Z-U-Tape août 2012

Nouveautés compulsives ou nuggets intemporelles, ou comment aborder la torpeur du mois d’août (avec un peu d’avance sur le calendrier).

The Flaming Lips w/ Tame Impala, Children of the Moon

Wayne Coyne poursuit avec sa petite troupe son petit bonhomme de chemin, loin des frasques du show business et surtout en totale liberté ! En témoigne un nouvel album qui sollicite bon nombre de featurings, dont certains franchement étonnants. Ici, nulle surprise : Flaming Lips + Tame Impala = le même combat autour des mêmes préoccupations psychédéliques pour un même résultat brillantissime. Children of the Moon, titre phare d’un été lunaire…

Tame Impala, Elephant

Comme une bonne nouvelle arrive rarement seule, la contribution de Tame Impala à l’album des Lips précède la sortie d’un nouvel album le 8 octobre, Lonerism, avec sa pochette parisienne (une photo prise au Jardin des Plantes, semble-t-il). On le sait, quelques uns de nos rédacteurs les verront en concert à Londres, les veinards ! (on guette le compte-rendu…) Pour les autres, il ne reste qu’à attendre à l’écoute des singles qui précèdent la sortie de ce qui s’annonce comme un nouveau chef d’œuvre ! Au passage, Elephant, hommage indirect à l’Effervescing Elephant de Syd Barrett ?

Here We Go Magic, Make up your mind

Figure attachante de la pop américaine, Luke Temple atteint un nouveau palier avec cet album produit par Nigel Godrich : au final, on obtient un objet hors temps, loin des nouvelles conventions de la pop made in Brooklyn. À mi-chemin entre les Talking Heads (dans une version moins ostensiblement rythmée) et les merveilleux Feelies, Here We Go Magic s’annonce comme une formation culte. Il paraît que Thom Yorke est fan, ça tombe bien, nous aussi !

Citizens!, Caroline

Après Caroline No des Beach Boys ou Caroline Says de Lou Reed, voici à nouveau le prénom de Caroline à l’honneur dans une chanson. Les Citizens! ont leur Caroline, nous, nous avons également la nôtre. Un petit clin d’œil à notre Caroline chérie avec cette très belle ritournelle pop !

Hot Chip, Motion Sickness

Décidément, ça fait longtemps qu’on a cessé de résister à quoi que ce soit qui puisse provenir d’Hot Chip. Et pourquoi le ferait-on d’ailleurs ? Qui, depuis New Order, a su aussi bien mêler les aspirations post-punk et la culture électronique britannique ? Personne sans doute. On l’attend depuis longtemps, mais le succès planétaire devrait enfin couronner un tel brio…

Dirty Projectors, Gun Has No Trigger

De toute la clique des praticiens d’une pop conceptuelle – dont on se méfie d’ailleurs de l’esbrouffe, on pense notamment aux Animal Collective et consorts –, Dirty Projectors semble le seul en capacité à sortir son épingle du jeu. Dave Longstreth et ses acolytes savent autant parler au corps qu’à l’esprit et placer un groove très appréciable dans l’un des morceaux phares de leur dernier album.

Charles Bradley, The Golden Rule

Attention, voilà un sommet. Le morceau n’est pas récent, mais il continue de faire son effet auprès de qui le découvre (n’est-ce pas Jérôme ?) : une véritable bombe soul-funk, qui porte la marque de l’écurie Daptone. Quand on lui a dit lors de son dernier passage à Strasbourg que le son de cette chanson nous rappelait les Temptations de Ball of Confusion (That’s What The World Is Today) avec des paroles également inspirées par Marvin Gaye, l’intéressé s’est fendu d’un “Yeah!” qui en disait long sur sa satisfaction.

The Temptations, Ball of Confusion (That’s What The World Is Today)

La tentation (sic!) était trop forte : on vient de mentionner ce morceau, et si vous ne connaissez pas cette pépite soul-funk psychédélique, c’est bien l’occasion de découvrir ce sommet de la musique noire américaine. Les paroles restent d’une actualité et d’une violence déconcertantes. Quarante après, la réponse se trouve sans doute dans The Golden Rule de Charles Bradley, et hop on remonte dans la liste d’un cran…

The Flirtations, Nothing But A Heartache

Autre pépite généralement révélée sur des compilations féminines, ce classique R&B garde tout de son groove d’origine : un must pour le dancefloor, et si après vous avez le sentiment que l’intro vous rappelle quelque chose de Gainsbourg, la coïncidence ne présente rien de fortuit. L’ami Serge avait sans doute ses grandes oreilles pointées du côté des États-Unis à ses moments d’infortune sentimentale.

The Rolling Stones, Wild Horses

Depuis quelques jours, on célèbre les 50 ans des débuts scéniques des Rolling Stones (dans leur version primitive toutefois) – nous y reviendrons. Parmi la foultitude de balades composées par les Glimmer Twins (jumeaux étincelants, Mick & Keith), on jettera une nouvelle oreille à Wild Horses, chef-d’œuvre folk-rock qu’on se repassera en boucle à l’occasion d’un été finissant, qui annonce le sublime été indien de la rentrée.

Le by Emmanuel Abela dans la catégorie CULTURE, Musique

3 En réponse à Z-U-Tape août 2012

  1. Mister x

    Caroline chérie! Non mais j’y crois pas!

    • Emmanuel Abela

      Hé oui, Mister X ! Un problème avec Martine Carole peut-être ?
      Au fait, sais-tu, Mister X, que tu es identifié !

  2. Mister x

    Vous me confondez avec Mister X… Moi je ne suis que Mister x avec un tout petit x…

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