Yves Saint Laurent, évidemment !

Le by Zut alors dans la catégorie Cinéma, CULTURE, Musique, People | Laisser un commentaire  

Avec la contribution magistrale d’acteurs issus de la Comédie-Française, Pierre Niney et Guillaume Gallienne, le réalisateur Jalil Lespert revient sur la destinée du personnage emblématique d’Yves Saint Laurent : s’appuyant sur une documentation riche à propos de l’intimité du célèbre couturier, le réalisateur nous livre son point de vue sur la parcours d’un génie tourmenté.

Un film réalisé par Jalil Lespert paru le 8 janvier 2014

Un film réalisé par Jalil Lespert paru le 8 janvier 2014

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Julien Doré : Løve is in the hair

Le by Caroline Lévy dans la catégorie Clips, CULTURE, People, Rencontre | Laisser un commentaire  

Pour la venue exceptionnelle du prodige de la chanson française, maniant autant l’art de verbe que celui de la brosse à cheveux, Julien Døré  a répondu à l’invitation de Top Music pour un show-case intimiste et feutré dans les murs du MAMCS

"Mais Beyoncé, elle, a des excuses, elle peut tout faire ! "

« Mais Beyoncé, elle, a des excuses, elle peut tout faire ! »

Rencontre aussi symbolique qu’insolite devant l’œuvre majestueuseJulien Doré de son aïeul, l’illustre Gustave – Doré, forcément ! –, né à Strasbourg . L’artiste qui, plus jeune, a fait les Beaux-Arts s’incline avant de s’adonner à ce qu’il sait le mieux faire… vivre sa musique. Zut ! l’a rencontré en exclusivité : canap’, bières, cheveux dans le vent, on discute, on est bien.

Tu choisis généralement un seul mot pour tes titres d’album : Ersatz, Bichon et enfin Løve
Je trouve tellement ringard, enfin non je dirais plutôt fainéant de choisir un titre d’album qui correspond au 1er sigle, par facilité…

Pourtant le mot Løve – à prononcer Louve – revient beaucoup dans tes textes.
Oui, mais pour moi aucune chanson ne porte ce nom-là. Pour moi, choisir un titre d’album c’est le protéger, l’envelopper. C’est autre chose que de l’appeler Paris -Seychelles, comme çà on comprendra bien de quoi il s’agit !

Sinon, tu peux faire un album éponyme, un peu comme Beyoncé !
Mais Beyoncé, elle, a des excuses, elle peut tout faire !

Mais toi aussi Julien, tu peux tout faire.
Non mais elle, elle a de très beaux cheveux…

C’est toi qui parle ? Quoique, tu te cherches un peu à ce niveau-là…
Non, ça y est, j’ai abandonné ! Je les laisse vivre et c’est beaucoup mieux !

Rencontre inédite à découvrir dans la rubrique Instant Flash dans le prochain numéro de Zut ! au printemps.

Par Caroline Lévy
Photo : Pascal Bastien

 

Les Haras, part.2 : Les vertus de la cuisine

Le by Zut alors dans la catégorie Arts de la table, Gastronomie, LIFESTYLE, Non classé | Laisser un commentaire  

Marc Haeberlin, chef triplement étoilé, connu pour sa célèbre Auberge de l’Ill à Illhaeusern, a obtenu carte blanche pour la cuisine de la brasserie des Haras. Il évoque pour nous cette aventure.

Chef étoilé Marc Haeberlin Les Haras Strasbourg. Photo : Philippe Eranian

Chef étoilé Marc Haeberlin Les Haras Strasbourg.
Photo : Philippe Eranian

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Les Haras, part.1 : vivre le patrimoine

Le by Zut alors dans la catégorie Architecture, Arts de la table, Design, Gastronomie, LIFESTYLE, Non classé | Laisser un commentaire  

Les anciens locataires, de nobles étalons, ont quitté les lieux en 2005. Cinq ans plus tard, les travaux ont débuté afin que le projet de l’IRCAD puisse voir le jour fin 2013. L’objectif est d’accueillir, dans le meilleur cadre possible, les chercheurs invités. Le nouvel espace s’inscrit résolument dans l’univers équestre de ce site historique, construit entre 1752 et 1760. Le cuir et le bois sont porteurs d’une invitation au voyage dans d’autres temps, dans d’autres lieux. Noble et brute à la fois : l’agence Jouin-Manku a développé une nouvelle idée du luxe et du confort, avec la brasserie comme point fort. Jeux d’échelle et de lumière, déclinaisons de quatre matériaux – inox, zinc, chêne brut, cuir –, cette simplicité laisse éclore à l’étage une yourte, cette forme empruntée à l’habitat traditionnel de l’Asie centrale, que les designers ont voulu recréer dans toute sa monumentalité. Sa silhouette bombée, son cuir brun tendu et sa structure de croisillon en bois en ont fait le symbole des Haras. Si l’ensemble de la rénovation du site est assuré par le cabinet strasbourgeois Denu et Paradon, l’architecture d’intérieur est signée par l’agence parisienne Jouin-Manku. L’hôtel est exploité par Jean-Pascal Scharf tandis que la brasserie a été confiée au célèbre chef alsacien, Marc Haeberlin. L’occasion de belles rencontres et de beaux échanges.

"Il y a un apport contemporain qui peut et qui doit être audacieux" photo Hélène Hilaire

« Il y a un apport contemporain qui peut et qui doit être audacieux » photo : Hélène Hilaire

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Stephen Malkmus & The Jicks : Drang nach Osten

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie CULTURE, Musique | Laisser un commentaire  
En troublion de la pop, l'ex-leader de Pavement Stephen Malkmus continue de creuser son sillon avec les Jicks

En troublion de la pop, l’ex-leader de Pavement, Stephen Malkmus, continue de creuser son sillon avec les Jicks

Réparons d’emblée une injustice : avec Pavement, Stephen Malkmus a sans doute constitué la meilleure formation des années 90 (et même de loin). Pour ceux qui les ont vus jouer, notamment lors de leur tournée en 1997, se souviennent d’un mélange détonnant de pop indie et d’expérimentations d’inspiration free-jazz. La formation réussissait le pari de faire vivre sur scène 3 thèmes différents simultanément, avec des effets de dissonance maîtrisés, de manière vraiment impressionnante. La reconnaissance a-t-elle à la hauteur de la qualité de ce groupe-là ? Rien n’est sûr, mais il n’est jamais trop tard pour se réapproprier une œuvre majeure.

Depuis, Stephen Malkmus a vécu en solo des fortunes diverses, mais avec les Jicks, il réexplore quelques uns des territoires qu’il avait déjà investis avec Pavement : le jazz, Frank Zappa, un certain rock progressif, etc. On se souvient qu’au courant de l’année dernière, il avait repris intégralement le chef d’œuvre Ege Bamyasi de Can – exercice hautement périlleux –, avec un respect qui pouvait surprendre. Publié à l’occasion du Record Store Day en 2013, l’album révélait l’une des sources plus ou moins insoupçonnées de ce musicien étonnamment cultivé.

Là, Wig Out At Jagbags enfonce le clou : inspiré par le son de Cologne, de l’Allemagne, et de Can bien sûr – toujours plus à l’Est ! –, le disque fait la jonction entre la pop électrique, des structures d’une grande complexité mélodique et, selon son propre aveu, pêle-mêle, « l’Université de Virginia à la fin des années 80, The New York Review Of Books, l’inactivité, les jams, Pete Townsend, la NBA, la vie de famille en 2010 ». On peut le constater, l’ami Stephen Malkmus n’a rien perdu de son cynisme ; il continue de brouiller les pistes de manière toujours aussi jubilatoire…

Stephen Malkmus & The Jicks, Wig Out At Jagbags, Domino