Gerhard Richter, la peinture en elle-même

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie CULTURE, Exposition, Peinture | Laisser un commentaire  
Gerhard Richter, Blumen, 1992. Huile sur toile, Collection privée

Gerhard Richter, Blumen, 1992. Huile sur toile, Collection privée

L’artiste allemand Gerhard Richter s’obstine à peindre. Et c’est en explorant les possibilités infinies de son médium qu’il impose un discours centré sur l’œuvre, et rien que sur l’œuvre. Nouvelle rétrospective à la Fondation Beyeler.

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L’art de la fugue

Le by Cécile Becker dans la catégorie Cinéma, CULTURE, Musique | Laisser un commentaire  
Mehdi Zannad © Mathieu Zazzo

Mehdi Zannad © Mathieu Zazzo

Ils sont deux, l’un est Français, l’autre est Anglais. Tous deux affichent une sensibilité pop inouïe tant dans l’écriture, que dans les mélodies. Il était logique que leurs trajectoires se croisent et s’entremêlent. D’un côté, Mehdi Zannad et/ou Fugu auteur d’albums lumineux à textes percutants, dans la plus pure tradition sixties. De l’autre, John Cunningham, artiste discret et poète gracieux d’une musique délicate. Surprise : ils joueront ensemble au Troc’afé le jeudi 12 juin, dans le cadre d’un concert Panimix. L’occasion de lever le voile sur l’amitié qui lie ces deux orfèvres avec Mehdi Zannad.

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A la chaîne

Le by Zut alors dans la catégorie CULTURE, Exposition, HAUT-RHIN | Laisser un commentaire  
Anna Ostaya, Transposition 1s

Anna Ostaya, Transposition 1s

Dans sa première exposition monographique française, l’artiste polonaise Anna Ostaya repense le travail.

Les artistes, c’est bien connu, sont des fainéants. Ils se lèvent à pas d’heure, font tarder leur café matinal, travaille vaguement deux ou trois heures avant de sortir prendre l’apéro qui s’éternise jusqu’au petit matin. Rebelote le lendemain. Pas étonnant que les bien-pensants les incitent à se trouver un « vrai » travail. Pour sa première exposition personnelle en France, Anna Ostoya a décidé de les prendre au pied de la lettre. En apprenant que la Kunsthalle de Mulhouse était au départ une fonderie industrielle, elle décide de calquer ses journées sur celles que vivaient les ouvriers d’alors : horaires réguliers, travail pénible, production normée et cadencée. Partant d’une production artistique réglée sur le rythme de travail d’usine, elle questionne la figure stéréotypée de l’artiste paresseux, doublée de son mythe corollaire : l’artiste est un libre-penseur, incompris parce que précurseur. Le résultat voit des Transpositions de couleurs s’égrainer au fil de formes (bandes, carrés, ondes, courbes), de techniques (peinture à l’huile, acrylique, gomme et laque), de matériaux (feuille d’or, aluminium, sang) et de références historiques (Constructivisme russe et Suprématisme, groupe BMPT) pour un rendu vibrant et coloré qui captive les sens et donne à penser sur les conditions de transformation sociale de la condition ouvrière comme celle de l’artiste.

Anna Ostaya, du 5 juin au 24 août 2014 à la Kunsthalle, à Mulhouse

Par Xavier Hug

Coup de Trafalgar

Le by Cécile Becker dans la catégorie CULTURE, Hôtel, Illustration, LIFESTYLE, Photographie, STRASBOURG | Laisser un commentaire  
Chambre 303, signée Marie Meier

Chambre 303, signée Marie Meier © Paola Guigou

Arrêtez tout ! Fermez tous les onglets de vos Internets et n’en ouvrez qu’un seul : celui-là, votez et votez Graffalgar. Oui. Car dans le cadre du concours CommerceDesignStrasbourg 2014 organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie, nous, magazine Zut !, avons été choisis comme mentors officiels de l’hôtel Graffalgar à Strasbourg. Ce qui veut donc dire concrètement que nous nous battrons corps et âme pour que l’équipe de Vincent Faller remporte le Coup de Cœur du Public. On compte donc sur vous, public, , oui . (Si vous votez, vous pouvez même gagner un aller-retour Strasbourg/New York).

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John Doe, les grands espaces du punk américain !

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie CULTURE, Musique, STRASBOURG | Laisser un commentaire  
John Doe, une figure de légende de l'Ouest américain

John Doe, une figure de légende de l’Ouest américain

Les punk aficionados se souviennent qu’au début des années 80, dans l’ombre des B-52′s et des stars new yorkaises, un groupe de San Francisco tentait de faire son trou. Peut-être arrivait-il après bien d’autres, y compris ses voisins Cramps, mais rapidement l’information circulait sur son potentiel sonique. Son nom ? X ! Son leader ? John Doe (autrement dit le pseudo le plus anonyme qui soit. Il avait quand même la particularité de voir ses albums produits par Ray Manzarek des Doors, et délivrait un rock énergique qui allait ouvrir la voie aux grands groupes américains de la décennie à venir, Violent Femmes et R.E.M. notamment.

Au milieu des années 80, John Doe se sépare cependant de sa femme, par ailleurs chanteuse du groupe, et forme l’un des premiers combos qui mêlent punk et country rock. En historien du rock, il affirme lui-même que, quelle que soit sa forme, l’explosion rock aboutit immanquablement à une résurgence de la country : c’était le cas à la fin des années 60 avec des groupes comme les Byrds à l’époque de Gram Parsons ; on a pu le constater par la suite, ça a été le cas de Jeffrey Lee Pierce du Gun Club ou à l’époque de l’émergence de Palace Brothers ou de Uncle Tupelo, des groupes qui se sont formés sur les cendres à peine refroidies du grunge. La constante reste à prouver cependant, mais peut-être nous expliquera-t-il lui-même cette tendance lors du set qu’il donnera le mercredi 14 mai, en marge de sa tournée européenne avec Nick Lowe, dans le cadre intimiste de l’église St Pierre-le-Vieux, à Strasbourg. À n’en pas douter, celui qui a servi d’inspiration à une figure comme Mark Lanegan, nous livrera sa part d’Amérique avec un état d’esprit que ne renierait pas le grand Johnny Cash lui-même. Aussi précieuse qu’inattendue, la présence de John Doe à Strasbourg constituera en soi un instant d’exception.

John Doe en concert le mercredi 14 mai à 20h, en l’église St Pierre-le-Vieux, à Strasbourg