Au-dessus des montagnes, le soleil

Lumineux ou torturé, l’indie de Great Mountain Fire vient renforcer la position essentielle du plat pays dans le rock actuel. Sauf que leur indie à eux passe d’un genre à l’autre avec une facilité déconcertante : pop lumineuse, folk doux, rock brutal, tout et bien plus encore. Un premier album Canopy, essentiel, et aujourd’hui, une DSKM Session de chez nos amis Das Kuma, tout aussi nécessaire. It’s Allright joué dans la salle de couture du Ballet de Lorraine, ça nous fait un peu penser au printemps qui arriverait bientôt, et comme c’est presque le cas, la voilà, la session.

Retrouvez Nancy Vu Par Petter Jacobsson, juste ici.

… Et les DSKM Sessions, chez les Kuma, par là

Le by Cécile Becker dans la catégorie CULTURE, LORRAINE, Musique | Laisser un commentaire  

Sirène Synthétique

© Marko Krunic

© Marko Krunic

Mariée avec son ordinateur, Maria Minerva semble sortie des limbes de la musique synthétique. Un savant mélange de musique 90’s mais aussi d’influences très modernes surfant aussi bien sur le r’n’b que sur la dance ou l’electronica.

Écrire sur Maria Minerva est un risque à prendre : sortir cette musique de son écrin intimiste alors même que sa chanteuse « ne veut pas être découverte » pourrait interférer sur la qualité de ses productions. Cette artiste et chanteuse estonienne vivant à Londres navigue dans son propre univers mental et se plonge tête baissée dans un continuum sonore très lascif. Boucles disco ralenties, sons évoquant une pop dépouillée, voix aquatique, souvent cachée, elle déniche le meilleur des années 90’s pour créer une atmosphère surannée.

La filiation avec le génie de John Maus est assez évidente tant le processus créatif et chaotique se recoupe et tant leurs sorties s’enchaînent à un rythme effréné. Anecdote : l’un des livres de chevet de Maria Minerva est d’ailleurs Heaven is Real: John Maus and the Truth of Pop, de son ami Adam Harper, contributeur du magazine Wire, où la belle a fait un stage… Evidemment, la sirène est une fervente adepte de la philosophie do it yourself. Son label Not Not Fun (figure de l’underground hip) sortait d’ailleurs ses premiers opus sur cassette et en série limitée. Aujourd’hui, elle a deux albums à son actif : Cabaret Cixous, disque onirique et le dernier, Will Happiness Find Me ? beaucoup plus assumé et poussif. Une Spice Girl des temps modernes pratiquant l’abstraction et la science du sample.

Maria Minerva en concert ce soir, le 14 février, à l’auditorium du musée d’Art moderne et contemporain à Strasbourg, à 19h.
Encore plus de Maria Minerva sur Szenik.eu.

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Le by Cécile Becker dans la catégorie CULTURE, Musique, STRASBOURG | Laisser un commentaire  

Peter von Poehl, grand art pop

ZUT_WEB_PeterVonPoehl_72Peter Von Poehl a tourné pendant deux ans, expérimentant chacun des morceaux qui constituent son nouvel album, Big Issues Printed Small, mais il n’a mis qu’une journée à enregistrer ce qui s’apparente à une symphonie de poche. Sortie prévue : 11 mars. Review, là de suite !

Il aura fallu du temps pour que le public se familiarise avec l’univers de cet étrange auteur-compositeur venu du Nord, de Suède pour être plus précis, et pourtant ça fait bien longtemps qu’on le croise par ici : tout d’abord au sein d’AS Dragon, le backing-band d’un certain Bertrand Burgalat, puis derrière quelques compositions pour Alain Chamfort, Lio, Vincent Delerm et même Birdy Nam Nam.

Son premier album solo Going To Where The Tea-Trees Are en 2006 avait attiré l’attention sur sa pop à la fois lumineuse et mélancolique. C’est d’ailleurs de cet album qu’est tiré le magnifique The Bell Tolls Five qui en a ému plus d’un au moment de la scène finale de La Guerre est déclarée de Valérie Donzelli.

Il serait sans doute regrettable de ne résumer Peter von Poehl qu’à cette seule composition-là tant son écriture est variée, s’inscrivant dans la grande tradition du songwriting. En témoigne son nouvel album, Big Issues Printed Small qui sort le 11 mars, pour lequel le Suédois a cherché à créer un “orchestre lo-fi”.

À Zut !, nous avons eu la chance de l’écouter, et on peut vous affirmer que c’est du grand art pop, orchestré avec la complicité de Martin Hederos à la manière des arrangeurs historiques, Van Dyke Parks ou Burt Bacharach. On le sait, la modestie de cet artiste hors norme ne le conduit pas à rivaliser avec certains de ses modèles, Scott Walker par exemple, et pourtant c’est ciselé, luxuriant, comme aux plus belles heures des années 60.

Avec une voix qui se révèle dans toutes ses nuances – s’autorise-t-on une comparaison improbable avec le Phil Collins des premiers albums solo ? –, plus mûre, plus personnelle, plus en phase avec l’orchestration, il atteint un niveau qui le rend encore plus attachant. Nous entendons pêle-mêle les Zombies, certains titres de McCartney en solo, mais avec cette distance qu’on retrouve parfois chez Robert Wyatt par exemple.

Serions-nous trop enthousiastes ? Nul doute que vous nous donnerez raison à l’écoute de petit bijou d’intimité et de candeur qui risque fort d’égayer votre printemps…

Big Issues Printed Small, Differ-Ant, sortie le 11 mars

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie CULTURE, Musique | Laisser un commentaire  

Make up your mind #2 : Dark icône

L’hiver n’est pas (encore fini), ce voile brumeux et quelque peu obscur continue de nous entourer. Pourquoi ne pas l’embrasser ? Finie l’image trash de la fille gothique, elle a aujourd’hui une allure classieuse, des cheveux propres (si, si!) et du caractère à revendre. Une chronique par notre e-maquilleuse Romina Moniaci.

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Ce maquillage est destiné à celles qui ont toujours fantasmé les ambiances Burtoniennes sans jamais oser y succomber….
Les codes goth reviennent en force accompagnés de leurs amis crucifix, plate-forme shoes et regard noir.

Si vous voulez vous la jouer « Morticia » appliquez les conseils suivants.

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Le teint glacial
Rien de pire que d’avoir un teint bâclé avec un œil charbonneux. D’accord nous explorons notre côté sombre mais pas la peine de sombrer dans l’horreur. Mot d’ordre : soigner son teint (suivez ma chronique par ici, j’en parlerai dans un futur billet). Et pourquoi pas, essayer une nuance plus claire que votre carnation pour coller au thème ?

L’oeil mélancolique
Simple : un halo noir avec une touche de pourpre aux extrémités. Appliquez le noir sur la paupière mobiles en le dégradant tout autour de l’oeil. Attention de ne pas trop empiéter sur le coin interne de l’oeil, avec le noir, il vaut mieux y aller progressivement pour ne pas avoir un air abattu (on a dit « mélancolique », pas dépressif).

Le pourpre c’est la petite touche subtile qui fait la différence, placée au-dessus de la paupière mobile. L’important c’est de bien le fondre avec le noir. Crayon noir à l’intérieur de l’oeil et mascara seront l’apothéose de ce maquillage.

Les lèvres smoothy
Les lèvres doivent s’effacer au profit du regard et pour être en accord avec le teint, appliquez une touche de fond de teint sur vos lèvres.

Look romantisme blasé au rendez-vous,
Mystérieusement votre.

Par Romina Moniaci / Photo Leone Julitte

(Info Zut ! alors : Romi propose une offre St-Valentin valable jusqu’au 14/03 -> 20 euros pour un maquillage maison. Contactez la via Facebook.)

The KVB seront en concert le 16 février prochain à la galerie Stimultania à Strasbourg. Retrouvez toutes les infos sur Szenik.eu, c’est par ici.

Retrouvez toutes les chroniques de Romi, juste ici

Le by Zut alors dans la catégorie Maquillage, STRASBOURG, TENDANCES | 1 commentaire

DJ Premier, bienvenue à la légende !

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Le king du beat hip-hop à la sauce East Coast pose ses platines à la Laiterie de Strasbourg ce mardi 12 février. L’occasion de découvrir un des beatmakers les plus légendaires du rap made in US.

1987, Brooklyn. Après des études d’informatique, Chris Martin aka DJ Premier découvre le cœur de la culture hip-hop et la magie des boîtes à rythmes. Il y rencontre le MC Guru avec lequel il formera jusqu’en 2003 le célèbre groupe Gangstarr. Mêlant avec génie jazz et hip-hop, ils seront les pionniers du son East Coast dans les 90’s. Années après années, le duo enchaîne les tubes, signe la B.O. du film Mo’Better Blues : Jazz Thing de Spike Lee et marque les esprits avec leur hommage à Big L en 1999 : Full Clip.

Mais l’enfant de Houston sait aussi se la jouer perso et compose depuis toujours des instrus monumentaux pour les plus grands noms du rap. Mobb Deep, The Notorious B.I.G., Nas, Jay-Z, Kanye West, Mac Miller, ils sont nombreux à faire appel à la signature « Primo », synonyme de succès et reconnaissable entre toutes. Sa recette ? Des loops saccadés, des samples découpés de façon unique et de scratchs bien lourds. Simple mais efficace.

Consacré meilleur producteur de hip-hop de tous les temps par le magazine Rolling Stone, DJ Premier est une véritable pointure dans l’Histoire du rap. Il sera difficile de ne pas shaker notre booty sur ce son oldschool en cette froide nuit de février à Strasbourg. Pour réchauffer l’ambiance avant l’arrivée du mythe, la Laiterie fait confiance au Strasbourgeois DJ Swa, à Snowgoons (D) et Arsonists (US). See you there nigga !

Par Claire Tourdot

La Laiterie, 13 rue du Hohwald – 67000 Strasbourg
03 88 237 237

Ce mardi 12 février
DJ Swa : 20h00-21h00
Freestyle (Arsonists, Snowgoons) : 21h00-21h30
DJ Premier : 21h30

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