Z-U-Tape #3 : avril 2012

Nouveautés compulsives ou nuggets intemporelles, ou comment ne pas se découvrir d’un fil en avril.

Prinzhorn Dance School, I Want You

Je connais un disquaire à Strasbourg qui ne jure que par eux, au point d’écarter toute sortie qui ne serait pas à la hauteur de ce disque ! Il faut dire que ce duo signé chez DFA suscite l’addiction par sa sécheresse post-punk. À l’écoute, on a le sentiment de retourner en 1979 : étrange et fascinant !

Chairlift, Ghost Tonight

Oui, vous allez finir par savoir qu’on les aime, mais que dire ? Si ce n’est que leur album se révèle un peu plus à chaque fois, y compris ses moindres recoins. Allez, jusqu’à la 383ème éoute, et vous verrez de quoi je parle. D’ici là, en plus du hit Amanæmonisia, l’une des autres perles de l’album n’est autre que ce Ghost Tonight envoûtant.

Django Django, Storm

Comme Metronomy l’an passé, les Django Django s’annoncent comme l’un des groupes de l’année. L’album est sorti en janvier, mais il n’a pas livré tous ses secrets. Le dernier single en cours est une belle porte d’entrée pour la pop foutraque des dignes héritiers du Beta Band (le fait que certains membres des deux groupes soient frangins n’explique pas toutes les similitudes…).

Balthazar, Wire

Nos amis belges s’étaient fait discrets les derniers temps, et pourtant ils reviennent en force ! À l’avant-garde de cette nouvelle invasion, Balthazar, une vraie réussite aussi bien mélodique que rythmique. Vous en avez marre d’écouter Baxter Dury ? (et je vous comprends un peu) Et si vous jetiez une oreille à Balthazar ?

Alex Chilton, The EMI Song (Smile for me)

L’un des grands oubliés de l’histoire : star à 16 ans avec The Box Tops (souvenez-vous The Letter), génie absolue qui a officié au sein du groupe culte Big Star, Alex Chilton mériterait une reconnaissance à la hauteur de son talent. Pour l’attester, cette sélection extraite d’une compilation de chansons écrites en 1970. Chaudement recommandé…

Lee Fields & The Expressions, I Still Got It

Là, l’ensemble se réchauffe sacrément. Avec ce digne héritier de James Brown, le son est vintage, digne des plus belles pépites soul-funk 70’s. On succombe immanquablement à cette manière, intègre et noble, de signifier la force du désir. Ce titre, immense hit en puissance, n’offre qu’un aperçu de la magie de son dernier album. Au pilon, Adèle et toutes ses merdes pseudo soul, Lee Fields forever !

Wendy René, After Laughter (comes tears)

Magnifique Wendy René ! Artiste rhythm’n’blues trop rare qui a connu une carrière explosive au milieu des années 60, avec les Drapels puis en solo. Elle doit son pseudo à Otis Redding, et il se dit qu’elle aurait dû faire partie du vol tragique qui a coûté la vie à l’icône soul. Adulée par Alicia Keys, samplée par le Wu-Tang Clan, redécouvrons Wendy René !

Dennis Wilson, Lady (Falling in Love)

Révélée par une compilation de Phoenix, ce chef d’œuvre intimiste du batteur des Beach Boys anticipe le minimalisme pop 80’s. Quelle émotion, quelle fragilité ! Et si Lady (falling in love) était l’une des plus belles chansons d’amour jamais enregistrées ?

Cass McCombs, Robing Egg Blue

Une chanson tient parfois à peu de choses. En témoigne cette merveille pop qu’on doit à Cass McCombs : What is done is done, done, what’s done is done ! Ici, tout ce qui est à faire est fait, tout ce qui doit être dit est dit, rien de plus rien de moins ! Une révélation…

Kurt Vile, The Creature

Alors lui, on aime la moindre de ses publications. Ce single sorti comme le complément ultime de son chef d’œuvre de 2011 Smoke Ring For My Halo ne quitte plus notre iPhone, il traverse les mois et les saisons sans qu’on ne puisse s’en lasser. Si vous ne connaissez pas encore, profitez-en !

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie CULTURE, Musique

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