« Dur à cuir » : la version non-censurée

Le by Myriam Commot-Delon dans la catégorie Accessoires, TENDANCES | Laisser un commentaire  

Alors que Myriam Commot-Delon devait finir de rendre ses dernières brèves en temps de bouclage, elle se met à l’écriture d’une sélection sur les sacs en cuir vintage Silent People le 8 mars (journée de la femme), mais elle en écrit deux versions. Une version sage, et celle-là (il faut comprendre qu’en bouclage, toute l’équipe est survoltée). Nous avons gardé au chaud la version non-censurée.

Pour coller au dossier green et papoter tout de même un peu mode et accessoires avec vous, il me fallait vous trouver une marque pas trop connue, hyper responsable et très mâle. Bon, autant être honnête, je dis Mâle parce que je pense à Bâle (H&M et Marni, oui, certaines personnes comprendront…). Et il se trouve qu’aujourd’hui, c’est la journée de la femme et qu’hier je n’ai pas pu me rendre à l’ouverture de cette damnée vente Marni H&M, parce que j’avais cette sélection à écrire pour Zut ! et un peloton d’autres aussi. Que je pleure depuis à chaque fois que j’entends chanter Brian Ferry et que je ne veux plus jamais entendre parler de Sofia Coppola depuis qu’elle a dessiné ce sublime sac chez Vuitton que je n’ai jamais pu m’offrir faute de budget ! Du coup, je suis passée voir Valérie dans sa boutique Revenge Hom, qui trouve toujours de quoi me remonter le moral avec ses nouvelles trouvailles. Et là, elle me sort, un catalogue noir et intrigant qui dévoile des photos de sacs à hurler : « Tssss… Silent People tu ne connais pas ? » Non. « Franco Armilla et Philip Biancoli, les créateurs. Une passion commune : le vintage. Ils créent des sacs, mais uniquement des pièces uniques, puisque réalisées avec des vestes de cuir de l’armée. C’est puissant, brut et usagé, les cuirs sont sublimes. Tu aimes ? » Et moi, de me sentir tout à coup toute perturbée (oubliés veaux, vaches, cochons, Marni !). Je sais enfin comment me consoler.

Sacs en cuir vintage Silent People.
En exclusivité chez Revenge Hom.

La « vraie sélection » est à retrouver dans le Zut ! 13, page 28

 

ZUT ! rencontre Tomi Ungerer

Le by Zut ! dans la catégorie CULTURE, Illustration, Rencontre | 1 commentaire

Lors de l’élaboration du hors-série #1 consacré à Tomi Ungerer, une partie de la Zut ! team a rencontré l’illustrateur le 31 octobre dans les bureaux de Diogenes, son éditeur suisse. Lors de ce long entretien entièrement retranscrit dans le hors-série, nous lui avons posé des questions supplémentaires sur son statut d’agitateur, ses colères, ses espoirs.

Le hors-série Tomi Ungerer est un numéro trilingue (français, allemand, anglais) de 292 pages revenant sur la vie de notre illustrateur favori, mais aussi ses inspirations, ses séries particulières, ses collages. A la fin de ce numéro bientôt collector, des artistes d’ici et d’ailleurs ont également réinterprété des œuvres en particulier. Ce numéro est à retrouver dans toutes les bonnes librairies et kiosques en Alsace.

Chairlift : le blind test

Le by Cécile Becker dans la catégorie CULTURE, Musique, Rencontre | Laisser un commentaire  
Caroline Polachek et Patrick Wimberly

Le duo Chairlift à la Laiterie ©Eric Antoine

Si Chairlift a été abandonné par Aaron Pfenning, il est loin d’être orphelin. Son entourage est des plus prestigieux avec des amis comme John Maus, Cass McCombs ou encore la clique rêveuse d’Au Revoir Simone. A Brooklyn, leur hood, Caroline Polachek a formé avec ses copines Erika Spring (Au Revoir Simone) et Elizabeth Harper (Class Actress) entre autres, le collectif Girl Crisis qui reprend des classiques pop a capella. Classiques ou créations récentes, Chairlift connaît tout (ou presque). Zut ! les a testés.

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Demandez l’Impossible !

Le by Philippe Schweyer dans la catégorie CULTURE, Livres, Revues | Commentaires fermés sur Demandez l’Impossible !

Alors que Zut ! se raccroche aux wagons de la modernité en s’incrustant sur le web, Michel Butel est de retour, vingt ans après la fin de L’Autre Journal, avec un nouveau projet de journal en vrai papier baptisé L’Impossible.

Jetez vos ordinateurs par la fenêtre et courrez chez votre marchand de journaux avant qu’il n’en reste plus (5 euros) !

Quant à moi, en attendant que quelqu’un se décide à m’offrir l’anthologie de L’Autre Journal publiée aux Arènes (29,80 euros), j’échappe quelques instants à Internet en feuilletant mes vieux numéros… Le papier n’a pas dit son dernier mot !

N°1 / décembre 1984

Impossible de me souvenir du jour où j’ai acheté le tout premier numéro de L’Autre Journal (25 francs), un journal fondé par Michel Butel, animé et écrit par des artistes, des écrivains, parfois des philosophes. Vingt-cinq ans plus tard, mon précieux exemplaire orné d’un superbe tigre en couverture n’a pas pris une ride et je le relis régulièrement avec un plaisir jamais démenti. Avec le temps, le carambolage poétique des mots et des images prend même une nouvelle saveur. Je redécouvre le récit d’une vengeance pashtou en Afghanistan, recueilli par François Missen au bord d’une piste. Une histoire d’hier et d’aujourd’hui.

N°1 / mai 1990

Le premier numéro de la nouvelle série de L’Autre Journal est une source de plaisir inépuisable (356 pages!). L’édito de Michel Butel donne le ton dès les premières lignes : « Dans le brouhaha des vies emmêlées, ou dans le bruissement d’un seul destin, ou bien ici, dans ces pages, nous entendons sans jamais les comprendre des mots qui nous fixent un rendez-vous. » La longue conversation entre Jacqueline Risset et Fellini est une merveille : « Interroger quelqu’un qui ne fait rien d’autre que jouer du matin au soir depuis qu’il est né, ca n’a pas de sens. »

N°5 / octobre 1990 / page 158

Au sommaire : « La philosophie du rock. Rodolphe Burger, du groupe Kat Onoma, un musicien qui aime les Stones et Heidegger. » Malheureusement quelqu’un (je me demande si c’est moi ?) a arraché les huit pages de l’article. Si quelqu’un pouvait me les retrouver…

N°9 / février 1991

Conclusion de l’éditorial de Michel Butel en pleine Guerre du Golfe : « Si nous ne savons pas préparer des paix qui mettent fin aux guerres contenues dans cette guerre, nous entrerons dans une nouvelle avant-guerre. Nous ne serons plus jamais en paix, nous entrerons dans l’interminable avant-guerre de la dernie`re guerre. Qui, elle, porte un nom singulier, l’apocalypse. »

N°11 / avril 1991 / page 54

Extrait de la chronique de Michel Cressole, « Une folle à sa fenêtre » : « Une folle ne peut regarder la télévision sans douter de sa propre existence. Elle est encore sous le charme de Ben Johnson renaissant et vaincu, enfoncé dans l’édredon du butoir qui amortit son soixante mètres en salle, quand le commentateur sportif de TF1 enchaîne : « Et maintenant voici la même épreuve, avec le charme en plus » (pour dire que c’est au tour des filles à se précipiter dans le butoir). »

N°19 / décembre 1991 / page 60

Un « beau faits divers » déniché par Delfeil de Ton : « A Séoul, une veuve vient de se voir attribuer des dommages par la Cour Suprême. Son mari, cadre commercial d’une grosse société, était mort à la suite d’une beuverie. La Cour a estimée que s’agissant d’une beuverie avec des clients dans l’intérêt de l’entreprise, la veuve avait droit à réparation. »

N°21 / février 1992 / page 29

Vu par Francis Marmande dans sa chronique «L’Adour fou » : « A la craie sur les murs de l’école publique de la rue Charles-Baudelaire, terrible comme une amorce de roman, douloureux comme la fin du Misanthrope, amer, dépité, vengeur : « Emilie aime tous les garçons. »

L’Autre Journal n’existe plus, n’existera plus jamais. Longue vie à L’Impossible !

 

Strasbourg vs. Londres

Le by Cécile Becker dans la catégorie CULTURE, Rencontre | 1 commentaire

Sarah Razafimino devant Traflagar Square à Londres

Strasbourgeoise expatriée à Londres, Sarah Razafimino étudie les médias et à la communication à l’université de Westminster. Attirée par la langue, elle survole la Manche et s’installe dans la cité de Big Ben après sa première année de droit. Elle nous parle de ces deux villes. Londres, Strasbourg, qui gagne ?

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