Demandez l’Impossible !

Alors que Zut ! se raccroche aux wagons de la modernité en s’incrustant sur le web, Michel Butel est de retour, vingt ans après la fin de L’Autre Journal, avec un nouveau projet de journal en vrai papier baptisé L’Impossible.

Jetez vos ordinateurs par la fenêtre et courrez chez votre marchand de journaux avant qu’il n’en reste plus (5 euros) !

Quant à moi, en attendant que quelqu’un se décide à m’offrir l’anthologie de L’Autre Journal publiée aux Arènes (29,80 euros), j’échappe quelques instants à Internet en feuilletant mes vieux numéros… Le papier n’a pas dit son dernier mot !

N°1 / décembre 1984

Impossible de me souvenir du jour où j’ai acheté le tout premier numéro de L’Autre Journal (25 francs), un journal fondé par Michel Butel, animé et écrit par des artistes, des écrivains, parfois des philosophes. Vingt-cinq ans plus tard, mon précieux exemplaire orné d’un superbe tigre en couverture n’a pas pris une ride et je le relis régulièrement avec un plaisir jamais démenti. Avec le temps, le carambolage poétique des mots et des images prend même une nouvelle saveur. Je redécouvre le récit d’une vengeance pashtou en Afghanistan, recueilli par François Missen au bord d’une piste. Une histoire d’hier et d’aujourd’hui.

N°1 / mai 1990

Le premier numéro de la nouvelle série de L’Autre Journal est une source de plaisir inépuisable (356 pages!). L’édito de Michel Butel donne le ton dès les premières lignes : « Dans le brouhaha des vies emmêlées, ou dans le bruissement d’un seul destin, ou bien ici, dans ces pages, nous entendons sans jamais les comprendre des mots qui nous fixent un rendez-vous. » La longue conversation entre Jacqueline Risset et Fellini est une merveille : « Interroger quelqu’un qui ne fait rien d’autre que jouer du matin au soir depuis qu’il est né, ca n’a pas de sens. »

N°5 / octobre 1990 / page 158

Au sommaire : « La philosophie du rock. Rodolphe Burger, du groupe Kat Onoma, un musicien qui aime les Stones et Heidegger. » Malheureusement quelqu’un (je me demande si c’est moi ?) a arraché les huit pages de l’article. Si quelqu’un pouvait me les retrouver…

N°9 / février 1991

Conclusion de l’éditorial de Michel Butel en pleine Guerre du Golfe : « Si nous ne savons pas préparer des paix qui mettent fin aux guerres contenues dans cette guerre, nous entrerons dans une nouvelle avant-guerre. Nous ne serons plus jamais en paix, nous entrerons dans l’interminable avant-guerre de la dernie`re guerre. Qui, elle, porte un nom singulier, l’apocalypse. »

N°11 / avril 1991 / page 54

Extrait de la chronique de Michel Cressole, « Une folle à sa fenêtre » : « Une folle ne peut regarder la télévision sans douter de sa propre existence. Elle est encore sous le charme de Ben Johnson renaissant et vaincu, enfoncé dans l’édredon du butoir qui amortit son soixante mètres en salle, quand le commentateur sportif de TF1 enchaîne : « Et maintenant voici la même épreuve, avec le charme en plus » (pour dire que c’est au tour des filles à se précipiter dans le butoir). »

N°19 / décembre 1991 / page 60

Un « beau faits divers » déniché par Delfeil de Ton : « A Séoul, une veuve vient de se voir attribuer des dommages par la Cour Suprême. Son mari, cadre commercial d’une grosse société, était mort à la suite d’une beuverie. La Cour a estimée que s’agissant d’une beuverie avec des clients dans l’intérêt de l’entreprise, la veuve avait droit à réparation. »

N°21 / février 1992 / page 29

Vu par Francis Marmande dans sa chronique «L’Adour fou » : « A la craie sur les murs de l’école publique de la rue Charles-Baudelaire, terrible comme une amorce de roman, douloureux comme la fin du Misanthrope, amer, dépité, vengeur : « Emilie aime tous les garçons. »

L’Autre Journal n’existe plus, n’existera plus jamais. Longue vie à L’Impossible !

 

Le by Philippe Schweyer dans la catégorie CULTURE, Livres, Revues | Commentaires fermés sur Demandez l’Impossible !

Strasbourg vs. Londres

Sarah Razafimino devant Traflagar Square à Londres

Strasbourgeoise expatriée à Londres, Sarah Razafimino étudie les médias et à la communication à l’université de Westminster. Attirée par la langue, elle survole la Manche et s’installe dans la cité de Big Ben après sa première année de droit. Elle nous parle de ces deux villes. Londres, Strasbourg, qui gagne ?

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Le by Cécile Becker dans la catégorie CULTURE, Rencontre | 1 commentaire

Hype et bio

Les espadrilles Les Jardins Parisiens

Mais non, la récente marque Les Jardins Parisiens (L.J.P pour les intimes) ne fait pas de capitalisme primaire… Les modèles crées par trois étudiants (Robert Khoury, Franck Amadou et Vincent Menahem) en économie à la Sorbonne seront aussi parfaits pour les jeunes strasbourgeois. Leur collection capsule, composée d’une série de T-Shirts, d’une écharpe d’été et d’une paire d’espadrilles de fabrication française est destinée à tous les garçons qui veulent juste être décontractés, chics et nonchalants ce printemps.

À shopper d’un clic sur le site green BEN & FAKTO (où on trouve aussi les slippers Maïproject et d’autres marques qui montent) qui dépoussière la mode éthique avec sa sélection trendy. Alors, à quand une Esperluette à Strasbourg ? C’est le joli nom, de leur boutique éphémère, provenant du fameux symbole qui relie Ben à Fakto… Et bien, on attend avec impatience de pouvoir vous la communiquer et en attendant n’oubliez pas qu’à chaque commande, 10% du montant total est consacré à un projet de micro-crédit. Qui a dit qu’être hype ne voulait pas dire aussi être responsable ?

Ben & Fakto
Les Jardins Parisiens

Le by Myriam Commot-Delon dans la catégorie Accessoires, Homme, Prêt-à-porter, TENDANCES | Laisser un commentaire  

Le cirque Cults

Le groupe Cults dans sa loge à la Laiterie ©Christophe Urbain

Ils étaient nos chouchous de l’été : nous ont fait frénétiquement danser, mais aussi doucement nous aimer… Le duo Cults revient dans la froideur de l’hiver, avec un nouveau clip tout feu tout flamme. Entre amour et violence, le clip de You Know What I Mean transmet l’énergie viscérale d’un des morceaux phares du premier album de Brian Oblivion et Madeline Follin. Une énergie que Zut ! avait eu la chance d’apprécier en rencontrant le duo et leurs musiciens lors de leur passage à la Laiterie le 2 novembre dernier.

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Le by Cécile Becker dans la catégorie CULTURE, Musique, Rencontre | Laisser un commentaire  

Post-it urbain

Les post-it urbain Hay

HAY s’impose définitivement comme la marque danoise à suivre absolument ! Leur stand remarqué au salon Maison & Objet était the place to be. On y a repéré l’accessoire indispensable du bureau trendy et urbain : Tower block, un bloc de post-it acidulé et graphique qui se décline en différentes hauteurs et couleurs. Les boîtes Hay

 

Il ne vous reste plus qu’à jouer l’accumulation, sans oublier de planquer tout ce qui n’est pas agréable à l’œil dans des boîtes de rangements de la même gamme pour créer un bureau stylé et visionnaire, qui évoque une perspective nouvelle de l’urbanisation.

 

Vite, un post-it pour noter le lien du nouveau site Zut !, histoire de ne pas oublier de nous rendre visite.

Le by Myriam Commot-Delon dans la catégorie Design, LIFESTYLE, Vie quotidienne | Laisser un commentaire