Faîtes un sondage rapide dans votre entourage, ou ne vous embêtez même pas, il suffit en fait de jeter un coup d’œil aux statuts dépressifs sur Facebook, ou aux tweets découragés : l’hiver continue de faire son nid. Le froid s’entête, indéfiniment. Nos espoirs fébriles ont vite été déchus. Rien ne va plus. Mais où est le printemps ? Que fait-il ?
Stop.
Ne cherchez plus. Le printemps est dans cette vidéo de verdure, de joie et de t-shirts. Nos petits chouchous locaux de The Aerial (également les petits chouchous de Das Kuma, nous partageons tout, évidemment) se sont installés au cœur du jardin botanique du Montet pour interpréter Greatest Heights sous la jolie caméra des Kuma. Chaud, humide, tropical, tout pour nous faire patienter encore. Mais plus que quelques heures, s’il te plaît, printemps. Déconne pas.
« La feuille de papier blanc et le parfum de ta peau sont assez de matière pour un poème immortel. La feuille de papier blanc, le parfum de ta peau sans crier gare se dissipent dans le ciel », Pentti Holappa
On entend souvent dire, venant de personnes qui lisent, qu’ils n’aiment pas la poésie, mais qu’est-ce à dire au juste ?
La poésie, en tant que type de littérature, est en quelque sorte un roman, voire un essai, où la mise en mots est différente, tout simplement.
Ne pas aimer la poésie, c’est tourner le dos à un pan entier du patrimoine littéraire.
Ce rejet viendrait-il de l’approche hautement rédhibitoire qu’est l’exercice de mémorisation à l’école, premier contact avec la poésie ?
Ou plus sérieusement, la poésie demanderait-elle un effort qu’à titre comparatif, le roman n’exigerait pas ?
La poésie, malgré elle, souffre d’une image précieuse, académique (à nouveau, l’école !) et sa lecture appartiendrait à un cercle d’initiés.
Il est bon, avant tout, de dépasser cette idée et d’aller vers les textes. Là, une fois entouré de ce nouveau corpus, il faut fouiller, chercher parmi les vers, la rime, la prose, l’univers qui nous parle ; car aimer la poésie, c’est trouver l’auteur avec lequel on entre en résonance.
Une fois ce lien établit, la structure du texte s’efface au profit de sens: la forme est là pour servir le fond.
Un lecteur est par définition, sensible à l’alchimie des mots, et la poésie est peut-être bien l’espace où cette magie opère le mieux. De fait, la poésie est intransigeante, elle ne pardonne aucune approximation et exige du lecteur son attention la plus soutenue, chaque mot déployant un monde. Il faut ainsi s’abandonner à la poésie, accepter ses règles, et se laisser porter, attentif, comme un voyageur qui attend de l’inconnu tout ce qu’il ne sait pas de lui-même.
« Tes yeux de lynx, Asie, Ont en moi décelé quelque chose, Ont défié la part enfouie, Née du silence », Anna Akhmatova
Dans la famille MINI, on demande le petit frère… D’ici deux jours, la planète automobile va être quelque peu secouée ! Le petit dernier du géant de l’auto MINI vient d’arriver. 7e modèle d’une fratrie déjà très complète, La Paceman révolutionne les codes de la voiture urbaine.
Pour son lancement d’envergure, les MINI Stores – l’Espace H – de Strasbourg et Haguenau organisent simultanément une journée d’essai dans une ambiance festive et décalée ce samedi 16 mars ! Une cabine photomaton s’installera notamment au cœur des deux concessions pour un concours photo déjanté qui investira les murs par la suite et tout un tas de goodies et autres joyeusetés à gagner !
So (S)PACEMAN
La petite citadine a déjà tout d’une grande avec sa silhouette agile aux lignes tendues : elle est le premier Sports Activity Coupé au monde. Deux portes, grand volet et deux sièges individuels à l’arrière. Le Cross Coupé by MINI respire le sport par ses proportions et sa conduite inspirée des sensations du karting mais aussi le design par sa signature urbaine. En plus de tous ses atouts, la Paceman demeure personnalisable à l’infini… Spacieuse et agréable à piloter, sur le bitume elle assure !
Dans le cadre de l’exposition Avant Première, l’équipe du Projet Bemberg transformera ce week-end la Chaufferie en Grand Casino, une exposition interactive dans laquelle les visiteurs auront l’occasion de gagner les œuvres de jeunes artistes par le biais de jeux de hasard installés au sein de la galerie. Quatre tables seront installées (roulette, craps, black jack, chuck luck). Les jetons seront échangés contre une (ou plusieurs) œuvre(s) de valeur égale aux gains.
En introduisant dans une galerie d’art un système de vente basé sur l’intuition et l’investissement, le Grand Casino Bemberg rejoue les codes du marché de l’art et apporte une réflexion nouvelle sur la confrontation entre artiste et institution.
Le 15 mars à 18h, à la Chaufferie, 5 rue de la Manufacture des Tabacs à Strasbourg
Nouveautés compulsives ou nuggets intemporelles, ou comment laisser respirer nos tatouages en ce printemps qui s’annonce. Une Z-U-Tape spéciale tattoo, en lien avec notre dossier consacré au sujet à paraître dans le prochain numéro de Zut !, c’est à dire très (très) vite ! Au programme : Edith Piaf, Black Rebel Motorcycle Club, un Daniel Darc en forme d’hommage, et pour la première fois dans la Z-U-Tape, du hip-hop et du R’n'B (depuis le gif de Beyoncé, dessiné avec brio par notre collaboratrice Laurence Bentz, la rédac’ vibre sous les beats US).
Illustration : Hugo Mast
Edith Piaf, L’homme à la Moto Dans notre dossier tatouage, David Le Breton, anthropologue et sociologue français ayant beaucoup travaillé sur les thèmes du corps et de la trace, cite Mon Légionnaire d’Edith Piaf comme un exemple du glissement du tatouage vers la culture populaire. L’occasion pour nous d’écouter un autre morceau de la môme, construit de l’imagerie du tatouage : moto, veste en cuir et tatouage pour moman.
Serge Gainsbourg, Tatoué Jérémie Sur l’album Couleur Café, très influencé par la musique afro-cubaine, Serge Gainsbourg nous offre l’histoire de Jérémie, tatoué d’un cœur sur le cœur, amoureux. C’est beau…
Daniel Darc, La Seule Fille sur Terre Amours Suprêmes, sublime album du chanteur, regretté, avec deux chansons où il fait allusion au tatouage. Dans la très belle Un an et un jour, et dans La Seule Fille sur Terre, une belle histoire de romance légère. La relation de Daniel Darc au tatouage est par ailleurs assez forte : avant de se recouvrir totalement le bras de noir car il estime que trop de genres sont mélangés, il portait plusieurs dessins dont un serpent, une tête de mort, l’inscription Nevermore, un dragon et le logo de l’affiche de L’Homme au Bras d’Or.
Etienne Daho, Epaule Tatoo Longtemps, le tatouage suscitait tout un vocable autour du vice. Autre exemple avec Suzy, arborant un tatouage sur l’épaule « à l’encre bleue dessiné » qui « sollicite les bas instincts » de notre Etienne national, audacieuse et indécente. Une image qui tend heureusement à disparaître, quoique… (Clin d’œil à notre Bruno à nous qui passe toujours un ou deux morceaux d’Etienne Daho à chaque fois que l’on boucle un magazine.)
Sade, Like a Tattoo La belle d’origine nigérienne parle de porter l’amour comme un porte un tatouage. On en profite pour vous reparler de cette page inspirée du look de la chanteuse parue dans le Zut ! 15 (page 118).
David Byrne, The Rose Tattoo A la manière d’un Serge Gainsbourg, David Byrne sort Rei Momo un album emmené par des rythmes cubains et hispaniques. Une chanson évoquant une rose tatouée, une image qui revient régulièrement sur les peaux.
The Who, Tattoo Cette chanson écrit par Pete Townshend et chantée par Roger Daltrey évoque le tatouage comme un rite de passage à l’âge adulte. Deux frères se font tatouer, l’un « mère », l’autre une femme nue et se font lyncher par leurs parents.
The Cure, Boys Don’t Cry Aucune allusion au tatouage dans cette chanson, juste une conviction en forme de private joke que tout le monde, hommes ou femmes, devrait porter le titre de cette chanson sur son corps.
Black Rebel Motorcycle Club, Beat the Devil’s Tattoo
Probablement la meilleure chanson de l’album, avec Long Way Down, évoquant le son primitif et tribal du groupe.
Black Flag, Rise Above
Il faut dire que la plupart des tatouages de noms de groupes sont souvent infects. Black Flag semble être l’exception qui confirme la règle avec ce tatouage singeant le logo du groupe : quatre barres rectangulaires qui lient le groupe au milieu du tatouage, ou comme le porte fièrement un de mes amis proches : Rise Above (coucou B. !).
2Pac, Tattoo Tears Westside baaaby ! Une chanson sur l’album Still I Rise, troisième à être sorti à titre posthume avec le groupe Outlawz, évoquant le milieu des gangsters et plus loin, le tatouage en forme de larme qui est traditionnellement symbole d’une personne tuée.
Wiz Khalifa, Ink My Whole Body
Wiz Khalifa porte tellement de tatouages qu’il est impossible de les compter (« Got so many tats, you can’t even count’em up »). Selon cette chanson, il se fait piquer toutes les semaines sans jamais avoir la sensation d’en avoir suffisamment Une relation extrême qui fait écho à la notion d’engagement dont beaucoup de tatoués parlent…
Ja Rule, Fat Joe et Ashanti, What’s Luv ?
Qu’est-ce que l’amour demande Ashanti ? Fat Joe répond que ce peut être un tatouage au milieu de la poitrine avec le nom de l’être aimé (« Tattoo on your chest with his name in the middle »). Enfin, c’était surtout un prétexte de playlister cette chanson devenue le symbole des heures que nous passons à énerver les collègues de la rédaction en écoutant du R’n'B super cheesy. Pardon.
Pour le reste, il vous faudra attendre encore quelques jours avant de feuilleter le prochain numéro sur Internet et un tout petit plus pour l’avoir en main…