Sauf ces deux-là…

Vous cherchez encore votre sac de l’été ? Alors adoptez les yeux fermés l’un de ces deux néo-cabas et gagnez enfin une bonne raison de ne pas vous justifier de changer encore de sac !

Le sac FEED2 fait partie du programme lancé par l’ONU – World Food Program – avec la designer Lauren Bush. C’est simple : un sac acheté = 2 enfants nourris à l’école pendant un an. Dire que ça a déjà financé l’alimentation annuelle de 40 000 enfants dans 74 pays est un bon argument, non ? S’inspirant des sacs en toile de jute contenant le riz que les organisations humanitaires distribuent aux populations frappées par la famine, il n’a rien à envier à tous ces It Bag hors de prix qui frisent l’indécence…

Le sac FEED2, 86 €. Disponible chez Green Republic et en vente en ligne sur leur site.

 

Comptoir des Cotonniers a aussi tout bon en s’associant avec la délicieuse Charlotte Le Bon. C’est simple là aussi : un sac acheté = 45 € reversés à W4, Women’s Worldwide Web dont la mission est de promouvoir l’émancipation et l’épanouissement des femmes et des jeunes filles. Joliment dessiné, il est aussi bon compromis pour passer de la ville à la plage avec humour, ce qui ne gâche rien…

Le sac anti-sac de Charlotte Le Bon pour Comptoir des Cotonniers, 45 €. Disponible dans une sélection de boutiques et sur www.comptoirdescotonniers.com

 

Le by Myriam Commot-Delon dans la catégorie Accessoires, TENDANCES | Laisser un commentaire  

Drogues Store

Ancien de Libération, cofondateur du site d’information Rue89, actuellement rédacteur en chef aux Inrockuptibles, Arnaud Aubron publie un dictionnaire rock, érudit et ludique, consacré aux drogues.

Dans un pays où l’alcool, drogue nationale par excellence, causait en 2008 un peu moins de 30% des accidents mortels sur les routes (Source : ONISR) et qu’il est estimé que 28 % des violences conjugales sont liées à sa consommation (Source : OFDT); cannabis et autres champignons hallucinogènes restent diabolisés sans qu’aucun argument rationnel ne vienne appuyer l’interdiction de produits plus que d’autres. On parle volontiers de LA drogue en oubliant que café, cigarette ou noix de muscade en font également partie. Les usages thérapeutiques de certaines substances sont tout bonnement laissés de côté alors que les antidépresseurs, dont les Français sont les premiers consommateurs en Europe, défoncent légalement quelques centaines de milliers de travailleurs à bout ou ménagères désœuvrées.

De A comme Abstinence à Z comme Zoo en passant par Deux Feuilles, l’auteur dresse un panorama du monde des drogues aussi bien sous son aspect historique que scientifique, politique ou philosophique. Sans tabou ni complaisance, retour sur une guerre de quarante ans qui aura vu une explosion de la consommation et des mafias qui se frottent les mains d’une telle prohibition. Un retour éclairant sur les pratiques, les légendes, sur le rôle des états, dealer selon les circonstances, sur ces  « produits dont la seule définition est celle d’être un produit inscrit sur une liste dite “des stupéfiants” ».

Arnaud Aubron, Drogues Store – Dictionnaire rock, historique et politique des drogues
Éditions Don Quichotte (396 pages)

Le by Zut ! dans la catégorie CULTURE, Livres | Laisser un commentaire  

La vie cachée des œuvres

Quelques semaines après la sortie d’Orsay, magnifique documentaire sur la réouverture d’un de nos musées les plus attachants, Arte Editions nous propose dans un coffret de trois DVD sa série de cinq films réalisés par Juliette Garcia et Stan Neumann,  La vie cachée des œuvres.

Choisir un peintre dans les collections du musée du Louvre, en l’occurrence Raphaël, Rembrandt, Poussin, Watteau et Vinci. Regrouper ses tableaux. Les retirer de leurs cadres, les poser sur un chevalet à hauteur de regard. Convoquer les plus grands spécialistes mondiaux  de l’artiste  afin qu’ils examinent ces œuvres sous toutes leurs coutures.  C’est en 2006 que le musée du Louvre tente l’aventure pour la première fois à l’occasion de deux journées d’étude consacrées à Rembrandt. Dégradation de pigments, repeints ou restaurations brutales, tout est passé au peigne fin par une équipe d’historiens, de conservateurs et de scientifiques, pour nous plonger dans une passionnante enquête collective où chacun va tenter d’élucider l’énigme de l’œuvre.

La vie cachée des œuvres en DVD
Cinq films de Juliette Garcia et Stan Neumann
Coproduction : Arte France, Musée du Louvre, Camera Lucida Productions (260 minutes)

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Souvenirs de Chicago…

La troupe Strasbourg-Chicago. ©Rob Majchrowski

Tout juste remis du jetlag, Mickaël Labbé nous raconte son voyage à Chicago dans le cadre du premier déplacement du festival Strasbourg-Chicago dans la ville de tous les possibles. Et Audrey Canalès de lui répondre, comme un ping-pong…

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Le by Zut ! dans la catégorie CULTURE, Musique | Laisser un commentaire  

La flamme de la soul music !

Ainsi donc, vous pleurez encore Amy Winehouse, Whitney Houston et Adele (oui, je sais bien qu’elle n’est pas morte). Ainsi, vous avez donc cette haute image de la soul music, mais votre horizon (et surtout votre vision) vous empêche de voir plus loin, d’où une affection profonde pour les fake. Et si vous découvriez ce qui fait l’essence même de la soul avec la magnifique intégrale des singles de Diana Ross et des Supremes sortie chez Hip’O Select, le label américain qui nous livre les meilleurs rééditions du blues et de la soul (souvenez-vous du récent coffret d’Etta James).

Dans ce coffret 3 CD qui sort à l’occasion du cinquantième anniversaire du célèbre girl trio, on trouve les hits intemporels de la diva de la soul music et de ses deux comparses, Baby Love, Stop! In the Name of Love, You Can’t Hurry Love, Love Child (on le constatera : que des titres en Love !), mais aussi des versions incroyables, allemandes ou italiennes (Wo Ist Unsere Liebe, traduction hilarante mais très peu motivée du hit Where Did Our Love Go). On retrouvera enfin les perles de la fin des sixties, moins formatées par Sieur Berry Gordy, ces subtils chefs d’œuvre psychédéliques de la fin des années 60 comme Reflection ou ces raretés co-signées avec les Temptations.

Bon, ceci dit, si la nostalgie des années 60 c’est pas votre truc et que vous vous trouvez en mal de vraie nouveauté, j’ai quelque chose qui devrait vous ravir : Nick Waterhouse. C’est un ami disquaire qui me l’a fait découvrir (oui, ça sert à ça, les amis ; heu… ça sert à ça aussi, les vrais disquaires !) et depuis je ne m’en lasse plus. Ce petit Californien, qui ne paie pas forcément de mine (quoique, avec ses binocles il nous rappellerait vaguement l’idole absolue Buddy Holly !), distille une soul-jazz comme on en rencontre peu : en connexion directe avec le vrai son 50’s. Ne cherchez pas à résister, vous êtes perdus : l’approche est à mille lieux du R&B moderne et oppose à la surenchère orchestrale et vocale une justesse. Les cuivres soulignent un sens du rythme imparable ; ils s’inscrivent dans une forme de sécheresse paradoxalement enthousiaste. On se souvient des premières tentatives d’Eli “Paperboy” Reed, tout comme on adore le son Daptone, les Lee Fields, Sharon Jones ou Charles Bradley ; l’ami Nick Waterhouse se situe dans la lignée de ces grands de la soul moderne, sans passéisme mais avec la volonté de maintenir vivante la flamme d’un genre éternel.

Diana Ross & The Supremes, 50th Anniversary, The Singles Collection (1961-69), Hip’O Select
Nick Waterhouse, Time’s All Gone, Il Records

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie CULTURE, Musique | Laisser un commentaire