Ollaf, l’histoire du nain mulhousien

C’est la crise, même pour les jeux vidéos. En France on connaît bien sûr le géant Ubisoft avec des titres comme Rayman ou encore Just Dance mais peu de petits studios parviennent à sortir de l’ombre. Pourtant, certains créateurs freelance résistent à l’envahisseur. C’est le cas de François D’Orelli, 31 ans, jeune mulhousien passionné par le monde artistique et notamment l’illustration. Après avoir travaillé sur des projets de jeux vidéos peu fructueux, ce diplômé de l’école supérieure d’art de Mulhouse, a décidé de donner le jour à Ollaf. Ce courageux nain de jardin rouge devra livrer bataille à des hordes de monstres dans différents mondes afin de libérer Ollia, sa belle princesse. Avec ses faux airs de “Mario Bros” le jeux est très attrayant grâce à un « Game Play » riche et bien pensé…

Le petit plus ? Un graphisme soigné (école d’art oblige), un univers 2D coloré avec des personnages attachants et des monstres délirants. De nombreuses références en font un plaisir pour les gamers et une belle découverte pour tous.

Alors si vous êtes branché jeux vidéos (ou pas) et que vous rêvez d’incarner un nain de jardin, n’hésitez pas à aider François, en faisant des dons ici (http://fr.ulule.com/ollaf/) pour l’aider à finaliser ce beau projet.
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Par Roxane Ajerage & Aurélie Amblard

Ollaf, le jeu vidéo alsacien

Ollaf, le jeu vidéo alsacien a besoin de votre soutien

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie Art numérique, CULTURE, Geek, HAUT-RHIN | Laisser un commentaire  

Fauve et sensible

© Chill O'kubo

© Chill O’kubo

Il arrive que l’on perde espoir attendant impatiemment le rayon de soleil, la nouveauté, la bonne nouvelle, la bonne parole. Oserons-nous dire le messie ? Ce serait alors pour faire l’analogie avec cette fascination de Léonie Pernet pour la foi d’où elle puise une aura certaine. Nantis depuis quelques mois dans un élan de cold wave française, recroquevillés dans nos doudounes sous le froid hivernal, nous nous sommes laissés surprendre par la sensibilité et la fraîcheur de cette jeune artiste de génie.

On clique frénétiquement sur les liens des sites spécialisés, on laisse traîner une oreille distraite, on s’arrête, on like, on partage et puis on oublie. Cette fois, hors de question de passer à autre chose, trop d’interrogations, trop de références qui nous parlent derrière ce Mix Pour Tous reposté par Brain Magazine. Un mix mêlant le discours sublime de Christiane Taubira, ministre de la Justice devant l’Assemblée nationale, un pan de l’actualité enfin positif avec la ritournelle P.L.A de Robert Wyatt, le lunaire et simple Hey Moon de John Maus (dont on a prouvé notre amour indéfectible à plusieurs reprises sur ce même site), le Game & Performance de Deux repéré sur la compilation éditée par le label Born Bad Records Bippp French Synth Wave 1979-85 et une découverte riche en frissons du côté de Martial Canterel. Trop d’émotions.

Mais qui est-elle ? Elle qui en l’espace de quelques heures s’affiche sur les murs Facebook de tous, pour tous. On cherche des informations, on écoute le reste et un nom, non deux : Léonie Pernet, Yuksek. La jeune artiste a officié en tant que batteuse lumineuse et effrénée sur la tournée du pur sang de chez Savoir Faire, écurie qui a fini par la prendre sous son aile. La jeunesse fougueuse, elle s’est un peu perdue dans cette torture que peut être la musique devenue un sacerdoce. Une existence jalonnée d’erreurs mais aussi d’extases transformés en une sensibilité exacerbée dans ses compositions. Léonie Pernet est fauve, viscérale, mais profondément à l’écoute de ses doutes qui forment la base de ses sons mélodiques au piano ou bricolés sur ordinateur. Elle a la passion d’une musicologue (issue du Conservatoire), la verve d’une autodidacte et surtout, l’amour de la pop. Depuis sa tournée avec Yuksek, elle a cherché un peu de discipline du côté de Brooklyn, pour mieux revenir et trouver l’espace de liberté nécessaire à ses créations. Romanesque ? C’est le mot. Un aspect qui se retrouve dans une musique constamment au creux d’un virage : pop, hip-hop, classique, électronique. Elle ne se pose pas, gravite d’un Aphex Twin à un Philip Glass en passant par un NTM. Parce que la belle musique est aussi une musique qui va partout, qui ose, qui improvise, pas forcément fournie en intentions mais plutôt en sentiments.

La suite s’annonce belle. On n’en connaît pas encore la forme, mais une sortie, quelle qu’elle soit paraît nécessaire. On l’attend, avec impatience.

Léonie Pernet jouera en première partie de Gesaffelstein le 2 mai, à la Cigale.

Le by Cécile Becker dans la catégorie CULTURE, Musique | 1 commentaire

Le livre à venir

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Vous aussi, vous aimez lire au lit ? Allez faire un tour sur « Tout Mulhouse au lit », envoyez vos photos, et surtout, lisez Médiapop.

« La sensibilité est la monnaie de l’univers, de l’espace, de la grande nature qui nous permet d’acheter de la vie à l’état de matière première ! L’imagination est le véhicule de la sensibilité ! Transportés par l’imagination, nous atteignons la Vie, la vie elle-même qui est l’art absolu. », Yves Klein

Quel lecteur n’a pas chez lui, sur une table, au pied de son lit, une pile de livres à lire ?
Combien sont-ils à attendre la fin d’un livre pour aller en acheter un autre ?
D’où vient ce besoin de s’approvisionner ?
En réalité, le lecteur reste à la recherche de son propre état d’esprit, ces ouvrages en attente sont autant de phases, de désirs, qui demeurent et viendront, à point, faire écho.
En interrogeant leurs couvertures, c’est nous que nous sondons ; avoir plusieurs livres, genres, récits, c’est être multiple, ouvert, mais c’est aussi être à soi, dans sa plus stricte intimité.
Pouvoir choisir, quand on le désire, le reflet de nos pensées, c’est aussi être libre, se réaliser dans la lecture, et ces piles de « livres d’avance » sont notre existence à venir.
Le secret de notre besoin de livres, est moins dans l’envie d’évasion que dans le retour à soi, précisément au moment où celui-ci s’exprime ; finir un livre, c’est clore une émotion, c’est disparaître avec lui.
Ayez donc toujours ces livres à vos côtés, ils sont votre supplément d’âme.

« C’est dans le sombre feuillage du
sommeil que luit la peau mouillée,
la difficile florainson de la langue,
le réel, c’est le mot. », Eugenio de Antrade

Par Boris Manchot

Retrouvez toutes les chroniques littéraires ici.

Le by Zut alors dans la catégorie CULTURE, Livres | Laisser un commentaire  

Asaf, c’est évident !

Ovationné par la critique et le public avec le titre One Day, son nom résonne partout. Asaf Avidan arrive tel un véritable ovni vocal déguisé en créateur d’émois avec son quatrième album, Different Pulses sorti en janvier.

Asaf Avidan

© Dudi Hasson

Le natif de Jérusalem aura bel et bien fait parler de lui cette année. Contre son gré, peut-être, avec sa chanson One Day / Reckoning Song remixée par le DJ allemand Wankelmut. Résultat : Wunderbar ! Le titre se hisse en tête des charts de plusieurs pays européens. Le clip ? Tout le monde le connaît : une bande de jeunes s’éclate en boîte de nuit et finit la soirée au bord de la mer en tout bien tout honneur. Des chansons folk puisées du côté de la mélancolie et appuyées par une voix déroutante. Oui, Asaf Avidan, The Voice est bel et bien un homme, jeune Israélien de 32 ans, autrefois animateur de dessin animé. Larguée par sa copine, il trouve du réconfort en se mettant à la guitare et en déversant sa tristesse dans l’écriture de textes.

Après cette déception amoureuse sort son premier EP Now That You Are Leaving (2006). Six titres qui évoquent ses crève-cœur, acclamés par la critique. Sa voix parsemée d’aigus au goût de spleen peut rappeler Janis Joplin ou encore Amy Winehouse et ses balades envoûtantes hypnotisent. Accompagné ensuite par quatre musiciens, Asaf Avidan rayonne. Ensemble, ils s’appellent Asaf Avidan and the Mojos et sortent un album : The Reckoning, 15 morceaux mêlant rock, folk & blues. Un an plus tard, c’est la consécration, ils se voient remettre un disque de platine. Il s’agit de la plus grosse vente jamais réalisée en Israël par un label indépendant, Mazel Tov !

Asaf Avidan & The Mojos

Asaf Avidan & The Mojos

Leur second album Poor Boy/ Lucky Man sort en septembre 2009 et livre l’histoire d’un garçon né avec un trou à la place du cœur. Quoi de plus jovial ! Mais le groupe propose deux ouvertures offrant au public le choix de décider si le garçon est Poor ou Lucky.  À nouveau disque d’or, c’est aussi le commencement de l’export vers l’Europe. En avril 2011, l’album est certifié album du mois par la radio FIP ou encore le magazine allemand Eclipsed. Après avoir tourné avec Robert Plant, Ben Harper et Lou Reed, Asaf Avidan & the Mojos annoncent une « pause créative indéfinie » en juillet 2011. [L’équivalent d’une Beyoncé qui veut quitter les Destiny’s Child pour la jouer solo si vous préférez !]

Asaf Avidan a récemment signé un contrat avec la maison de disques Polydor. Voici le premier extrait de son 4ème album du même nom, Different Pulses sorti le 31 janvier dernier aux sonorités mêlant claviers, percussions et samples audacieux.

ASAF AVIDAN est actuellement en tournée européenne. Il sera le 12 avril 2013 au Festival des Artefact à la Laiterie.

Par Yassine Khelfa M’Sabah

Le by Zut alors dans la catégorie Clips, CULTURE, Musique | 2 commentaires

Good Horse or Not?

Difficile de vous faire un post chic & chevalin sur la collab’ entre CDG et Hermès sans renchérir sur les détournements de griffes qui font florès ces temps-ci ! De L.A à Paris, les détournements de logos ou à l’effigie de créateurs, s’affichent avec une insolence cool sur les tees et sweat-shirts, la base unisexe incontournable, de toute garde-robe qui se respecte en 2013.

Tout juste ce qu’il nous fallait pour nous sauver la mise et puncher notre garde-robe de fin d’hiver, qui s’ennuie, mais qui s’ennuie !

Brian Lichtenberg Printemps 2013

Brian Lichtenberg, printemps 2013

Sweat-shirt Homiès, BLTEES, 98,00 $
www.shopbrianlichtenberg.com

The Cut Comme des Fuckdowns

T-shirt Comme des Fuckdown, SSUR, 35,00 $
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Et pour tous les traumatisés de SAINT LAURENT, sans Yves, la Slimane mania, printée sur coton, est aussi une bonne manière d’afficher son camp. Mais que tous les “Hedi non” en recherche d’autres mentors se rassurent, il y a aussi des Tisci shirt, des Gaultier shirt ou Margiela, Mlle Agnès, Rykiel, Castelbajac, Ana Dell Russo, Gareth Pugh, Giles Deacon…

ZUT_WEB_AintLaurent_detoure_blanc

T-shirt Ain’t Laurent, WHAT ABOUT YVES, 42,00 $
www.whataboutyves.com

 

Maison de Seine, t-shirt Hedi Slimane

T-shirt Hedi, MAISON DE SEINE, 50,00 €
www.maisonseine.com

Le by Myriam Commot-Delon dans la catégorie Accessoires, MODE, Prêt-à-porter, Shopping, TENDANCES | Laisser un commentaire