La vie cachée des œuvres

Quelques semaines après la sortie d’Orsay, magnifique documentaire sur la réouverture d’un de nos musées les plus attachants, Arte Editions nous propose dans un coffret de trois DVD sa série de cinq films réalisés par Juliette Garcia et Stan Neumann,  La vie cachée des œuvres.

Choisir un peintre dans les collections du musée du Louvre, en l’occurrence Raphaël, Rembrandt, Poussin, Watteau et Vinci. Regrouper ses tableaux. Les retirer de leurs cadres, les poser sur un chevalet à hauteur de regard. Convoquer les plus grands spécialistes mondiaux  de l’artiste  afin qu’ils examinent ces œuvres sous toutes leurs coutures.  C’est en 2006 que le musée du Louvre tente l’aventure pour la première fois à l’occasion de deux journées d’étude consacrées à Rembrandt. Dégradation de pigments, repeints ou restaurations brutales, tout est passé au peigne fin par une équipe d’historiens, de conservateurs et de scientifiques, pour nous plonger dans une passionnante enquête collective où chacun va tenter d’élucider l’énigme de l’œuvre.

La vie cachée des œuvres en DVD
Cinq films de Juliette Garcia et Stan Neumann
Coproduction : Arte France, Musée du Louvre, Camera Lucida Productions (260 minutes)

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Souvenirs de Chicago…

La troupe Strasbourg-Chicago. ©Rob Majchrowski

Tout juste remis du jetlag, Mickaël Labbé nous raconte son voyage à Chicago dans le cadre du premier déplacement du festival Strasbourg-Chicago dans la ville de tous les possibles. Et Audrey Canalès de lui répondre, comme un ping-pong…

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La flamme de la soul music !

Ainsi donc, vous pleurez encore Amy Winehouse, Whitney Houston et Adele (oui, je sais bien qu’elle n’est pas morte). Ainsi, vous avez donc cette haute image de la soul music, mais votre horizon (et surtout votre vision) vous empêche de voir plus loin, d’où une affection profonde pour les fake. Et si vous découvriez ce qui fait l’essence même de la soul avec la magnifique intégrale des singles de Diana Ross et des Supremes sortie chez Hip’O Select, le label américain qui nous livre les meilleurs rééditions du blues et de la soul (souvenez-vous du récent coffret d’Etta James).

Dans ce coffret 3 CD qui sort à l’occasion du cinquantième anniversaire du célèbre girl trio, on trouve les hits intemporels de la diva de la soul music et de ses deux comparses, Baby Love, Stop! In the Name of Love, You Can’t Hurry Love, Love Child (on le constatera : que des titres en Love !), mais aussi des versions incroyables, allemandes ou italiennes (Wo Ist Unsere Liebe, traduction hilarante mais très peu motivée du hit Where Did Our Love Go). On retrouvera enfin les perles de la fin des sixties, moins formatées par Sieur Berry Gordy, ces subtils chefs d’œuvre psychédéliques de la fin des années 60 comme Reflection ou ces raretés co-signées avec les Temptations.

Bon, ceci dit, si la nostalgie des années 60 c’est pas votre truc et que vous vous trouvez en mal de vraie nouveauté, j’ai quelque chose qui devrait vous ravir : Nick Waterhouse. C’est un ami disquaire qui me l’a fait découvrir (oui, ça sert à ça, les amis ; heu… ça sert à ça aussi, les vrais disquaires !) et depuis je ne m’en lasse plus. Ce petit Californien, qui ne paie pas forcément de mine (quoique, avec ses binocles il nous rappellerait vaguement l’idole absolue Buddy Holly !), distille une soul-jazz comme on en rencontre peu : en connexion directe avec le vrai son 50’s. Ne cherchez pas à résister, vous êtes perdus : l’approche est à mille lieux du R&B moderne et oppose à la surenchère orchestrale et vocale une justesse. Les cuivres soulignent un sens du rythme imparable ; ils s’inscrivent dans une forme de sécheresse paradoxalement enthousiaste. On se souvient des premières tentatives d’Eli “Paperboy” Reed, tout comme on adore le son Daptone, les Lee Fields, Sharon Jones ou Charles Bradley ; l’ami Nick Waterhouse se situe dans la lignée de ces grands de la soul moderne, sans passéisme mais avec la volonté de maintenir vivante la flamme d’un genre éternel.

Diana Ross & The Supremes, 50th Anniversary, The Singles Collection (1961-69), Hip’O Select
Nick Waterhouse, Time’s All Gone, Il Records

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie CULTURE, Musique | Laisser un commentaire  

Psalm a secret song

Psalm a secret song

Psalm a secret song

L’obscurité est presque totale. Une voix chaude avec une pointe d’accent italien délivre des mots que l’on devine choisis avec beaucoup de soin tandis qu’une guitare électrique égraine les notes d’une mélodie qui nous échappe comme un souvenir enfoui. La voix et la guitare se croisent, puis se rejoignent. On aimerait qu’elles restent en phase le plus longtemps possible exactement comme quand il nous arrive de rouler à la même allure qu’un train qui finira fatalement par nous distancer. Après ce prélude magnifique, on n’ose rêver que la danse nous mènera encore plus loin. Pourtant la peur d’être déçu s’évanouit très vite. Au sol, quatre danseuses en sous-vêtements noirs sont allongées sur autant de tapis. On suit leurs mouvements plus ou moins simultanés comme si on avait l’œil rivé à un kaléidoscope géant. Quand la guitare s’emballe, que le son se fait plus strident, les quatre danseuses se mettent à tourner en courant de plus en plus vite. Elles se croisent, se dépassent, dans une course hypnotique parfaitement réglée. Leurs corps qui viennent se fracasser contre le mur, sont comme des morceaux de bois pris dans le ressac. Tout en faisant le plein d’images, on comprend que quelque chose d’une profondeur insoupçonnée est en train de se jouer sous nos yeux. La légèreté des courses, l’apparente facilité des mouvements, la beauté des mots qui ponctuent le spectacle, tout ça a un sens qui nous échappe. Submergé par tant de beauté, on devine que l’on gardera une trace profonde du mystère auquel on vient d’assister. En quittant la salle, on se sent terriblement maladroit, incapable de partager l’émotion qui nous a envahis et qui ne nous quitte pas.

Psalm a Secret Song de la chorégraphe Valeria Apicella (Cie 3.14) à la Filature de Mulhouse le vendredi 11 mai 2012 (et peut-être bientôt à Strasbourg ?).

Le by Philippe Schweyer dans la catégorie CULTURE, Danse | Laisser un commentaire  

Ô mon amour 2.0

« Une bande magnétique, un soupir lui échappe. Sur un écran géant, ses yeux se ferment ». Quoi de plus explicite que la chanson mythique de Taxi Girl pour inspirer le titre d’un film sur les rencontres amoureuses en ligne !

Actuellement dans les salles, Chercher le garçon, le premier long métrage de la réalisatrice Dorothée Sebbagh explore les codes de la séduction 2.0 dans un cadre joliment fantaisiste qui se confond parfois avec un documentaire édulcoré. Une sorte de Confessions intimes sur la toile où l’on suit l’itinéraire amoureux d’une trentenaire célibataire à la conquête du mâle. La convaincante Sophie Cattani (Tom Boy, Polisse) incarne à merveille cette ingénue à la naïveté presque touchante dans des saynètes drôlatiques aux déconvenues prévisibles. Une comédie résolument dans l’air du temps qui sent le vécu. De passage à Strasbourg, on a rencontré le duo. Elles nous parlent d’amour. Lire la suite

Le by Caroline Lévy dans la catégorie Cinéma, CULTURE | 1 commentaire