’agit de recréer un certain XIXe à partir des stocks formidables de costumes que possède l’OnR. J’adore cela, redonner une seconde ou troisième, voire une quatrième vie à un costume plutôt que de le laisser dormir et de créer un costume neuf qui aura moins d’âme. L’économie y trouve également son compte.

Ma créativité s’exprime aussi aujourd’hui dans ce genre d’exercice que j’aime. Contourner les impératifs ou les contraintes en les transformant en avantages, c’est là ma certitude. J’ai pu bénéficier dans certaines maisons de moyens illimités, mais cela peut parfois manquer de saveur ; se tordre l’esprit pour trouver une jolie solution au plus juste prix est un autre plaisir. Même en haute couture, je n’ai jamais disposé de budgets phénoménaux. Même inconsciemment, cela se sent je crois, et c’est tout à l’avantage des costumes. Mais pour vous répondre plus précisément, oui bien sûr que de travailler des volumes qui n’ont rien de quotidien, avec des effets à l’avenant, patines, perruques, décoration, et qui donnent l’illusion de faire renaître des modes et des silhouettes surgies de l’histoire du costume, ne me dépayse pas. Bien au contraire, c’est ma passion profonde. Je me sens dans mon élément au théâtre depuis l’enfance. La vraie vie ne me semblait commencer que lorsque la salle s’éteignait, que les trois coups résonnaient, que le rideau ou l’écran publicitaire se levaient sur le spectacle, le festival dans le théâtre antique ou la représentation d’une pauvre troupe ambulante de plein air, aussi bien dans un humble cinéma qu’une salle rouge et or. L’important était que le monde devienne enfin plus grand qu’au quotidien… »

Les Pêcheurs de perles de Georges Bizet, mise en scène de Vincent Boussard avec les Chœurs de l’OnR et l’Orchestre symphonique de Mulhouse, les 17, 21, 23, 26, 28 et 30 mai à l’Opéra de Strasbourg, les 7 et 9 juin, à La Filature de Mulhouse

TOUS À l’OPÉRA !

Des costumes de Christian Lacroix, c’est une première occasion de vivre l’opéra en fête, mais comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, sachez qu’à l’occasion de la journée “Tous à l’opéra”, l’Opéra national du Rhin, vous invite à découvrir les secrets des Pêcheurs, avec un accès à la grande salle du théâtre à l’italienne, le 11 mai à 12h et à 13h (durée : 1 heure) : se lèvera pour vous un coin de rideau sur la nouvelle production, mais aussi sur l’histoire du monument, place Broglie.

Vous pourrez également assister à la répétition ouverte des Pêcheurs de perle à 14h30 ou 16h (durée : 1h30) : l’occasion de découvrir les décors et leurs secrets en exclusivité, moins d’une semaine avant la première.

Enfin, de 14h3à à 17h, se tiendra la Grande Brocante avec la mise en vente de plus de 200 costumes, de nombreux accessoires et même des éléments de décors.

Informations complètes : www.operanationaldurhin.eu

Coup de cœur

Le by Cécile Becker dans la catégorie Clips, CULTURE, Musique, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

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Délicieux et physiques, comme on les aime, les Hermetic Delight reviennent avec un clip léché : Heartbeat I & II où l’on voit les membres du groupe (Delphine, la batteuse, irradie !) jouer comme si leurs vies en dépendaient devant des flashs de couleurs et de lumières et entourés de télévision. L’occasion de parler de ce titre, de ces images et de l’avenir avec Atef, le guitariste.

Heartbeat I & II, pourquoi ce titre de chanson ?
C’est du typique de HD (HD = Hermetic Delight, pour les moins perspicaces d’entre vous, ndlr.), de donner un nom de code aux nouveaux morceaux en attendant un vrai titre. Parfois, il ne change jamais. C’est le cas, ici. Le morceau est en deux parties, la première qui fait « poum poum » comme un « heartbeat » et la deuxième avec le supplément d’adrénaline.

On sent sur ce morceau un goût plus affirmé pour le krautrock et la noise, la voix passe complètement en second plan, très discrète, est-ce le résultat d’une réflexion plus profonde sur votre son ?
C’est le résultat de pas mal de choses ; on joue et on compose mieux qu’avant car on s’était formé sans trop savoir toucher de nos instruments. Il y a aussi la digestion de notre première démo, sept titres enregistrés en deux jours. Ce coup-là, on a passé tout l’été pour deux titres et on s’est appliqué pour prendre plaisir à mettre nos morceaux dans la voiture. La façon dont la voix résonne est un peu comme un message subliminal, ça fonctionne bien… Pour ce morceau, du moins. On y voit en aucun cas un mode d’emploi.

Aujourd’hui, vers quoi allez-vous ?
Vers l’infini et au-delà. Ça fait un petit moment qu’on se la joue sans concession et on a bien envie de le montrer. À nous cinq, on bouillonne d’un jukebox un peu trop bordélique pour nous cantonner à un seul style, comme toute cette vague actuelle d’artistes monogames.

Comment avez-vous déterminé les images de ce clip ?
Merci de poser cette question, ça me permet de rendre hommage à Harry Smith, alchimiste de l’animation vidéo. Zey (la chanteuse, ndlr.) était tombée sur son œuvre, Early Abstractions, une vieille séquence vidéo qui constitue le background du clip. J’aime la façon dont notre musique et son image se mélangent à merveille, malgré plus de 60 ans qui séparent l’un et l’autre. Pour le reste, on a fait que refléter individuellement ce que le public voit en live : nous, les télés, les amplis, tout en se creusant la tête pour que ce soit authentique, contemplatif et regardable pendant plus de 6 minutes.

Il y a quelque chose de très direct et très frontal dans les images puisqu’on vous voit jouer, mais en même temps de très flou, psychédélique aussi, pourquoi cette contradiction ?
C’est le Hermetic et le Delight. Le doux et le violent, le bruyant et le mélodieux. Le clip a été fait avec du gros matériel, et qu’est-ce qu’on fait ? On le bousille dans un magnétoscope VHS et on récupère le résultat. 2013…

C’est aussi, je crois, une affirmation esthétique, peut-on dire qu’avec ce clip vous avez trouvé votre image ?
Absolument. On en trouvé une qui correspond à ce morceau et qui est représentatif de notre état d’esprit actuel, en tout cas…

La suite ?
Ce week-end, on retourne en studio pour enregistrer de nouveaux titres qui refléteront HD d’une autre manière, encore. De la pop dévastée, au psychédélique. Une nouvelle composition et deux reprises. Mon tout fera un triptyque funéraire… Ça sortira à la rentrée. Entre temps, on compte bien repartir sur les routes.

Le clip Heartbeat I & II a été réalisé par Mathieu Garcia, Dominique Pichard et Bartosch Salmanski
Allez faire un tour du côté des Hermetic Delight, c’est par ici.

Girls girls girls

Le by Zut ! dans la catégorie CULTURE, LORRAINE, Musique, Rencontre | Laisser un commentaire  


C’était à l’occasion des Femmes s’en mêlent aux Trinitaires à Metz. Les TEEN ont grimpé sous les toits de la salle pour livrer une version acoustique de Cannibal. L’une a attrapé une guitare, l’autre tapait sur les charpentes, les deux autres ont fait les chœurs. Comme à chaque fois, ce beau moment a été capté par la caméra de Das Kuma pour une DSKM session sensible et harmonieuse.

Très justement, les membres de l’équipe Kuma évoquent ces filles comme celles de la génération Girls, imagerie populaire véhiculée à travers Lena Dunham et sa série : des filles qui s’assument, tantôt froides, tantôt enjouées. Les TEEN sont formées par trois soeurs et une amie : un girls band biberonné au punk et aux sons synthétiques qui a convaincu le label Carpark (Beach House notamment) mais aussi Peter Kember (Sonic Boom) qui a produit leur premier disque In Limbo et a longtemps été dans les petits papiers des blogs et des médias comme LE groupe à suivre. A l’aube de la sortie d’un nouvel EP le 28 mai, il ne reste plus grand chose pour asseoir leur réputation de groupe de qualité.

Retrouvez les DSKM Sessions, chez les Kuma, par là