Cabane ou château ?

Il paraît que des cabanes cassent la baraque depuis trois mois au festival de l’architecture à Muttersholtz… Mais vite, ça ferme ce week-end !

Le sujet  du concours : La cabane. 20 m2 maxi s’articulant autour de 3 axes de réflexion : l’innovation, la qualité architecturale et le respect de l’environnement.

Archi<20, c’est qui ?
Mouvement Etik’, une association, présidée par Frédéric Langel et Anne Lienhart, coordinatrice du concours. Sans oublier une flopée de bénévoles sans qui, une manifestation de ce type ne serait pas possible. Et pour départager et choisir les 20 projets les plus pointus, un jury prestigieux avait répondu présent : Paul Quintrand, le papa du logiciel informatif adapté aux architectes, Françoise Hélène Jourda, une pionnière en matière d’éco-construction, Philippe Bertrand, « Carnets de campagne » sur France Inter

Pourquoi ça plait ?
La cabane ne pouvait que séduire les architectes et les étudiants ayant postulé à ce lab archi jouissif et ravir les visiteurs de tout âge. Et franchement, quoi de plus génial qu’un cabanon pour se retirer, rêver, s’isoler ou se retrouver ? On pense bien sûr à la cabane de Le Corbusier – qui ne mesurait que 3 mètres 60 de côté – à sa superficie modeste mais à son architecture interne hyper élaborée et qui était le « château » préféré du Fada ! Il y a donc certainement la vôtre parmi celles des 20 lauréats d’Archi<20 qui ont posé leurs petites maisons ingénieuses dans le Grand Ried : des nids comme des rêves d’enfants, blottis au cœur d’une végétation luxuriante et face à une vue imprenable sur le Haut-Koenigsbourg. Difficile de refuser une aussi belle balade pour découvrir ces annexes ingénieuses, ludiques et intelligentes qui proposent une nouvelle manière d’habiter et pourquoi pas… D’en profiter pour repartir avec une de ces chouettes cabanes puisque la vente aux enchères des projets est prévue pour la clôture du festival ! D’ailleurs la jolie guinguette conviviale et toute de bois grisée, où vous ne manquerez de boire un verre, a déjà trouvé acquéreur…

ARCHI<20 / Festival de l’architecture à Muttersholtz
Le 15 septembre, vente aux enchères à 14 h 30 et dès 20 h soirée de clôture avec deux concerts pop/rock : Cristine Number One et This Year’s Girl.
Ouverture exceptionnelle dimanche 16 septembre avec une entrée du site à 5 €.

Le by Myriam Commot-Delon dans la catégorie Architecture, Green, LIFESTYLE | Laisser un commentaire  

Terry Richardson… c’est Emmanuelle !

Hello Terry, un message personnel pour toi de la part de la team Zut ! Les derniers clichés de ta mère sur ton blog nous ont beaucoup touché, parfois durs certes, mais beaux et honnêtes. Un hommage simple comme on n’en voit plus. Pour te faire sourire, voilà un petit clin d’œil réalisé lors du shooting de notre prochaine série mode. Une série mode homme comme on en a plus fait depuis longtemps.
Elle, c’est notre Emmanuelle !

On t’embrasse.

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie Homme, MODE, TENDANCES | Laisser un commentaire  

Les geeks c’est chic !

 

Damoiseaux, mais surtout damoiselles,

À l’heure où Strasbourg s’apprête elle aussi à croquer la pomme – Apple ouvre ses portes ce samedi 15 septembre, si toutefois vous veniez tout juste de rentrer d’un périple en immersion totale chez nos amis aztèques –, la blogosphère locale est en émoi et les fans du géant américain aussi ! Non, nous ne sommes pas au point de fêter la 1ère année de la disparition de son gourou, mais la tendance high-tech et au connecting world reste un prétexte à la sauterie !

Les Webarvades – ex-Girl Geek Dinners –, pipelettes girly de leur état et passionnées par les nouvelles technologies remettent le couvert  (après deux soirées réussies) et organisent un afterwork jeudi 20 septembre à la Salamandre, placé sous le signe du Web au féminin.

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Le by Caroline Lévy dans la catégorie Geek, STRASBOURG, TENDANCES | 1 commentaire

Le mail de Lee Fields à la Zut Team !

Il est des mails comme de certaines bouteilles à la mer ; on les envoie, et on espère qu’ils vont atteindre le rivage (et accessoirement nous revenir, on s’entend !). Eh bien, le mail à Lee Fields est bien parti (via le 22 à Asnières, autrement dit le label de nos amis de chez Differ-ant), et il nous est revenu ! Qu’on soit bien clairs : Lee Fields nous a écrit.

Et alors, j’en entends certains : Lee Fields ? C’est qui celui-là ? Il ne passe même pas sur la FM, et encore moins sur les grandes ondes (ça existe encore les grandes ondes ?)

Bougres de vous, ai-je envie de répondre : Lee Fields c’est simplement LA voix de la soul d’aujourd’hui (et un peu d’hier aussi). C’est Otis Redding, Marvin Gaye et Donny Hathaway, le tout réuni avec une petite pincée de James Brown (auquel on prête une vraie ressemblance au point de le rebaptiser Little JB). C’est aussi ce petit gars de Caroline du Nord qui a prêté sa voix aux deux tubes de Martin Solveig, Jealousy et I Want You. Vous y êtes ? Hé bien, cette immense figure nous a répondu à nous, et rien qu’à nous (plus exclu c’est même pas imaginable !). Bon, ok je me calme, il faut dire que ça fait un choc, non ?

Et que nous dit-il au juste ? Au-delà du fait qu’il se produit à Nancy Jazz Pulsations le 19 octobre prochain ? Entre autres petites choses que vous lirez dans nos différentes éditions à venir (dans le prochain Zut Lorraine par exemple), il répond à notre très cher collaborateur messin, Benjamin B., et se lance dans une longue explication de ce que représente la soul music pour lui : « J’entretiens une relation profonde à l’Esprit (Spirit avec une majuscule, ndlr). Je crois que l’âme et l’esprit (cette fois-ci sans majuscule, ndlr) sont une seule et même chose, et qu’elles proviennent toutes deux de Dieu, ce qui n’est pas rien. Nous sommes des êtres humains faits de chair avec une âme vivante au plus profond de nous ; nous sommes sans cesse revitalisés par toutes ces choses qui satisfont l’âme. Ce que fait la soul music c’est de satisfaire l’âme. C’est ce qui rend la soul music si profonde et salutaire pour ceux qui l’écoutent. Heu… long silence respectueux. Lee, je crois que tu nous émeus à peu près autant quand tu nous parles (en l’occurrence quand tu nous écris) que quand tu chantes. Allez, une écoute de Faithful Man s’impose là tout de suite ! (en acoustique, qui plus est)

Lee Fields & The Expressions, Faithful Man, Truth & Soul / Differ-ant

En concert le 19 octobre à Nancy Jazz Pulsations (Chapiteau)

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie CULTURE, LORRAINE, Musique | Laisser un commentaire  

Z-U-Tape Septembre 2012

Nouveautés compulsives ou nuggets intemporelles, ou comment aborder une rentrée cuivrée. Au programme : Lambchop, Tindersticks, Cat Power, Modern Borders, Ty Segall, Syd Barrett, etc.

Lambchop, The Good Life (Is Wasted)

Alertés par notre Céline L. à nous (“magique ce groupe, je ne connaissais pas, je n’arrive plus à arrêter d’écouter tout ce que je trouve”, dixit), on en a presque oublié à quel point on aime ce groupe de Nashville, qui opère un sans faute depuis 1994. La pop cuivrée de Kurt Wagner et de tout sa clique prend tout son sens sur scène. Ça tombe bien : le groupe sera en concert à l’Espace Culturel de Vendenheim le 16 novembre prochain. Un événement presque incroyable ! Nous y serons…

Tindersticks, Slippin’ Shoes

On a souvent comparé Lambchop aux Tindersticks (ils ont débarqué à quelques mois d’intervalle avec un propos voisin et aujourd’hui ils sont signés sur le même label, City Slang), mais les premiers sont américains, les seconds anglais. Et si tous les deux puisent dans un background commun (Townes van Zandt, Scott Walker ou Johnny Cash), les Tindersticks ajoutent une touche pop voire post-punk, qui continue de les distinguer comme l’un des meilleurs anglais de tous les temps. À (re)découvrir sur scène le 13 octobre à La Laiterie.

Cat Power, Cherokee (Nicolas Jaar Remix)

Trop inconstante dans l’effort pour qu’on puisse s’y attacher complètement, on doit bien admettre que Chan Marshall fait mouche de temps en temps. Son Cherokee nous séduit, notamment dans sa relecture signée Nicolas Jaar : même si on reste très éloignés des premières productions (plus rugueuses) de la miss, on a le sentiment d’une réconciliation entre la terre (celle des ancêtres) et du ciel, et d’un apaisement possible.

Modern Borders, Easy To Leave

Eux, on les connaît bien et on les aime ! Vous êtes de plus en plus nombreux à les découvrir et à les aimer aussi. Leur récent passage au Mudd Club et à Stimultania a été l’occasion d’une vraie rencontre avec le public strasbourgeois pour ce duo londonien (Asher Preston et Jean Kern). Une session de rattrapage est d’ores et déjà organisée, et pas des moindres : la première partie de Wax Tailor, le 16 novembre, à La Laiterie ! L’occasion pour vous de goûter leur délicat cocktail construit à partir d’éléments psychédéliques, disco et post-punk.

Grizzly Bear, Sleeping Ute

Ceux qui me connaissent bien pourront s’amuser : ils me prennent en flagrant délit de contradiction. Hé oui, j’ai beau rouspéter à propos de cette vague de groupes américains très intellectuels, je me laisse avoir à chaque fois. Je ne faisais pas partie de ces gens qui s’extasiaient (relayés en cela par une intelligentsia en mal de sensations, séduite par les séduisantes bobines des gugusses) à propos de ce groupe, et pourtant je dois bien l’avouer, de le voir ainsi se réinscrire dans son histoire (un gimmick à la Harry Nilsson) me fait fondre. Peut-être l’alchimie prend-elle avec ce morceau qui augure la publication d’un très bel album ? Affaire à suivre…

John Maus, No Title

Il nous arrive de nous laisser déborder sur notre gauche, et pourtant depuis quelques temps John Maus devient incontournable : mentionné par Cécile B. en tant que sideman de luxe aux côtés de Chairlift lors de notre interview du groupe, il apparaît comme l’une des références du moment dans un style qui n’appartient qu’à lui. Qu’on en juge les chutes de studio qu’il vient de compiler sous le titre générique A Collection Of Raritues And Previously Unreleased Material : nul n’a cette capacité à ré-explorer les sonorités post-punk séminales avec cette gravité d’outre-tombe. Et pourtant, la sensualité crée l’addiction comme en témoigne ce No Title sublime.

Ty Segall, My Head Explodes

Parmi les jeunes pousses, Ty Segall se taille désormais la part du lion : il faut dire que ce jeune californien nous gratifie d’un album quasiment tous les trois mois soit en solo, soit en duo (avec White Fence par exemple) et multiplie les apparitions. Dans un style psychédélique lo-fi, il renoue avec l’esprit des slackers (Lou Barlow, Pavement) tout en s’inspirant du Floyd première période. Le résultat ? Une pop hautement électrifiée qui prend toute sa dimension sonique sur scène. En concert à Metz le 16 novembre, le 17 novembre à Besançon, etc.

Syd Barrett, Baby Lemonade

Un petit clin d’œil psychédélique à notre idole de toujours : Syd, l’ami “écervelé”, qui continue de rire de là où il est. Un extrait de son second album, Barrett, à une époque où il était déjà difficile de le faire tenir assis sur un tabouret. Et pourtant, cette langueur nous poursuit, ce phrasé ralenti continue de nous émouvoir beaucoup. En cet automne qui s’annonce, la redécouverte de son œuvre immense, que ce soit avec le Floyd ou en solo, serait une très belle idée pour tous les amateurs de pop et les autres !

Van Dyke Parks, Donovan’s Colours

Parmi les personnages les plus fantasques de la pop, retenons Van Dyke Parks. Cet intellectuel 60’s loufoque, musicien et producteur aux côtés de Brian Wilson sur le mythique Smile (ou pour Randy Newman, Rufus Wainwright ou Clare & The Reasons), a enregistré peu de disques sous son nom, à intervalles très irréguliers, mais ce sont aujourd’hui quasiment autant de chefs d’œuvre. Le plus beau reste peut-être le premier, Song Cycle : l’aveu d’une pop azimutée, ésotérique à bien des égards, mais tellement cultivée et rafraîchissante. Le tout est désormais réédité chez Bella Union, dans des versions vinyles remastérisées, qui comprennent toutes une édition CD.

Donovan, Catch the Wind (Mono version)

L’ami Donovan dont il est question dans le morceau précédent. Ouvertement raillé par Dylan qui ne voit en lui qu’une pâle copie de lui-même, quasiment oublié par l’histoire qui lui préfère des êtres autrement plus tourmentés ou charismatiques, cet Écossais discret se rappelle parfois à notre souvenir au détour d’une play-list, d’une allusion ou d’une apparition dans un film. On se souvient alors de l’affection qu’on lui exprime volontiers et de la foultitude de compositions qu’on doit à cet immense artiste, ami des Beatles et de Jimmy Page.

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie CULTURE, Musique | 1 commentaire